Déclaration de M. Dominique Galouzeau de Villepin, ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, sur les menaces du terrorisme et la coopération policière internationale contre le bioterrorisme, à Lyon le 1er mars 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Dominique Galouzeau de Villepin, ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, sur les menaces du terrorisme et la coopération policière internationale contre le bioterrorisme, à Lyon le 1er mars 2005.

Personnalité, fonction : GALOUZEAU DE VILLEPIN Dominique.

FRANCE. Ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales

Circonstances : Première conférence internationale sur le thème "Prévenir le bio-terrorisme", organisée par Interpol, à Lyon les 1er et 2 mars 2005

ti : Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames, Messieurs

C'est un grand honneur pour moi de me trouver aujourd'hui parmi vous pour ouvrir cette première conférence mondiale sur la prévention du bio-terrorisme.

Depuis plusieurs années maintenant nous sommes confrontés au fléau du terrorisme : il cherche à déstabiliser nos sociétés et à opposer les peuples entre eux. Depuis le 11 septembre 2001, la communauté internationale s'est mobilisée : nous avons défini de nouvelles méthodes de coopération et développé nos capacités de renseignement.

Aujourd'hui une nouvelle étape est à franchir :
·- Les groupes terroristes cherchent à se doter d'armes de destruction massive : nous devons trouver des réponses adaptées;
·- Les groupes terroristes veulent diviser les peuples pour nous entraîner dans un choc des cultures : nous devons éviter ce piège ;
·- Les groupes terroristes se nourrissent de toutes les frustrations accumulées dans certaines régions du monde : nous devons trouver une réponse politique globale.

Le combat contre le terrorisme est un combat méthodique, un combat de longue haleine, un combat qui devra éviter de crisper les identités et d'aviver les plaies. Ce combat nous devons le mener avec une double exigence :
·- Une exigence de coopération, car aujourd'hui aucun pays seul ne peut faire face à la menace. Depuis plusieurs années Interpol nous montre la voie, avec 182 nationalités qui travaillent côte à côte contre le crime organisé et le terrorisme.
·- Une exigence de fidélité à nos principes démocratiques, car l'objectif des groupes terroristes c'est précisément de nous pousser à nous écarter des valeurs de l'Etat de droit.

Face à la menace bio-terroriste, nous devons redoubler d'efforts. Non seulement parce qu'elle fait peser sur nos sociétés des risques particulièrement odieux. Mais parce qu'elle pourrait constituer la prochaine étape de l'évolution du terrorisme. Vous connaissez mieux que quiconque la capacité des groupes terroristes à allier les méthodes les plus archaïques aux technologies les plus modernes. C'est pourquoi, plus encore que dans la lutte contre les formes classiques du terrorisme, nous devons faire preuve de responsabilité et mobiliser toutes les énergies.


1. Quel est l'état de la menace ?

Le niveau de la menace terroriste est aujourd'hui particulièrement élevé.

Il existe des territoires qui sont de véritables bases arrière pour les groupes terroristes. Après la Bosnie et l'Afghanistan, l'Irak risque de jouer ce rôle.

Il existe des filières d'acheminement de combattants vers ces camps d'entraînement, notamment en Europe et en France. Il y a quelques semaines, la Direction de la Surveillance du Territoire en a démantelé une, liée à une mosquée du XIXe arrondissement de Paris.

Enfin ces filières peuvent s'appuyer sur le développement d'une idéologie fondamentaliste. Aujourd'hui l'influence de l'islamisme radical, notamment autour de la mouvance salafiste, constitue une véritable menace. Entretenu par un discours fanatique, ce courant se nourrit du repli communautaire que l'on observe dans certains quartiers, en Ile-de-France et dans la région lyonnaise en particulier.

Cette chaîne opérationnelle offre aux terroristes la main d'oeuvre et les leviers d'action dont ils ont besoin. Elle est d'autant plus efficace qu'elle a pu s'organiser dans de nombreux pays. C'est pourquoi l'unité de la communauté internationale est aujourd'hui la clé du succès, si nous voulons anticiper et déjouer les pièges du terrorisme.


