Déclaration de M. Patrick Devedjian, ministre délégué à l'industrie, sur le bilan de 20 ans d'activité de l'INRIA (institut national de recherche en informatique et en automatique) et notamment la création d'entreprises, la valorisation des travaux des chercheurs, le développement des projets par des financements industriels, Paris le 19 avril 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Patrick Devedjian, ministre délégué à l'industrie, sur le bilan de 20 ans d'activité de l'INRIA (institut national de recherche en informatique et en automatique) et notamment la création d'entreprises, la valorisation des travaux des chercheurs, le développement des projets par des financements industriels, Paris le 19 avril 2005.

Personnalité, fonction : DEVEDJIAN Patrick.

FRANCE. Ministre délégué à l'industrie

Circonstances : "20 ans de création d'entreprises" organisée par L'INRIA à Paris le 19 avril 2005

ti : Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,


Si nous sommes réunis aujourd'hui, c'est en grande partie pour féliciter l'INRIA pour sa politique de transfert technologique et d'essaimage, issu de l'engagement fort de l'Institut dans la valorisation de ses résultats de recherche. Je tiens à vous remercier, Monsieur le Président de m'avoir invité à cette soirée consacrée aux " 20 ans de créations d'entreprises issues de l'INRIA ".

En effet, j'étais il y a deux semaines, en compagnie du Vice-Premier ministre hollandais, M. Brinkhorst, en visite au CEA-LETI de Grenoble. J'ai pu mesurer concrètement l'importance de l'établissement de liens forts entre laboratoires de recherche et entreprises. C'est ainsi que les liens entre le LETI et ST-Microelectronics ont irrigué par des contrats de recherche, des laboratoires communs avec les industriels mais également par essaimage tout le pôle de nano-électronique et de nanotechnologies de Crolles-Grenoble. Vous partagez le même souci de valorisation de vos travaux de recherche et les réussites issues des essaimages de l'INRIA sont une référence pour nos laboratoires et le fruit d'une politique ambitieuse de transfert de technologie, vers les acteurs économiques, vers l'industrie.


Les technologies de l'information et de la communication (TIC) transforment profondément nos sociétés créant ainsi un formidable potentiel de croissance, de création d'entreprises et d'emplois ; elles sont en effet au c¿ur de la stratégie de Lisbonne qui vise à faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus dynamique et la plus compétitive du monde d'ici 2010.

L'INRIA, établissement public de recherche, se positionne comme un grand acteur de cette transformation en inscrivant son action dans le "cercle vertueux" liant la recherche fondamentale, la recherche appliquée et l'innovation, cercle qui joue à plein dans le domaine des TIC.

En s'appuyant sur l'excellence scientifique des compétences rassemblées autour de lui, cet organisme a également un objectif affirmé en matière de transfert technologique. Que ce soit par la valorisation des résultats de recherche en milieu industriel, par la création de sociétés de technologie ou par la diffusion de logiciels, l'INRIA cherche à maximiser l'impact dans le monde socio-économique de ses résultats des recherches. Ce modèle vertueux nous devons le développer plus largement et l'INRIA a montré la voie selon trois axes.


I/ Tout d'abord, l'essaimage à partir des entreprises et des laboratoires publics qui constitue un puissant levier de la création d'entreprises, d'emplois et de richesses en France.

1/ D'après l'Agence pour la création d'entreprises (APCE), sur les quelques 50 000 entreprises créées en France par des salariés, 15 000 d'entre-elles sont issues d'un essaimage

