Déclaration de M. Christian Poncelet, Président du Sénat, sur la place des femmes dans l'entreprise et sur l'inégalité salariale, Paris le 24 janvier 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Poncelet, Président du Sénat, sur la place des femmes dans l'entreprise et sur l'inégalité salariale, Paris le 24 janvier 2005.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président;FRANCE. UMP

Circonstances : Dîner d'ouverture de la 3ème édition de la Semaine de l'Entrepreneur au Sénat le 24 janvier 2005

ti : Madame et Monsieur les ministres, (Nicole Ameline et Renaud Dutreil)
Monsieur le Président du Salon des entrepreneurs,
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Mes chers collègues,
Mesdames, Messieurs,
Et plus simplement chers amis,


Je vous souhaite à toutes et à tous la plus cordiale bienvenue dans les Salons de la Présidence du Sénat.

Cet après-midi, j'ai accueilli en présence de François Loos, ministre délégué au commerce extérieur, une vingtaine de chefs d'entreprises indiens avec leurs homologues français.

Nos amis indiens sont présents ce soir. Je tiens à les saluer, en notre nom à tous et à leur faire part de toute notre émotion, notre solidarité et notre amitié dans ces moments tragiques. Je me rends d'ailleurs en Inde dès la semaine prochaine.

Ce soir, je ne vais pas vous faire un long discours, rassurez-vous ! Je voudrais tout simplement vous dire ma joie et vous la faire partager.

Joie, en effet, parce que 2005 sera une année riche pour l'entreprise dans laquelle, on ne le répète pas assez, près de 25 millions de français se côtoient.

Une année riche pour l'entreprise, d'abord parce ce le projet de loi de développement de l'économie et des entreprises, présenté dans les semaines à venir, constitue une formidable opportunité. Ce texte doit tous nous mobiliser après la première étape de la loi sur l'initiative économique adoptée en 2003 et qui, aujourd'hui, porte ses fruits, notamment en matière de création d'entreprise.

Je suis donc particulièrement heureux, mon cher Renaud Dutreil que l'artisan de ce déclic, c'est-à-dire vous-même, ait accepté de représenter le Gouvernement à l'occasion de la huitième édition des Masters de la création d'entreprise.

L'ancien secrétaire d'Etat aux PME que vous avez été durant deux années et la réforme de la fonction publique, vrai défi entrepreneurial que vous conduisez, vous donne toute l'autorité et la légitimité pour dialoguer avec 500 chefs d'entreprise...

Vous pourrez, cher Renaud Dutreil, transmettre ainsi au Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin retenu au sommet franco-italien, de nouvelles propositions présentées par ces hommes et ces femmes d'entreprises qui sont confrontés chaque jour à la réalité économique.

Une année riche pour l'entreprise, ensuite, car nous fêtons le soixantième anniversaire du premier vote des Françaises voulu par le Général de Gaulle, lors des élections municipales et cantonales des 29 avril et 13 mai 1945.

J'organise d'ailleurs à cette occasion, le 7 mars prochain, les premiers Etats généraux des femmes maires, M.A.I.R.E.S, pour traiter de la condition féminine à l'épreuve des responsabilités électives.

Rappelons-nous que durant les deux guerres mondiales qui ont secoué le vingtième siècle, l'économie de la France a été tenue à bout de bras par les femmes.

Elles ont été ainsi très tôt mises à l'épreuve dans l'entreprise. Aujourd'hui, les femmes occupent peu à peu la place légitime qui leur revient au sein des entreprises. Néanmoins, face aux inégalités de tous ordres qui demeurent, cette année 2005 devrait nous permettre d'y mettre fin par une mobilisation générale.

Le Président de la République a d'ailleurs demandé que le Parlement se saisisse du problème de l'inégalité salariale.

Il est de votre devoir, femmes et hommes d'entreprises, de ne plus tolérer de telles pratiques et de vous inscrire résolument dans la modernité.

Année riche pour l'entreprise, enfin, parce que 2005 sera européenne. Vous savez mieux que quiconque l'importance de l'enjeu européen pour notre économie. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai souhaité, demain, à l'occasion des sixièmes " Rencontres sénatoriales de l'entreprise ", aborder la question de " l'entreprise, acteur ou victime de la mondialisation ? ".

Parce que nous sommes dans un environnement mondialisé, l'Europe constitue notre seul avenir.

Au-delà des passions fort légitimes, au-delà des imperfections indiscutables du Traité établissant une constitution pour l'Europe, vous devez, femmes et hommes d'entreprises nous aider à gagner ce combat européen.

Avant de conclure, je voudrais vous dire à quel point je suis heureux du partenariat avec le Salon des Entrepreneurs.

Ce partenariat fête aujourd'hui sa sixième année, c'est-à-dire la durée d'un mandat de sénateur, depuis que le Sénat s'est auto réformé. Mais un deuxième mandat est toujours possible...

Je voudrais, à cette occasion, saluer Alain Metternich et Xavier Kergall, Président et directeur général du Salon des entrepreneurs, ainsi qu'Alain Méar, mon Directeur du Cabinet et Philippe Roux Comoli, mon conseiller économique, ces travailleurs infatigables qui savent toujours aller de l'avant et qui ont suivi les préceptes du penseur indien Bagaouade-Guita qui écrivait :

" Ne te préoccupe que de l'acte, jamais de ses fruits. N'agis pas en vue du fruit de l'acte ; ne te laisse pas non plus séduire par l'inaction ".

C'est probablement la raison pour laquelle cette semaine de l'entrepreneur est une si grande réussite et qu'Arnaud Lagardère, présent parmi nous ce soir, a accepté cette année de la parrainer. Merci Cher Arnaud Lagardère...

Je vous remercie de votre attention et cède la parole à notre partenaire de la Semaine de l'entrepreneur, M. Alain Metternich, Président du Salon des entrepreneurs.

(Source http://www.senat.fr, le 1e février 2005)

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