Déclaration de M. Alain Bocquet, président du Groupe des députés communistes et républicains de l'Assemblée nationale, demandant l'ouverture d'un débat à l'Assemblée nationale sur le "service public ferroviaire", à Paris le 6 décembre 2004. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Alain Bocquet, président du Groupe des députés communistes et républicains de l'Assemblée nationale, demandant l'ouverture d'un débat à l'Assemblée nationale sur le "service public ferroviaire", à Paris le 6 décembre 2004.

Personnalité, fonction : BOCQUET Alain.

FRANCE. PCF, président du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale

ti : La situation préoccupante du service public ferroviaire exige la tenue, au plus vite, d'un débat à l'Assemblée nationale sur la nécessaire relance du rail. Le Premier Ministre doit en prendre l'initiative. Après une première manifestation des cheminots pour l'emploi fin octobre, le mouvement de protestation contre la menace d'une privatisation de l'activité TGV, ce 6 décembre, témoigne de la profondeur d'un mécontentement dont les motivations dépassent la seule défense d'une profession.

D'ici à 2020, les transports terrestres verront leur trafic augmenter de 40 % pour les marchandises et de 60 % pour les voyageurs. Comment faire face à cette demande tout en garantissant à nos citoyens et à nos entreprises, sur l'ensemble du territoire, des acheminements et des déplacements sûrs, réguliers, de qualité, économes en énergie et respectueux de l'environnement ? La seule réponse du gouvernement et des directions de la SNCF et de RFF consiste à restreindre les capacités et le champ du service public ferroviaire tout en privilégiant la mise en concurrence et l'ouverture aux intérêts privés. La vente du secteur messagerie (SERNAM), la filialisation de branches d'activité à l'image de la création de iDTGV, le recours à la sous-traitance pour l'entretien des infrastructures ou l'approvisionnement, toutes ces orientations participent d'un démantèlement de l'entreprise nationale intégrée SNCF.

Parallèlement, le gouvernement poursuit une stratégie de retrait de l'Etat et de rigueur budgétaire qui se traduit par la disparition de 8.000 emplois à la SNCF entre 2002 et 2004. Pour l'usager, les conséquences sont négatives : pratiques tarifaires inégalitaires, accroissement de la part du réseau affectée par des ralentissements de circulation faute de maintenance suffisante. Quant aux régions, elles sont confrontées au chantage d'une réduction du trafic sur de grandes lignes Corail transversales. Devant une telle dégradation, il est urgent que la Représentation nationale puisse débattre et examiner d'autres choix pour donner au service public du rail une vigueur nouvelle.

(Source http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr, le 7 décembre 2004)

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