Extraits d'une déclaration de Mme Claudie Haigneré, ministre déléguée aux affaires européennes, sur le projet de loi autorisant l'approbation de l'accord sur la coopération relative à la station spatiale internationale, à l'Assemblée nationale le 11 mai 2004. | vie-publique.fr | Discours publics

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Extraits d'une déclaration de Mme Claudie Haigneré, ministre déléguée aux affaires européennes, sur le projet de loi autorisant l'approbation de l'accord sur la coopération relative à la station spatiale internationale, à l'Assemblée nationale le 11 mai 2004.

Personnalité, fonction : HAIGNERE Claudie.

FRANCE. Ministre déléguée aux affaires européennes

Circonstances : Examen du projet de loi autorisant l'approbation de l'accord sur la coopération relative à la station spatiale internationale civile, Assemblée nationale le 11 mai 2004

ti : Voici un texte qui m'est cher et que je connais bien pour être la seule de cet hémicycle à avoir séjourné quelque temps à bord de cette station spatiale en 2001.

L'accord entre le Canada, les Etats membres de l'Agence spatiale européenne, le Japon, la Russie et les Etats-Unis sur la coopération relative à la Station spatiale internationale civile a été signé le 29 janvier 1998 à Washington.

La signature de cet accord par la France traduit la volonté de notre pays de s'associer au plus important programme spatial international de vol habité jamais entrepris, avec la construction, prévue à l'époque pour 2005, d'un complexe orbital dont on sait aujourd'hui les difficultés d'assemblage, liées à des accidents techniques qui ont conduit à des drames et à la perte d'êtres chers.

Un premier accord a été conclu en 1988 pour une coopération en matière de conception détaillée, de développement, d'exploitation et d'utilisation d'une station spatiale civile habitée en permanence. La chute de l'Union soviétique, la fin de la rivalité Est-Ouest en matière spatiale, l'implication de la France et de l'ensemble de l'Europe, ont conduit à sa renégociation en 1994.

Ce nouvel accord a permis de mettre en perspective des actions jusqu'en 2004. Aujourd'hui, la France doit être présente dans la politique spatiale, qu'il s'agisse de faire des expériences sur la microgravité ou d'explorer l'espace extra-véhiculaire. La participation européenne comprendra donc deux éléments essentiels : le module "Colombus", qui n'est pas encore à bord de la station, et un cargo permettant de transporter du fret et du matériel - ATV - qui devrait être lancé en 2005, et qui sera le seul moyen d'approvisionner cette Station spatiale internationale.

La ratification de cet accord est importante pour affirmer notre participation à la conquête et à l'exploration de l'espace, d'autant plus que les Etats-Unis ont des projets ambitieux et que des puissances étrangères émergentes prennent place dans ce domaine.

L'Europe, et en particulier la France, au vu du rôle qu'elle a joué, doit s'impliquer dans la construction de la Station spatiale internationale civile.

(¿)

Vous avez évoqué la contribution française de 685 millions au budget de l'Agence spatiale européenne mais je tiens à préciser que cette somme concerne l'ensemble des activités menées par la France dans le cadre de l'Agence.

Le débat sur les vols habités a parfois été très vif, en effet. Actuellement, nous n'avons aucune réponse définitive quant au devenir de la Station spatiale internationale. Vis-à-vis des Etats-Unis, la France, l'Europe veulent être à même de participer aux réflexions et aux négociations avec leur propre projet. Il importe de pouvoir tenir son rang.

Vous avez insisté enfin sur la coopération internationale. Les partenariats en vigueur, au-delà de l'exploration et de la conquête spatiales, sont stratégiques. Nous les voulons multilatéraux.

(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 mai 2004)

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