Interview de M. Christian Jacob, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation, dans "Le Parisien" du 6 juin 2004, sur le plan de lutte contre les accidents domestiques. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Christian Jacob, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation, dans "Le Parisien" du 6 juin 2004, sur le plan de lutte contre les accidents domestiques.

Personnalité, fonction : JACOB Christian.

FRANCE. Ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation

ti : Plan de lutte contre les accidents de la vie courante


Q - Quelle sera l'idée qui conduira votre plan ?

R - La priorité sera d'améliorer l'information du consommateur. Si, en France, les chiffres des accidents de la vie courante sont plus importants que dans les autres pays, c'est que la prévention n'est pas suffisante. L'objectif est de se rapprocher le plus près possible des enfants et des parents et d'utiliser les supports les plus visibles comme les sets de table que l'on trouve dans les fast-foods. L'idée serait d'y inscrire des conseils pratiques et d'y rappeler les gestes qui sauvent. Comme pour les guides de sécurité distribués dans les magasins de bricolage, il s'agit de toucher le plus grand nombre.

Q - Y a t-il un public plus particulièrement concerné ?

R - Les personnes âgées font partie des catégories les plus exposées à ces risques car elles vivent souvent isolées dans des habitats qui les exposent au danger. C'est notamment vrai pour les incendies domestiques. C'est pourquoi nous envisageons par exemple d'encourager l'installation à leur domicile de détecteurs de fumée. En France, ces équipement manquent cruellement alors qu'ils sont efficaces et peu coûteux. Cela se fera en concertation avec les professionnels.

Q - Les enfants sont aussi souvent victimes de ces accidents ?

R - On est là dans un domaine où les fabricants sont déjà sensibilisés au problème. Je compte m'appuyer sur leur expertise pour améliorer les produits qui concernent les plus jeunes. Je pense notamment à l'observatoire des enfants mis en place par un grand professionnel du jouet qui test ses produits en situation pour vérifier leur sécurité. Cette démarche vaudra pour le matériel de puériculture ou les équipements de cuisine. Cette pièce reste à haut risque pour les enfants. Une chose est sûre, ces accidents ne sont pas une fatalité et les moyens existent pour les diminuer. C'est l'enjeu des premières propositions que je présenterai à la rentrée.



(Source http://www.pme.gouv.fr, le 11 octobre 2004)

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