Interviews de M. Philippe Douste-Blazy, ministre de la santé et de la prtotection sociale, dans "Le Figaro" et sur France Inter le 21 juillet 2004, sur les dispositions du projet de loi relatif à l'assurance maladie, concernant notamment le redressement financier de l'assurance maladie et la confidentialité du dossier médical partagé. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interviews de M. Philippe Douste-Blazy, ministre de la santé et de la prtotection sociale, dans "Le Figaro" et sur France Inter le 21 juillet 2004, sur les dispositions du projet de loi relatif à l'assurance maladie, concernant notamment le redressement financier de l'assurance maladie et la confidentialité du dossier médical partagé.

Personnalité, fonction : DOUSTE BLAZY Philippe, ROGER Patrick, HUET Sophie.

FRANCE. Ministre de la santé et de la protection sociale

Circonstances : Adoption du projet de loi relatif à l'assurance maladie à l'Assemblée nationale le 20 juillet 2004

ti : Interview sur France Inter le 21 juillet 2004 :


P. Roger - Vrai sauvetage de l'assurance maladie ou seulement une bouée qui ne règle pas tout ? Le plan de P. Douste-Blazy a été adopté, hier, à l'Assemblée, il va aller maintenant au Sénat. Restera-t-il dans l'histoire ou au contraire, sera-t-il noyé dans la longue liste des plans décidés depuis 30 ans - 19 au total ! -, qui n'ont pas vraiment réussi à enrayer les déficits ? Pour 70 % des Français, la réforme était nécessaire, c'est fait. Sans bruit, dans la rue, un peu à l'Assemblée, débat-marathon de 16 jours, et un texte qui doit entrer en application normalement l'année prochaine.
Monsieur P. Douste-Blazy, vous êtes arrivé au Gouvernement le 30 mars, et trois mois et demi plus tard, succès : la deuxième grande réforme voulue et ainsi présentée par J.-P. Raffarin, a donc été adoptée. Quel est votre sentiment, ce matin ? Vraiment satisfait ou quelques regrets au passage ? L'UDF, par exemple, n'a pas été convaincue, elle ne vous a pas suivi, vous reprochant, je cite, "un manque de courage politique".

P. Douste-Blazy - "Mais la moitié du groupe UDF n'a pas voté contre, ce qui est déjà pas mal. Non, pour répondre à votre question, d'abord, il faut beaucoup d'humilité. Vous l'avez dit, cela fait 20 ans que l'on fait des plans pour redresser l'assurance maladie, cela fait 20 ans qu'ils fonctionnent un an et ensuite c'est fini. En fait, nous avons fait quelque chose de très différent. Nous avons fait ce que l'on appelle "une régulation médicalisée". Cela veut dire quoi ? En changeant les comportements des uns et des autres - des médecins, des professions de santé, mais aussi des usagers, les malades -, on peut changer pour longtemps des choses qui sont très importantes. Je prends un exemple : demain, on aura un dossier médical personnel, chacun d'entre nous. Chaque fois que l'on ira voir le médecin, chaque fois que l'on ira faire un acte de biologie, une prise de sang, chaque fois que l'on ira faire une scanner ou une radio, ce sera écrit dans le dossier médical. Sinon, on ne sera pas remboursé. Et donc, à partir de là, vous verrez, il y a beaucoup d'examens que l'on fait en double, en triple, qui sont souvent inutiles, et qui ne seront plus faits en double ou en triple. Nous allons aussi décider qu'il y a des bonnes pratiques médicales. Par exemple, lorsque quelqu'un a un cholestérol à 2,8 g, par exemple, bon, il y a tel traitement et tel régime. Mais ce n'est pas la peine de prendre le traitement qui coûte cent fois plus cher que le premier. Tout cela pourra se voir, s'évaluer. C'est la première fois que l'on pourra évaluer tout cela."

P. Roger - Alors cela c'est pour les économies, on va en reparler, mais il y a aussi parmi les reproches, et l'UDF en tête notamment, mais aussi à gauche, le report de la dette sur les générations futures, les enfants d'aujourd'hui en fait, puisque les déficits cumulés, on le rappelle, sont transférés à la CADES - la caisse qui assume et gère effectivement ces dettes - jusqu'en 2025, alors que, normalement, cette caisse devait disparaître, normalement, en 2014...