Pour combattre le terrorisme, il faut en comprendre le fonctionnement. Or une véritable révolution s'est opérée depuis le 11 septembre :
·* Première caractéristique, les terroristes sont peu nombreux. Mais de cette faiblesse apparente ils ont fait un atout : dispersés, ils sont plus difficiles à appréhender ; déracinés, ils n'en sont que plus mobiles.
·* Deuxième caractéristique, ils ont une capacité d'organisation globale. Après les coups portés contre Al Qaeda en Afghanistan, ils se sont recomposés en cellules autonomes, reliées les unes aux autres. L'adhésion à Al Qaeda y fonctionne essentiellement comme une franchise. Forts de cet éclatement, les groupes terroristes s'intègrent d'autant plus facilement dans les sociétés occidentales. Il n'y a donc pas aujourd'hui de grande organisation terroriste dont il suffirait de couper la tête, mais une nébuleuse de groupes autonomes et indépendants aux ramifications mouvantes. C'est pourquoi la lutte contre le terrorisme exige d'abord un travail minutieux de traque, pour remonter chaque filière et aller jusqu'au bout de chaque information.
·* Troisième caractéristique, c'est la continuité entre la sphère idéologique et la sphère opérationnelle, entre les prédicateurs et les poseurs de bombes. Le terrorisme contemporain repose sur une véritable division des tâches qui le rend d'autant plus difficile à appréhender. Les prêcheurs tiennent un discours de haine et de violence auquel les jeunes en déshérence peuvent être particulièrement sensibles. Les organisateurs contactent ces jeunes, les recrutent, leur fournissent des caches, des relais et des appuis financiers. Enfin les exécutants se chargent du regroupement des cellules et de la préparation des attentats. Contre chacun de ces maillons nous devons nous donner les moyens d'agir ; en particulier, nous ne pouvons tolérer que des individus instrumentalisent le message religieux pour appeler au jihad sur notre sol. C'est pourquoi j'ai demandé, au sein de mon Ministère, à la Direction des Renseignements Généraux de suivre avec une attention particulière les groupes fondamentalistes présents sur notre sol. Ne nous y trompons pas : de la pertinence de notre diagnostic, un diagnostic qui doit être constamment renouvelé, dépendra l'efficacité de notre réponse. Face à un fléau qui ne cesse de se transformer, il ne s'agit pas de gagner la bataille d'hier, mais bien celle de demain.
·* Dernière caractéristique, c'est l'opportunisme du terrorisme, qui se greffe sur toutes les plaies du monde. Il se nourrit du ressentiment et de la frustration, récupère toutes les causes, s'installe dans toutes les zones de non-droit et de guerre. Il démultiplie ainsi son influence, tout en se dotant d'une légitimité. Nous l'avons vu en Afghanistan au début des années 80, avec le soutien de combattants arabes à la lutte du peuple afghan contre l'envahisseur russe. Nous l'avons vu également en Tchétchénie, où les terroristes d'Al Qaeda ont su tirer profit de la dimension religieuse de la guerre. Aujourd'hui c'est en Iraq que la plupart des groupes terroristes sont venus s'installer, profitant de la porosité des frontières, du chaos et de l'affrontement entre plusieurs factions. Les attentats succèdent aux enlèvements, qu'ils soient le fait des partisans baasistes, des nationalistes combattant la présence étrangère sur leur sol ou d'islamistes étrangers comme le jordanien Al-Zarqaoui.


Dans ce contexte, le bio-terrorisme constitue une menace spécifique particulièrement préoccupante.

