Déclaration de M. Philippe Douste-Blazy, ministre des solidarités, de la santé et de la famille, sur la mise en oeuvre du volet "médecin traitant" de la réforme de l'assurance-maladie , Paris le 14 février 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Philippe Douste-Blazy, ministre des solidarités, de la santé et de la famille, sur la mise en oeuvre du volet "médecin traitant" de la réforme de l'assurance-maladie , Paris le 14 février 2005.

Personnalité, fonction : DOUSTE BLAZY Philippe.

FRANCE. Ministre des solidarités, de la santé et de la famille

ti : La réforme en pratique

Je suis très heureux avec Xavier Bertrand de faire un point sur la montée en charge du dispositif du médecin traitant, un peu plus d'un mois après l'envoi par l'assurance maladie des premiers formulaires.

On peut rappeler quelques points du calendrier :

- une loi réformant l'assurance maladie et créant le dispositif du médecin traitant qui a été publiée le 13 août 2004
- des nouvelles instances de l'assurance maladie opérationnelles depuis la fin du mois d'octobre 2004
- une convention médicale qui a commencée à être négociée à la fin du mois de novembre
- une convention signée le 12 janvier dernier

Personne n'a donc perdu la moindre minute pour que la réforme devienne très concrète pour les Français. Je pense notamment à l'assurance maladie et aux syndicats médicaux qui se sont engagés pleinement dans cette réforme.

Depuis début janvier, chaque assuré reçoit donc son formulaire grâce auquel il peut choisir son médecin traitant. Comme l'a expliqué le directeur général de la CNAMTS, l'envoi des formulaires se fait en plusieurs vagues en fonction des dates de naissance, pour faciliter la gestion du dispositif, pour les médecins comme pour l'assurance maladie

1. Un mois après l'envoi des premiers formulaires, un million d'assuré ont déjà fait le choix du médecin traitant

C'est considérable et c'est pour moi une preuve très simple et très concrète que les Français ont compris la réforme et qu'ils y adhérent.

Aujourd'hui, plus de 90 000 assurés envoient chaque jour leur formulaire. Cela veut dire qu'il y a bien cette relation de confiance entre le médecin et le malade qui s'incarne au travers de ce choix, et c'est bien sur cela que nous parions.

Certains voudraient nous faire croire que le système est compliqué, qu'il est trop contraignant, qu'il n'est pas adapté ; mais quelle meilleur démenti que ces faits et ces chiffres qui montrent l'adhésion des médecins et des patients à ce mécanisme.
Pour réussir la mise en place du médecin traitant, il fallait que les 3 acteurs soient au rendez vous

Les assurés, tout d'abord, puisqu'il leur appartient de choisir librement leur médecin traitant. Je crois que nos concitoyens ont compris que ce médecin traitant, c'était en réalité l'institutionnalisation de leur médecin de famille, celui en qui ils ont confiance. Nous avons voulu pour les assurés un système souple, dans le choix du médecin traitant comme dans l'application du dispositif puisque si le patient est par exemple en vacances ou qu'il consulte en urgence, il n'est pas pénalisé s'il ne passe pas par son médecin traitant.

Les médecins sont évidemment aussi les acteurs incontournables. Là encore, au delà des débats et des critiques qui sont légitimes dans toute démocratie et dans toute réforme, j'ai le sentiment que les médecins jouent le jeu car ils ont compris que nous nous inscrivions pleinement avec ce dispositif dans la logique de notre système de santé, une logique qui donne toute sa place à la médecine libérale dans toutes ses facettes.

Dernière acteur du dispositif, l'assurance maladie. Nous avons pu mesurer avec Xavier Bertrand la très forte mobilisation du réseau pour être au rendez vous du médecin traitant. La gestion de ces centaines de millier de formulaires représente une charge de travail importante pour l'ensemble des caisses primaires et une organisation spécifique qui a été mise en place partout dans des délais extrêmement brefs. Nous voulions là aussi rendre hommage à l'engagement de l'ensemble des hommes et des femmes qui font vivre l'assurance maladie au jour le jour.

2. Un million d'assuré en un mois, c'est bien mais cela n'est qu'une première étape

La mobilisation de tous doit évidemment se poursuivre d'ici au 1er juillet, date à laquelle le dispositif deviendra pleinement opérationnel et le nombre d'assurés qui font le choix du médecin traitant doit continuer à augmenter sur ce rythme même si, je le redis, il n'est pas nécessaire de consulter spécialement un médecin pour remplir le formulaire. Il suffit de le faire à l'occasion de la prochaine consultation rendue nécessaire par un problème de santé.

Il faut aussi qu'au delà des chiffres et des inscriptions individuelles, chacun s'implique et s'engage dans la réforme, car le médecin traitant n'en est qu'un des volets :

La prescription et la consommation des génériques doivent s'accélerer ; les contrôles de l'assurance maladie pour lutter contre les abus et les fraudes doivent s'intensifier. Les médecins doivent être acteur de la réforme, ne serait que, pour prendre un des points de la nouvelle convention, bien appliquer les règles de prescription liés aux ALD, je pense à l'ordonnancier bizone.

Mesdames et messieurs, nous sommes engagés dans une course contre la montre depuis plus de 10 mois avec Xavier Bertrand. Cette course continue car 2005 sera une année décisive. Pour le médecin traitant comme pour l'ensemble de la réforme de l'assurance maladie. Je suis heureux que le premier rendez vous important nous permette de constater que nous en sommes en phase avec nos objectifs.

(Source http://www.sante.gouv.fr, le 15 février 2005)

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