P. Douste-Blazy - "D'abord, soyons quand même très clairs : les socialistes, qui nous reprochent cela, ont fait exactement cela, eux, sous M. Jospin, puisque M. Jospin avait décidé en 1998, de repousser cela jusqu'en 2014. Je ne suis pas là pour faire de la politique politicienne, je suis là pour vous répondre. J'avais en effet un choix : ou nous augmentions les cotisations, l'équivalent de 5 milliards d'euros pas an..."

P. Roger - La CRDS...

P. Douste-Blazy - ... Oui, ce que l'on appelle la CRDS, en effet, ou alors, nous disions : cette réforme-là, celle que nous proposons, va fonctionner, elle va marcher, et la vraie faute morale aurait été de ne pas faire cette réforme. Et je vous signale d'ailleurs que cette réforme n'a pas été faite depuis dix ans en réalité. Donc, nous faisons cette réforme, justement, pour nos enfants et nos petits-enfants. Parce que, si cette réforme marche, alors vous n'aurez pas de déficit ensuite. J'ai préféré, nous avons préféré, le Premier ministre a décidé, de ne pas augmenter les impôts, les cotisations, les charges, parce que ce pays, la France, paie déjà le plus de prélèvements obligatoires en Europe. Donc, on a vu, là, que les socialistes, parce qu'il y avait un problème, avaient envie d'augmenter les impôts. D'ailleurs, j'ai entendu aussi qu'une partie de l'UDF voulait aussi augmenter les cotisations. Ce n'est pas ce que je crois. Je crois que l'on va gagner le pari et que l'on va gagner le pari pour nos enfants et nos petits-enfants, en changeant de comportement."

P. Roger - Mais la dette sera encore là !

P. Douste-Blazy - "La dette sera là, mais prenez l'exemple - vous parlez de la CADES tout à l'heure -, regardez, lorsque M. Jospin a décidé d'aller jusqu'en 2014, aujourd'hui, on sait déjà, en raison des taux d'intérêt, en raison de pas mal de choses techniques, nous savons aujourd'hui que, déjà, ça sera remboursé avec deux ans d'avance. Quelle sera la croissance dans dix ans ? Quels seront les taux d'intérêt dans cinq ans ? Je ne le sais pas. Donc, tout cela, c'est quelque chose d'hypothétique. Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, il faut que les Français nous suivent. Nous avons une méthode très simple : d'abord, on a partagé un constat, avec tous les partenaires sociaux. Plus de 150 heures de discussions avec X. Bertrand, auprès des syndicats. Ensuite, nous avons eu une négociation concertée. Ensuite, on a fait une pédagogie des propositions, on a expliqué aux Français que 23 000 euros parmi nous de déficit, ce n'était pas possible. Et qu'il fallait donc... On était devant une faillite, une vraie faillite de l'assurance maladie ! Et s'il y a une faillite de l'assurance maladie, que va-t-il se passer si nous ne faisons rien ? Ce seront les plus modestes qui ne pourront pas avoir une santé de qualité, c'est cela la médecine à deux vitesses. Et enfin, dernièrement, une détermination politique. Croyez-moi, nous sommes déterminés à mettre en place, maintenant, cette réforme, parce que la réforme commence maintenant pour moi. C'est maintenant que l'on va faire les circulaires, les arrêtés et que nous allons faire vraiment la loi sur le terrain."

P. Roger - Détermination, parce que les plus sceptiques doutent de l'efficacité, pas sur la partie recettes mais sur la partie économies pour un retour à l'équilibre en 2007.