Nous avons connu ces dernières années des exemples d'attentats chimiques et biologiques :
Au Japon, avec l'attentat commis à Tokyo par la secte Aum, le 20 mars 1995 : la dispersion d'un gaz innervant, le gaz sarin, dans le métro de la capitale japonaise, à une heure de pointe, avait entraîné la mort de 12 personnes et intoxiqué plus de 5000 autres.
Aux Etats-Unis une vague de lettres piégées contenant du bacille de charbon a provoqué une véritable psychose, quelques semaines seulement après les attentats du 11 septembre. 5 personnes avaient trouvé la mort et 23 avaient été contaminées. Souvenons-nous que des lettres suspectes avaient à l'époque été envoyées en France, soulignant ainsi la dimension mimétique de cette menace.

Aujourd'hui nous savons que certains groupes terroristes ont tenté de mettre la main sur des agents chimiques ou biologiques. La menace doit donc être prise au sérieux.

En France nous savons que certains groupes ont tenté d'accéder à des agents chimiques. C'est ce qu'a prouvé le démantèlement, en décembre 2002 de la cellule dite de Romainville-La Courneuve, qui projetait des attentats à base de gaz cyanurés.

Certaines cellules d'Al Qaeda se sont entraînées en Afghanistan à la maîtrise et à l'utilisation d'agents biologiques, en particulier le charbon, la ricine et la toxine botulique. Plus récemment, après la chute du régime Taliban, ces groupes ont poursuivi des expériences dans les gorges de Pankissi, territoire géorgien limitrophe de la Tchétchénie.

Le faible coût des agents pathogènes, la facilité d'accès à certaines souches, l'effet de masse que produirait un tel attentat dans un pays occidental font de l'arme biologique un élément attractif pour les groupes terroristes.

Il est donc indispensable de renforcer encore notre protection face à l'éventualité d'une frappe de ce type, même si la dispersion des agents biologiques constitue un obstacle technique majeur.


2. La France doit rester mobilisée, à la fois face à la menace globale du terrorisme, et face aux menaces spécifiques.

Je veux faire de la France un pays en pointe de la lutte anti-terroriste, en privilégiant deux approches : le renforcement du renseignement humain et le développement des nouvelles technologies. Car l'un ne va pas sans l'autre.

Pour cela j'entends d'abord renforcer la coordination des services de renseignement.

Dès mon arrivée, j'ai réactivé le Comité interministériel de lutte anti-terroriste, afin de décloisonner le travail des différents ministères concernés : dans le cas du bio-terrorisme c'est particulièrement important.

J'ai créé également le Comité du Renseignement Intérieur afin de mieux mobiliser et coordonner nos capacités de renseignement.

Pour améliorer la couverture territoriale des services de renseignement, j'ai demandé la création dans chaque région d'un pôle de lutte contre l'islamisme radical, sur le modèle du pôle qui fonctionne déjà en Ile-de-France. Des résultats très significatifs ont été obtenus : des individus appelant au jihad contre les pays occidentaux ont pu être interpellés et renvoyés dans leur pays d'origine ; des lieux de rassemblement d'islamistes radicaux ont été fermés ; la structure française du Groupe Islamique Combattant Marocain a été démantelée.

Je veux également moderniser nos outils : c'est pourquoi j'ai décidé la création d'un Centre des Technologies de la sécurité intérieure, afin de doter nos services des moyens techniques et scientifiques les plus modernes possibles. J'ai demandé à son directeur de développer en priorité des technologies de pointe pour le renseignement et l'investigation, notamment dans les domaines du traitement de l'image et du son, des moyens aériens de surveillance, et de la veille Internet.


Pour lutter efficacement contre le bio-terrorisme, notre pays peut s'appuyer sur le travail considérable réalisé depuis plusieurs années. La France a été l'un des premiers pays à prendre conscience de la menace biologique et à se doter des instruments pour y répondre : c'est le plan Biotox, qui permet d'associer les compétences de tous les ministères concernés -intérieur, défense, santé mais aussi agriculture pour la protection de la chaîne alimentaire, recherche pour la protection des laboratoires, transports pour la protection des réseaux. Les tâches de chacun ont été clairement définies, ainsi que l'articulation des responsabilités en cas de frappe imminente ou avérée.

