Interview de M. Christian Jacob, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation, dans "Sud Ouest" le 21 septembre 2004, sur la baisse des prix dans les grandes surfaces, la promotion de l'apprentissage, l'aide publique au développement des entreprises. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Christian Jacob, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation, dans "Sud Ouest" le 21 septembre 2004, sur la baisse des prix dans les grandes surfaces, la promotion de l'apprentissage, l'aide publique au développement des entreprises.

Personnalité, fonction : JACOB Christian, BONDT Frank de.

FRANCE. Ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation

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Q - L'accord passé, sous la pression du Gouvernement, entre la grande distribution et les producteurs sur une baisse des prix n'est pas très visible pour le consommateur...

R - Il faut se féliciter d'avoir obtenu un accord et le gouvernement fait tout pour que les grandes enseignes, les grandes marques fassent de réels efforts en faveur des consommateurs. Ce que veulent les consommateurs, c'est y voir clair, c'est la vérité, la transparence sur les prix, sur les marges et sur la qualité des produits. Les gens sont prêts à payer pour de la qualité.

Q - Les petits producteurs ne sont-ils pas les principales victimes d'un tel accord qui permet à la distribution de se donner le beau rôle ?

R - Ils le seraient si on revenait sur les principes de la loi Galland et en particulier sur le seuil de revente à perte. Quand une grande surface achète 100 à un producteur, elle ne doit pas pouvoir revendre 98 au consommateur. Ce serait du dumping, ce serait fatal aux petits producteurs qui seraient soumis aux pressions à la baisse des grands distributeurs (marges arrières, délai de paiement, opérations promotionnelles, rabais, ristournes, remises). Le Premier Ministre l'a rappelé dimanche soir à la télévision. Il faut garantir l'équilibre entre le secteur de la production et celui de la distribution et, donc, maintenir la loi Galland.

Q - Le Gouvernement entend promouvoir l'apprentissage. Comment convaincre aujourd'hui les jeunes de s'orienter dans cette direction ?

R - Les jeunes ne connaissent pas assez tous les débouchés que leur offre l'apprentissage. Cela va du CAP au niveau d'ingénieur et plus de 80 % trouvent un emploi stable immédiatement après leur formation, c'est le meilleur taux de placement de toutes les formations. C'est pour cela que j'ai mis en place au printemps un groupe de travail sur l'apprentissage dont les propositions vont être mises en ¿uvre dans le cadre du plan de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo. Le gouvernement entend tout faire pour moderniser et rendre plus séduisante la filière de l'apprentissage qui est une voie formidable d'accès à un métier.

Q - Quels sont les objectifs du projet de loi sur les petites entreprises que vous préparez ?

R - Grâce à l'action du gouvernement depuis deux ans, la création d'entreprise est en plein essor en France : + 20 % au cours des 12 derniers mois (juil 03 - juil 04) La loi entreprise que je vais présenter a pour objectif de soutenir et d'aider les entreprises à se développer et à passer le cap toujours délicat des cinq premières années mais aussi de faciliter les transmissions (plus de 500 000 devront changer de main dans les dix prochaines années.) Il y aura donc des mesures très concrètes et très attendues par les chefs d'entreprises, en particulier une assurance perte d'activité pour le chef d'entreprise et un système de protection sociale (assurance maladie, retraite) pour le conjoint collaborateur, et des facilités d'accès au financement.



(Source http://www.pme.gouv.fr, le 11 octobre 2004)

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