Déclaration de M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, sur la solidarité entre les anciens déportés et victimes de guerre et sur la préparation de la commémoration du soixantième anniversaire de la libération des camps de concentration, Paris le 3 avril 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, sur la solidarité entre les anciens déportés et victimes de guerre et sur la préparation de la commémoration du soixantième anniversaire de la libération des camps de concentration, Paris le 3 avril 2005.

Personnalité, fonction : MEKACHERA Hamlaoui.

FRANCE. Ministre délégué aux anciens combattants

Circonstances : Congrès de l'Union nationale des déportés, internés et victimes de guerre (UNDIVG) à Paris le 3 avril 2005

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,


Je souhaite, tout d'abord, vous remercier très sincèrement pour votre accueil convivial et chaleureux.

Je me réjouis que la co-fraternité, qui est une des grandes forces du monde combattant, soit, précisément, une des principales caractéristiques de votre association. Après le combat qui vous a rassemblé, et après l'épreuve indicible que vous avez surmontée, on comprend qu'une profonde solidarité vous unisse.

Cette solidarité est aussi le fruit de la personnalité de votre président. Cher Président CLAVEL, vous avez choisi de vous consacrer à vos frères d'armes. Vous vous êtes dévoué sans compter pour les aider, pour défendre leurs droits, pour porter leur message. Cette générosité vous honore et je vous en félicite.

Mesdames et Messieurs, nous sommes réunis, ce matin, dans un lieu particulièrement émouvant. Ici, au Lutétia, vous avez compris que l'enfer dont vous sortiez était vraiment fini. Ici, vous avez retrouvé vos familles, vos proches, vos camarades. Mais, on ne peut oublier ceux qui sont revenus seuls ; seuls survivants d'un groupe décimé ; seuls survivants d'une famille exterminée. On ne peut oublier toutes ces familles, qui ont attendu, en vain, ceux qui ne sont jamais revenus.

En cet instant, nous pensons avec émotion à tous les martyrs de la déportation.

Mesdames et Messieurs, dans les heures les plus sombres de notre histoire, vous êtes restés fidèles à la France et à ses principes.

Quelles que soient vos convictions, diverses, et vos parcours, variés, ensemble, à la suite du Général de Gaulle, vous avez accepté de prendre tous les risques pour relever notre honneur. Pour prix de votre patriotisme et de votre courage, vous avez subi la pire de toutes les épreuves. Ce matin, à l'occasion de votre congrès, je vous exprime, avec force, toute ma reconnaissance et mon profond respect.

Mesdames et Messieurs, n'en doutez pas : cette admiration et cette gratitude sont partagées par nos compatriotes. Je vous le dis au nom du Gouvernement : la France n'a jamais oublié et n'oubliera jamais les héros et les victimes de la déportation.

Plus qu'à l'accoutumée, le 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration et de la Victoire, sera l'occasion de manifester cette fidélité de la Nation.

Comme vous le savez, dans quelques jours, vont se succéder de nombreuses cérémonies.

Certaines auront lieu sur le site même des anciens camps de la mort. Le Gouvernement y sera toujours représenté ; généralement par un de mes collègues ministres.

Le 24 avril, pour la Journée nationale, c'est le Président de la République qui présidera la principale cérémonie.

Après notre rendez-vous traditionnel au Mémorial de l'île de la Cité, cet hommage national sera organisé sur le " parvis des droits de l'homme ".

Nous avons choisi ce lieu symbolique pour bien signifier la victoire définitive de nos principes sur ceux qui voulaient les nier. Nous voulons, également, montrer notre détermination à rester toujours mobilisés pour la défense de la démocratie et des principes humanistes qui nous rassemblent.

Je sais que c'est un combat auquel vous avez pris une part remarquable. Vous vous êtes engagés pour que les criminels contre l'humanité soient jugés et condamnés. Vous avez contribué ainsi à l'élaboration progressive d'un droit qui nous protège contre tout retour de la barbarie.

Ces exigences de mémoire et de vigilance, seront au c¿ur du futur " Centre européen du Résistant-Déporté " que nous construisons au Struthof. Cet automne, son inauguration par le Président CHIRAC permettra de rendre un hommage solennel aux Résistants-Déportés.

Ce centre aura une importante dimension européenne, en référence à l'archipel du malheur imposé par les nazis. Il montrera que l'Europe a su tirer les enseignements de cette tragédie.

Tel est bien l'objectif premier de notre Union qui conjugue la paix et la liberté. Une Union qui a permis de bouleverser le cours de l'histoire en Europe. Une Union que nous devons toujours approfondir et renforcer.

Mesdames et Messieurs, nous aurons l'occasion de nous retrouver à plusieurs reprises dans les semaines qui viennent.

Je m'en réjouis et je vous remercie, à nouveau, pour votre accueil.

(Source http://www.defense.gouv.fr, le 7 avril 2005)

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