Mais aujourd'hui nous devons aller plus loin et amplifier notre effort à tous les niveaux de la menace :

Le premier niveau c'est celui de la prévention, avec deux priorités.

D'abord renforcer le contrôle sur la détention et les mouvements des souches pathogènes et des toxines. Depuis le 31 juillet dernier, un arrêté précise les conditions d'un tel contrôle. Chacun doit faire preuve de responsabilité, en déclarant immédiatement tout vol ou détournement d'agents sensibles, et en renforçant les mesures de sécurité autour de chaque site.

Ensuite, nous devons améliorer notre système de veille et d'alerte. Nous devons être en mesure de réagir le plus en amont possible de la menace. Sous l'autorité du Premier Ministre et dans le cadre du plan Vigipirate, des mesures de surveillance et de protection ont été prises, notamment autour des réseaux d'eau potable, avec l'augmentation des taux de chloration. Mais je souhaite encore multiplier les contrôles, à la fois de l'eau et de la chaîne alimentaire.

Le deuxième niveau, c'est celui de l'intervention : plusieurs exercices à Paris, mais aussi dans d'autres grandes villes, ont permis de progresser dans la mise en place d'une chaîne d'intervention efficace et rapide, en cas de frappe chimique ou biologique. J'entends multiplier ces exercices dans les prochains mois, à Paris comme dans les grandes villes du pays, car c'est la meilleure façon de former nos forces de sécurité et de secours à l'éventualité d'une frappe.

Enfin, le troisième niveau c'est la réponse sanitaire : nous devons savoir à chaque moment quelles sont nos capacités de réaction :
·- Avec un recensement précis, par zone de défense, des établissements hospitaliers capables de faire face aux attentats NRBC ;
·- Avec un bilan constamment actualisé de disponibilité en médicaments, notamment les vaccins, et en personnel de santé ;
·- Avec des plans de réponse spécifiques, comme par exemple en cas d'épidémie de variole : nous savons aujourd'hui que la vaccination de la population pourrait être réalisée en deux semaines. Les préfets auraient dans ce cas la responsabilité de mobiliser les 4500 unités de vaccination dont nous disposons sur le territoire national. En ce qui concerne les maladies bactériennes, les autorités sanitaires disposent aujourd'hui d'un stock d'antibiotiques important.


3. Pour mieux protéger chacun de nos pays de la menace terroriste, la coopération à l'échelle européenne et internationale est un atout.

Face à des groupes terroristes qui se jouent des frontières, la coopération européenne est essentielle et la France veut en être l'un des moteurs.

En matière de renseignement d'abord, nous devons travailler de manière plus coordonnée.

Dans le cadre du G5 j'ai proposé que nous échangions systématiquement nos listes de jihadistes ayant fréquenté des camps d'entraînement. D'ores et déjà les Allemands nous ont donné 210 noms et nous leur en avons donné 150. Je retrouverai dans quelques jours mes quatre homologues à Grenade : ce sera l'occasion de faire le point sur ces échanges et de définir de nouveaux objectifs.

Cette évolution nous permettra, au niveau des 25 membres de l'Union aussi, de mieux travailler ensemble. C'est pourquoi il est si important de renforcer le rôle d'Europol, afin d'en faire le bras armé de l'Europe contre le terrorisme.

Au-delà du renseignement, nous devons mieux protéger l'espace Schengen.

Cela implique avant tout de sécuriser les frontières extérieures. Pour cela chacun doit apporter son énergie et son expérience aux pays qui sont en charge du contrôle de ces frontières. J'ai pu voir en Roumanie comment les policiers français prêtent main forte à leurs collègues roumains, afin de mieux contrôler cette entrée dans l'Union Européenne.

