Interview de M. Xavier Darcos, ministre délégué à la coopération, au développement et à la francophonie, avec "Le Journal du dimanche" le 28 novembre 2004, sur l'incidence de la crise en Côte d'Ivoire sur les travaux du dixième Sommet de la francophonie, à Ouagadougou (Burkina Faso). | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Xavier Darcos, ministre délégué à la coopération, au développement et à la francophonie, avec "Le Journal du dimanche" le 28 novembre 2004, sur l'incidence de la crise en Côte d'Ivoire sur les travaux du dixième Sommet de la francophonie, à Ouagadougou (Burkina Faso).

Personnalité, fonction : DARCOS Xavier.

FRANCE. Ministre délégué à la coopération, au développement et à la francophonie

Circonstances : Xe Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement ayant le français en partage, à Ouagadougou (Burkina Faso) du 25 au 27 novembre 2004

ti : Q - Les événements en Côte d'Ivoire n'ont-ils pas pollué le Sommet ?

R - Je ne le pense pas. Tous les grands sujets prévus ont été largement évoqués. Le financement du développement, le développement durable, la microfinance, la diversité culturelle, l'Etat de droit, les échanges universitaires, l'adhésion de nouveaux pays comme la Grèce et Andorre qui deviennent membres associés, ou la désignation d'autres pays - Arménie, Autriche, Croatie, Hongrie et Géorgie - comme observateurs : toutes ces questions ont été au centre de nos débats. La Côte d'Ivoire n'a malheureusement pas été la seule crise abordée : Haïti et le Moyen-Orient ont également fait l'objet de résolutions. Mais il est vrai que la Côte d'Ivoire préoccupe la communauté francophone et spécifiquement dans cette région de l'Afrique. Le Burkina Faso, pays voisin de la Côte d'Ivoire, est ainsi directement concerné par ce conflit.

Q - Une résolution a-t-elle été adoptée ?

R - En effet. La résolution va tout à fait dans le sens de ce que souhaite la communauté internationale, elle est conforme aux différentes résolutions de l'ONU : il n'y a pas d'autre solution en Côte d'Ivoire que de respecter les accords d'Accra : travail législatif au Sud, désarmement au Nord. Par ailleurs, la France n'a cessé de répéter qu'elle ne souhaitait pas se retrouver dans un face-à-face avec la Côte d'Ivoire. Elle lance donc un appel à l'ONU mais aussi aux Africains pour qu'ils participent, avec elle, à toute médiation.

Q - Rien que de très général, en somme ! A quoi sert ce genre de sommet ?

R - Il est très important que les chefs d'Etat des différents pays de la Francophonie se voient, se parlent, et qu'une doctrine partagée, commune à tous, se dessine. Face aux blocs - américain et bientôt chinois -, celui de la Francophonie doit se faire entendre. Plus nous sommes nombreux à défendre la diversité culturelle, plus nous agissons dans le même sens, mieux c'est. Ce sommet a permis de faire entendre une voix solidaire et différente.

(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 29 novembre 2004)

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