Communiqué de la Présidence de la République, à l'occasion de la réception des autorités religieuses au Palais de l'Elysée, Paris le 4 janvier 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué de la Présidence de la République, à l'occasion de la réception des autorités religieuses au Palais de l'Elysée, Paris le 4 janvier 2005.

Circonstances : Voeux des autorités religieuses, Paris le 4 janvier 2005

ti : A l'occasion des cérémonies de voeux, le Président de la République a reçu Monseigneur Jean-Marie Lustiger, Cardinal Archevêque de Paris, Joseph Sitruk, Grand Rabbin de France, Jean-Arnold de Clermont, Président de la Fédération Protestante de France, et Dalil Boubakeur, Recteur de la Mosquée de Paris et Président du Conseil Français du Culte Musulman.

Le Président s'est d'abord réjoui de cette rencontre traditionnelle qui témoigne du dialogue confiant qui existe dans notre pays entre l'État et les grandes religions. Il a souligné l'importance qu'il attachait à ce dialogue, les religions contribuant de façon décisive au " vivre ensemble ". Elles participent pleinement, a-t-il dit, au débat public dans lequel elles expriment un souci constant de justice, de paix et de solidarité.

Par ailleurs, alors que la France commémorera cette année le centenaire de la loi de 1905, le Président a rappelé son attachement profond à une conception ouverte et généreuse de la laïcité, gage de tolérance, de respect mutuel et de cohésion. Soucieux de voir préserver les équilibres hérités de notre histoire, il a rappelé son attachement à cette loi qui est au coeur du pacte républicain. Il a souligné qu'à ses yeux ce texte ne fait pas obstacle à ce que soient trouvées des solutions aux problèmes auxquels peuvent être confrontés les cultes aujourd'hui, en particulier le culte musulman. A cet égard, il a souhaité que l'année qui s'ouvre permette des progrès décisifs pour assurer, sur le sol national, une formation des imams.

Le Président s'est également réjoui que la loi sur les signes religieux ostensibles ait pu se mettre en place dans un esprit de dialogue et de responsabilité. Il a rappelé que ce texte n'était aucunement tourné contre les religions mais soucieux de préserver un équilibre acquis de longue date.

Enfin, le Président de la République a redit sa détermination et celle du Gouvernement à s'opposer à toutes les manifestations d'intolérance et de rejet de l'autre. Il a rappelé que la liberté religieuse et la liberté de conscience étaient au coeur des valeurs de la République, permettant à chacun de vivre librement et en toute sécurité sa foi.


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