P. Douste-Blazy - "Oui, alors, toute la discussion que nous avons eue, en effet, quand on a dit on augmente la CSG de 0,4 points pour les retraités, c'est vrai que c'est facile. On augmente la CSG sur les revenus et sur les jeux, on donne 1 euro par consultation, cela c'est très facile à décider, on l'a fait, cela va faire 5 à 6 milliards d'euros. Mais il y a tout le reste. C'est en effet là où il y a une discussion. Je suis persuadé que cela marchera. Pourquoi ? Parce que ce sont 10 milliards d'euros d'économies sur, justement, les comportements des uns et des autres. Vous savez, récemment, nous avons montré au ministère que 10 % des radios qui sont faites dans les hôpitaux ne sont pas lues en définitive, parce que c'est fait le dernier jour, parce qu'on ne la lit pas, parce que le malade s'en va ! Combien de fois des personnes ont-elles fait une radio pour être sûres qu'il n'y avait pas de fracture quand elles sont tombées dans la rue, dans une clinique privée ou dans un cabinet de radiologie, sont allées à l'hôpital, et la première chose que l'on fait, alors qu'elles montraient leur radio, on leur refait la radio ! C'est arrivé à tout le monde cela. Je crois donc que le dossier médical, qui sera partagé entre la médecine de ville et l'hôpital - car les médecins hospitaliers devront faire le dossier médical..."

P. Roger - On vous reproche de ne pas aller suffisamment loin, effectivement, pour les hôpitaux, pour la réorganisation des soins ?

P. Douste-Blazy - "Franchement, ce n'est pas vrai... Enfin, là où vous avez raison c'est que, l'assurance maladie, c'est le financeur unique, le malade est unique. Or il y a deux secteurs aujourd'hui : le secteur libéral, de ville, et le secteur hospitalier, qui sont deux secteurs qui ne parlent pas suffisamment."

P. Roger - 50 % des dépenses.

P. Douste-Blazy - "Oui, 50 % des dépenses sont hospitalières. Et donc, c'est la raison pour laquelle, ce dossier médical ne sera pas le dossier du docteur Untel, de telle clinique, de tel hôpital. C'est votre dossier ou le mien, et il traversera l'hôpital, la médecine de ville ; tout le monde aura le même dossier me concernant ou vous concernant. Et cela, c'est un début extraordinaire. On arrête cette étanchéité entre les deux systèmes."

P. Roger - Justement, concernant ce dossier, il y a une question qui revient sans cesse : c'est ce suivi à la trace, et la confidentialité. Pouvez-vous rassurer justement ?

P. Douste-Blazy - "Oui, cela c'est le grand sujet. D'abord, c'est sur Internet que cela va se passer. Donc, sachez déjà qu'aujourd'hui, il y a 1,5 millions de personnes qui demandent quel est l'état de leur compte bancaire par Internet. Il y a déjà 1 million de personnes qui vont parler de leur impôt sur le revenu au niveau de la déclaration des impôts par l'intermédiaire d'Internet. Donc, tout cela pour vous dire que la confidentialité existe déjà. Nous avons, grâce d'ailleurs à certains députés - à M. Dubernard, à M. Bur, à Dionis du Séjour de l'UDF - beaucoup travaillé sur la confidentialité. Aujourd'hui, je peux vous dire que personne ne pourra rentrer sur votre dossier s'ils n'ont pas votre clé. Car vous allez avoir une clé personnelle. Votre propre médecin ne pourra pas rentrer dans votre dossier si à côté vous ne lui donnez pas votre clé personnelle. Nous avons mis en place tout un système de confidentialité."

P. Roger - Vous voulez vous attaquer aux fraudeurs également - la chasse aux abus et effectivement des arrêts maladie -, et puis la carte Vitale, on se souvient, vous l'avez montrée à la télévision. La carte Vitale avec photo c'est pour quand ?

P. Douste-Blazy - "Cet après-midi, je vais présenter la carte Vitale 2, qui ne sera en place qu'en 2006, puisque nous allons profiter du renouvellement global des cartes Vitale, pour donner une nouvelle carte Vitale. Cette carte Vitale, il y aura une photo, en effet, mais c'est important pour moi. Parce que je crois qu'une carte Vitale, c'est une carte d'identité de santé. Il est normal que quelqu'un qui va dans un hôpital montre la carte Vitale et soit ensuite opéré, traité, c'est normal. Mais je veux que la personne qui soit à l'entrée, le fonctionnaire à l'entrée - soit dans une clinique privée, soit dans un hôpital - puisse être sûre que celui qui est porteur de la carte, en soit bien le propriétaire."