A l'intérieur de l'espace Schengen nous disposons d'outils extrêmement utiles pour accroître notre vigilance : les centres de coopération douanière et policière comme celui que j'ai visité récemment à Modane, les officiers de liaison, ou encore les patrouilles mixtes nous permettent de démultiplier nos capacités. Les visas biométriques, qui seront bientôt obligatoires, constitueront un instrument privilégié pour mieux contrôler la circulation à l'intérieur de l'espace Schengen.

Mais cette coopération doit aller au-delà de l'Europe : c'est tout le sens de l'Organisation Internationale de la Police criminelle. Votre présence aujourd'hui témoigne de l'adaptation constante d'Interpol à l'évolution des menaces. Je salue, à cet égard, l'initiative que vous avez prise il y a un an, de diffuser des notices d'alerte sur des armes, des objets, des lettres ou des colis piégés.


Face au risque de frappe biologique, la coopération constitue la meilleure protection. Ne nous y trompons pas : les terroristes exploiteront le moindre maillon faible, qu'il s'agisse du savoir faire de tel ou tel pays, de l'approvisionnement en matière sensible ou de l'acheminement des souches pathogènes.

C'est pourquoi je propose que nous avancions dans trois directions :

Dans la collecte du renseignement et des informations d'abord, pourquoi ne pas développer les échanges et créer une base de données commune ? Cette base pourrait comporter une cartographie des laboratoires sensibles, un réseau d'alerte pour les vols, les disparitions et les transactions suspectes de produits sensibles ainsi qu'une liste de groupes ou d'individus faisant l'objet d'une vigilance accrue, parce qu'ils ont tenté de s'approprier des agents sensibles.

En matière de prévention, deux mesures s'imposent :
Il faut sensibiliser davantage les sociétés de biotechnologie, les laboratoires de recherche publique ou privée, les hôpitaux, mais également les universités et les établissements d'enseignement secondaire aux risques du terrorisme.
Pour aller plus loin, les laboratoires P3 et P4 doivent faire l'objet d'une sécurisation accrue à tous les niveaux, du recrutement de stagiaires à la gestion et au transfert d'agents pathogènes ; de l'exploitation des systèmes d'information à l'accès des locaux situés en zone sensible. La communauté internationale doit impérativement se saisir de ce chantier. Sans aller jusqu'à créer un organe d'inspection à l'image de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique pour le nucléaire, nous pourrions envisager la mise en place d'un Centre de veille et de coordination. Cet organisme pourrait être rattaché à l'ONU et serait saisi pour toute commande de produit suspecte. Il travaillerait en étroite liaison avec l'OMS pour signaler tout risque de contamination.

Au niveau opérationnel, la priorité c'est de mutualiser nos informations sur les dispositifs d'alerte et de réaction.
Cela implique une meilleure coordination des plans type Biotox afin de pouvoir appuyer plus efficacement un pays voisin en cas de frappe : pourquoi ne pas imaginer par exemple un scénario européen de réaction à une frappe biologique ?
La mutualisation implique aussi que nous fassions le point sur les réserves de vaccins : chaque pays doit pouvoir connaître l'état des stocks de vaccins des pays les plus proches, afin de pouvoir faire appel à eux en cas d'alerte, avec des dispositifs et des itinéraires d'acheminement déterminés à l'avance.


Mesdames, Messieurs

Avant de vous laisser commencer enfin vos travaux, je voudrais vous faire part d'une conviction : la clé de notre succès dans la lutte contre le terrorisme est double.

C'est d'abord la lucidité : nous devons avoir conscience de la gravité de la menace qui pèse sur nous, et nous devons en informer nos concitoyens. C'est le sens de la base de données que me présentera François Heisbourg la semaine prochaine.

C'est ensuite notre détermination collective : celle des services de renseignement à poursuivre leur traque, celle des pouvoirs publics à protéger toujours mieux la société, celle des citoyens enfin à accroître leur vigilance afin de participer à leur sécurité.


Je vous remercie.



(Source http://www.interieur.gouv.fr, le 2 mars 2005)

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