Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, sur le sort de Mme Florence Aubenas, journaliste et de son guide, M. Hussein Hanoun Al-Saadi, retenus en otage en Irak, et sur le rôle du député M. Didier Julia, à Paris le 3 mars 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, sur le sort de Mme Florence Aubenas, journaliste et de son guide, M. Hussein Hanoun Al-Saadi, retenus en otage en Irak, et sur le rôle du député M. Didier Julia, à Paris le 3 mars 2005.

Personnalité, fonction : RAFFARIN Jean-Pierre.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Réunion avec les présidents de groupes parlementaires et les présidents de partis représentés au Parlement, suite à la diffusion d'une cassette de Florence Aubenas, envelée en Irak, demandant l'intervention du député Didier Julia

ti : Mesdames, Messieurs,


Je viens de présider une réunion en présence des Présidents de groupes Parlementaires et des Présidents de partis représentés au Parlement. J'ai tenu cette réunion après qu'un message audiovisuel de Florence AUBENAS ai touché, ému la nation entière. J'ai, comme tous les Françaises et tous les Français, été touché par ce message particulièrement émouvant qui nous fait craindre sur ses conditions aujourd'hui de captivité. Nous la savons en vie. Cela nous apporte une satisfaction. Nous craignons qu'elle ne soit pas dans des conditions de vie satisfaisante, c'est pour cela que nous sommes décidés à engager toute action pour sa libération rapide.

Florence AUBENAS a introduit dans le dossier le nom d'un parlementaire français. Je me devais de tenir compte de ce message. J'écoute Florence AUBENAS avec une grande attention et je souhaite vraiment qu'elle sache que quelque soient les circonstances de son message, qu'elle sache que nous sommes très attentifs à tout ce qu'elle exprime par sa voix, mais aussi par son image.

Les services ont donc entendu ce matin Monsieur JULIA pour connaître les informations qu'il pouvait apporter à ce dossier. Au moment où je vous parle et après avoir vu les premiers commentaires de cet entretien, je constate que, d'une part, il n'y a pas d'élément nouveau, concret, qui permette d'envisager une solution efficace. Deuxièmement, le parlementaire demande à agir de manière indépendante, avec ses propres moyens, en parallèle, ce qui est inacceptable.

Alors je veux d'abord dire aux ravisseurs, s'ils m'entendent, que la France demande la libération rapide de Florence AUBENAS et de Hussein HANOUN, nous voulons les revoir dans notre pays. Nous voulons revoir les personnes et aussi ce qu'elles représentent, cette liberté d'information et ce dévouement personnel à la cause de la démocratie. Nous voulons donc les revoir rapidement.

Si les ravisseurs veulent engager une discussion, qu'ils s'adressent aux seuls services officiels de la France. La France est mobilisée pour obtenir la libération de Florence AUBENAS et de Hussein HANOUN. Ce sont les services officiels français qui sont les seuls habilités à mener les contacts nécessaires. Il n'y a aucune diplomatie parallèle, aucune officine n'est autorisée à parler sur ce dossier, comme sur les autres, au nom de la France.

Et à tous ceux qui, en France ou en Irak, estiment avoir des informations utiles pour la libération des otages, je leur dis, adressez vous aux services officiels français, donnez nous des informations, je le dis à tous, comme je l'ai dit aux parlementaires concernés. Les portes des services français restent ouvertes à chaque instant, pour chaque information nouvelle nous sommes disponibles jour et nuit.

La France est mobilisée, le Gouvernement est mobilisé, je suis mobilisé pour la libération de Florence AUBENAS et Hussein HANOUN. Je souhaite que nous puissions, dans l'unité nationale, obtenir cette libération. J'ai constaté que tous les partis politiques sont aujourd'hui rassemblés derrière l'action du Gouvernement, action unifiée pour obtenir la libération de ceux aujourd'hui qui, en Irak, sont privés de leur liberté.


Je vous remercie.


(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 4 mars 2005)

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