P. Roger - Alors, l'assurance maladie, on va en reparler longuement tout à l'heure dans Radio Com. Autre question : maintenant, de fait, il y a le texte sur la décentralisation. Faut-il avoir recours au 49.3 ?

P. Douste-Blazy - "J'espère que l'on n'aura pas besoin du 49.3, dans la mesure où les députés vont évidemment discuter de ce débat. Vous savez, pour le président de l'agglomération de Toulouse, de 750 000 à 800 000 habitants, je crois que cette loi sur la décentralisation est fondamentale. On ne peut pas continuer avec un pays où tout, systématiquement tout, est décidé de Paris. Je suis persuadé que l'Etat doit être plus fort mais plus recentré. A l'inverse, il y a beaucoup de choses que le président d'agglomération de Toulouse peut faire qui, aujourd'hui, ne peut pas faire, parce que la loi ne le lui permet pas."

P. Roger - Et quelle est l'autre grande réforme que vous attendez, vous ? En tout cas, vous êtes au Gouvernement, quelle est la priorité, maintenant ?

P. Douste-Blazy - "Je pense qu'il va falloir que nous puissions, ensemble, déterminer quelle est la place du travail dans notre société. Quand on parle des 35 heures - il ne s'agit pas... bon la loi est de 35 heures. Ceux qui veulent travailler plus, me semble-t-il, et qui veulent gagner plus, pourraient le faire. A mon avis, c'est cela la liberté. Mais dans les 35 heures, ce n'est pas la loi des 35 heures qui pose problème, c'est la culture qui est derrière. Je suis persuadé qu'une nation, une grande nation, qui a envie de réussir, qui a une vision d'avenir, est obligée d'être composée de femmes et d'hommes qui ont envie aussi de se battre, non seulement pour eux, mais pour cette nation. Je reste persuadé que ce n'est pas - Madame Aubry disait à l'époque "on va pouvoir enfin flâner avec cette loi... Je suis d'accord pour qu'il y ait des loisirs, je suis aussi d'accord pour que l'on se réalise tous, en pleine dignité, dans le travail. C'est peut-être un peu ringard ce que je vous dis, mais j'y crois profondément pour mon pays."

P. Roger - C'est un programme d'un futur Premier ministre ?

P. Douste-Blazy - "Non, attendez. Il y a un Premier ministre, il est courageux, il est déterminé. Cette interview s'est très bien passée jusque-là, je ne comprends pas pourquoi vous me dites ça."

P. Roger - Vous pensez, quand même, parfois, à Matignon le matin, et puis à l'UMP aussi, où vous êtes quand même bien présent ?

P. Douste-Blazy - "Ni "en me rasant", ni en me douchant ! Non, enfin, franchement... Je viens aujourd'hui de terminer, avec X. Bertrand, ce projet de loi à l'Assemblée nationale. Je vais au Sénat, dès demain, nous allons avoir huit à dix jours de discussions avec les sénateurs. Et croyez-moi, les sénateurs, lorsqu'ils étudient un texte, ils l'étudient à fond. Donc, je me prépare pour cette discussion. Et puis ensuite, je travaillerai aussi à d'autres dossiers."


(Source : Premier ministre, Service d'information du Gouvernement, le 21 juillet 2004)

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Interview dans Le Figaro le 21 juillet 2004 :


Sophie Huet - Votre réforme repose sur la responsabilisation des médecins et des patients. N'est-ce pas un pari aléatoire, voire risqué ?

Philippe Douste-Blazy - C'est une réforme audacieuse, qui sera efficace. Elle a en effet le mérite d'associer l'ensemble des acteurs concernés. Afin de garantir les chances de succès, nous allons mettre en place avec Xavier Bertrand des outils qui vont modifier nos comportements tout en améliorant la qualité des soins. Il s'agit du dossier médical personnel, qui permettra aux médecins de mieux connaître le passé médical de leurs patients et d'éviter ainsi les examens inutiles. Il s'agit également du passage via le médecin traitant afin de mieux orienter les malades vers les spécialistes et de permettre un parcours de soins plus cohérent.

