Déclaration de M. François Fillon, Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur les principaux axes de réforme du projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école, Assemblée nationale le 24 mars 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Fillon, Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur les principaux axes de réforme du projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école, Assemblée nationale le 24 mars 2005.

Personnalité, fonction : FILLON François.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

Circonstances : Vote solennel du projet de loi d'orientation sur l'avenir de l'école à l'Assemblée nationale le 24 mars 2005

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les députés,


La loi que vous venez d'adopter changera le visage de l'École de la République.

En fixant des priorités éducatives, nous allons enfin donner du sens à la culture commune qui doit être impérativement maîtrisée par tous les jeunes français. En faisant des choix, nous venons de rompre avec une logique cotonneuse qui, chaque année, conduit 150 000 adolescents dans le mur !

En instaurant un soutien personnalisé pour tous les élèves qui décrochent, nous allons enfin atteindre le cap des 100 % de qualification et des 80 % de bacheliers. C'est la base pour se projeter vers un nouvel objectif digne d'une grande nation développée : celui des 50 % de diplômés de l'enseignement supérieur.

En engageant un plan très ambitieux pour l'apprentissage des langues étrangères, nous allons enfin hisser notre pays dans le haut du tableau européen.

En réformant les IUFM, en installant un dispositif de remplacement immédiat des enseignants absents, en organisant un conseil pédagogique dans chaque établissement, nous allons moderniser le service public de l'Éducation nationale. Animé par des femmes et des hommes qui aiment et qui croient en leur métier, le système éducatif va pouvoir aborder les défis de son temps avec plus d'assurance et de forces.


Mesdames et messieurs les députés,

Face aux conservatismes et revendications traditionnels, l'École est réformable dès lors que le cap de l'intérêt général est défini, puis fermement maintenu.

Le mouvement lycéen qui s'est noué autour de ce projet ne m'a pas fait reculer, car l'avenir de l'école ne se décide pas dans la rue. Mais je veux dire aux lycéens que je n'ai jamais perçu leur engagement sous l'angle d'un bras de fer aveugle et froid. Ces jeunes veulent une école tout à la fois plus créative et plus juste. Je ne dédaigne pas ce message ; il est, plus que jamais, un appel à l'action !

Sous l'impulsion du Président de la République et du Premier ministre, j'avais la mission de conduire cette réforme. Grâce à l'appui courageux et fécond de la majorité voilà qui est fait !


(Source http://www.education.gouv.fr, le 25 mars 2005)

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