Déclaration de Mme Marie-Josée Roig, ministre déléguée à l'intérieur, sur la mise en place d'un plan-pilote dans 25 quartiers, Paris le 24 mars 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Marie-Josée Roig, ministre déléguée à l'intérieur, sur la mise en place d'un plan-pilote dans 25 quartiers, Paris le 24 mars 2005.

Personnalité, fonction : ROIG Marie-josée.

FRANCE. Ministre délégué à l'intérieur

Circonstances : Séminaire sur les 25 quartiers du plan-pilote, à Paris le 24 mars 2005

ti : Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les élus,


Permettez-moi de réagir en quelques mots à double titre, à savoir en tant que maire d'Avignon et en tant que ministre déléguée auprès de Dominique de VILLEPIN en charge des collectivités territoriales.

En tant que responsable élue d'une collectivité humaine qui comporte un quartier pris en compte depuis peu dans le plan-pilote, je ne peux qu'être très encouragée par les conclusions des travaux de grande qualité menés en ateliers ce matin.

Je fonde effectivement de grands espoirs sur le plan-pilote 25 quartiers pour le quartier de Monclar qui présente toutes les caractéristiques les plus délicates d'un quartier classé en zone urbaine sensible et qui regroupe 10 % de la population avignonnaise. Un seul chiffre vous montrera l'ampleur des missions à mener : seuls 30 % des élèves à peine entrent en sixième à l'âge normal. C'est cet échec scolaire causé par les conditions de vie culturelles et socio-économiques des populations de Monclar qui se trouve à l'origine des comportements de délinquance ou d'incivilité.

Mon objectif est donc véritablement, grâce à ce Plan-pilote, de changer l'image du quartier, instaurer une mixité sociale et, bien entendu, faire reculer la délinquance. Je piloterai personnellement avec l'aide du préfet le programme dans ma commune. Ce qui me séduit dans ce plan-pilote est son adaptabilité : à chaque quartier, sa politique. Ce que je ferai à Monclar sera certainement différent de ce que mes collègues BALDUICK et GAUDERON auront réalisé à Tourcoing et Aulnay-sous-Bois.

Je disposerai pour les semaines et mois à venir de solutions sur mesure, de "boîtes à idées" des expériences menées dans d'autres villes. Le séminaire d'aujourd'hui constitue donc une belle opportunité pour l'action.

Mais en plus des idées pertinentes, la façon de les mettre en ¿uvre semble être la marque du plan-pilote. Les services déconcentrés de l'Etat sous la responsabilité des préfets, procureurs et inspecteurs d'académie se mobilisent et coopèrent d'une façon remarquable dans un cadre véritablement interministériel. Je constate aussi que les maires se sont appropriés ce plan-pilote en y consacrant leur énergie, leur créativité et en apportant les moyens de leurs communes.

Les services sociaux, d'urbanisme, les polices municipales quand elles existent, ¿uvrent pleinement à la réussite des actions menées dans ces 25 quartiers.

Et je souhaiterais maintenant souligner deux axes de travail en tant que ministre en charge des collectivités sous l'autorité de Dominique de VILLEPIN, que je remercie sincèrement de la confiance qu'il me témoigne.

Oui, et plus personne n'en doute, les polices municipales jouent un rôle éminent en coordination avec la police et la gendarmerie nationales dans la prévention de la délinquance. Les conventions de coordinations signées par les maires et les préfets contribuent à l'amélioration de l'activité policière pour le bon ordre et la sécurité publique dans les quartiers sensibles. La complémentarité entre les polices municipales et les forces de sécurité de l'Etat est une des clés des bons résultats que l'on constate.

C'est la raison pour laquelle Dominique de VILLEPIN m'a demandé de parachever la professionnalisation d'une filière de la police municipale qui connaît une progression qualitative et quantitative très significative. En liaison avec l'AMF et les représentants des personnels, je souhaite présenter dans le courant de cette année un plan d'ensemble ambitieux et cohérent.

La seconde démarche engagée au titre des actions envers les communes a été prise dans le cadre de la loi de programmation pour la cohésion sociale.

L'accroissement très sensible des moyens financiers alloués par la DSU aux près de 700 communes qui comprennent une zone urbaine sensible ou une zone franche urbaine va dans le bon sens. L'augmentation de la DSU s'élèvera à 120 millions d'euros par an sur une période de cinq ans avec un effort encore plus particulier pour certaines de ces communes dont une part importante de leur population est située dans ces zones.

Je conclurai en soulignant que le maire d'Avignon, en charge de l'avenir d'un quartier majeur dans sa commune et le ministre délégué à l'intérieur se rejoignent pour féliciter et encourager les initiatives et les acteurs du plan-pilote dans ces 25 quartiers.

(Source http://www.interieur.gouv.fr, le 30 mars 2005)

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