Sophie Huet - Le dossier médical personnel sera-t-il accompagné des garanties nécessaires à la confidentialité des données ?

Philippe Douste-Blazy - La protection des données du dossier médical personnel est au premier rang de nos préoccupations. Nous avions donc prévu dans le projet de loi des dispositions garantissant ce principe. Les députés ont renforcé la protection des données contenues dans ce dossier, notamment en interdisant l'accès à ces données par les organismes d'assurance complémentaires ou par la médecine du travail. Cela va dans le bon sens et je crois que tout est maintenant réuni pour garantir une totale confidentialité des données.

Sophie Huet - Pouvez-vous préciser la notion de "médecin traitant", qui figure parmi les principales dispositions du projet de loi ?

Philippe Douste-Blazy - Pour moi, le médecin traitant, c'est d'abord le médecin de famille. Celui en qui vous avez confiance, parce que vous l'avez choisi librement, parce que vous y avez recours depuis longtemps. Plus précisément, ce médecin traitant pourra être un généraliste ou un spécialiste, exercer en ville ou à l'hôpital. Dans la très grande majorité des cas, le médecin traitant sera le médecin généraliste, car c'est dans la logique de notre système de santé. Mais certains patients, notamment ceux atteints de maladies chroniques, peuvent vouloir choisir comme médecin traitant leur spécialiste.

Sophie Huet - La gauche vous a accusé de vouloir, à terme, confier la médecine au secteur privé à travers les complémentaires, et donc d'instaurer une médecine à deux vitesses. Que lui répondez-vous ?

Philippe Douste-Blazy - La médecine à deux vitesses, c'est en restant immobile, comme les socialistes pendant cinq ans, que nous l'aurons. Pendant tout le débat, l'opposition s'est attachée à critiquer voire à caricaturer le rôle des complémentaires. Ce n'est pas ma conception car j'ai le sentiment que ces organismes peuvent contribuer à améliorer l'accès aux soins par la couverture qu'ils proposent. J'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi l'opposition ne cesse de diaboliser les mutuelles et les autres organismes complémentaires.

Sophie Huet - Le futur directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) aura-t-il tous les pouvoirs ?

Philippe Douste-Blazy - Nous voulons pour l'assurance maladie un exécutif fort, ce "pilote dans l'avion" qu'a évoqué le président de la République. C'est le coeur de la nouvelle gouvernance. Le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie avait souligné les défauts d'organisation actuelle. Faute de responsables clairement identifiés, nous devenions tous coupables. Nous avons souhaité, avec Xavier Bertrand, y remédier. Bien évidemment, il est tout à fait inexact de dire que le directeur de l'Uncam aurait tous les pouvoirs. Il appartiendra aux membres des futurs conseils de la Cnam, notamment les partenaires sociaux, de définir les orientations dans lesquelles s'inscrira l'action de ce directeur. Il aura certes des responsabilités opérationnelles plus importantes qu'aujourd'hui, mais bien dans le cadre de ces orientations. L'assurance maladie a devant elle des chantiers considérables. Elle a besoin d'une direction responsable et efficace.

Sophie Huet - Serez-vous candidat à la présidence de l'UMP ?

Philippe Douste-Blazy - En tant que cofondateur avec Alain Juppé, Jean-Claude Gaudin et de nombreux autres, je suis très attaché à l'UMP et aux militants avec lesquels j'ai beaucoup travaillé depuis deux ans partout en France. Ce qui m'importe aujourd'hui, c'est que ma conception de l'action politique et de la conduite des réformes soit prise en compte. Aujourd'hui, une réforme réussie doit reposer sur des solutions équitables et donc acceptables par l'ensemble de nos concitoyens. Pour le moment, je suis dans l'action au service de la santé et de la protection sociale de tous les Français. Je me prononcerai quand la réforme de l'assurance maladie sera sur les rails après avoir été votée à l'Assemblée nationale et au Sénat.

(source http://www.u-m-p.org, le 21 juillet 2004)

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