De plus, les entreprises essaimées ont généralement un taux de réussite à cinq ans supérieur à la moyenne nationale : les responsables d'entreprises pratiquant l'essaimage avancent selon les cas de 70 à 90 % de réussite à cinq ans.
De nombreuses grandes entreprises disposent déjà de structures d'essaimage. La mise en place d'incubateurs est tout à fait complémentaire, même si leur équilibre est difficile à atteindre.
L'essaimage est tout aussi pertinent dans le cas de laboratoires de recherche publique, permettant d'assurer un excellent transfert technologique. Vous connaissez tout l'attachement que je porte au transfert technologique issu des résultats de recherches publiques. A cet égard, les efforts et les résultats atteints par l'INRIA me paraissent exemplaires.
Depuis la création de Simulog en 1984, 80 sociétés sont issues de l'INRIA. Une des réussites les plus significatives est sans doute ILOG, leader mondial des composants logiciels, coté au Nasdaq et au Nouveau Marché. Mais je tiens à souligner qu'à côté de ce fleuron de notre industrie, l'ensemble des sociétés issues de L'INRIA totalise un chiffre d'affaires annuel de près de 200 M¿ et emploie directement plus de 1700 personnes. Une belle réussite pour votre Institut !

Par ailleurs, le mouvement de création d'entreprises à partir de l'INRIA, qui avait fléchi dans un contexte difficile, suite à l'éclatement de la bulle Internet, a pu être relancé en 2003 aboutissant à la création de huit sociétés, et s'est poursuivi en 2004 par sept nouvelles sociétés. Ces dernières interviennent sur des marchés aussi variés que, par exemple, les solutions de pré- et post-traitement pour l'optimisation de la chaîne de conception, le calcul intensif pour l'ingénierie financière, le traitement d'images aériennes et spatiales...

2/ Ces nouvelles entreprises profitent pleinement des mesures gouvernementales en faveur de l'innovation

Le " plan innovation " adopté en 2003 a marqué une réorientation profonde et ambitieuse de la politique de soutien public à l'innovation. Ce soutien dit " horizontal " concerne toutes les entreprises innovantes, au premier rang desquelles, bien évidemment, les jeunes entreprises innovantes.

En effet, les jeunes entreprises innovantes ont, en plus des difficultés liées au démarrage d'une activité, à supporter des investissements dans la recherche avec des perspectives de retour incertaines. Ainsi, ces sociétés bénéficient désormais d'une exonération totale des cotisations sociales patronales, pendant huit ans sur les personnels participant aux projets de R D, ainsi que d'une exonération d'impôt sur les sociétés et de taxes locales.

Ce statut déjà accordé à près de 1000 sociétés innovantes pour plus de 4500 emplois créés renforce l'attractivité de notre territoire. Pour une jeune entreprise innovante en France, le coût salarial d'un chercheur ou d'un ingénieur est bien inférieur à celui des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou de l'Allemagne.

Il s'agit là d'une bonne mesure, que nous souhaitons poursuivre car elle permet de relancer la création de " jeunes pousses ", les fameuses " start-up " dans les nouvelles technologies, et je sais, Monsieur le Président, que nombre des sociétés récentes issues d'un essaimage de l'INRIA profitent de ce statut, atout supplémentaire dans la compétition mondiale.

Le tableau de bord semestriel de l'innovation réalisé par le Service des Etudes et des Statistiques industrielles, que j'ai rendu public, illustre également le succès immédiat de l'ensemble des mesures adoptées.

Je ne citerai que trois indicateurs, mais je vous invite à parcourir l'ensemble du document, en ligne sur le site Internet du Ministère de l'Industrie.

- 1er indicateur, la création d'entreprises dans les secteurs innovants : Dès le 1er semestre 2004, avec plus de 6000 créations d'entreprises dans les secteurs innovants, nous avons dépassé le niveau atteint en 2000, lors de la période de foisonnement des jeunes pousses Internet.

- 2ème indicateur, les demandes de brevets européens : Le même constat peut être fait sur les demandes de brevets européens publiées d'origine française. Avec 4097 demandes au 1er semestre 2004, la France a connu une forte hausse de 15 % par rapport aux mêmes demandes publiées au premier semestre 2003. Cette croissance est beaucoup plus marquée que celle observée sur les demandes d'origine allemande (+6,8 %) ou britannique (+2,1 %).

- 3ème indicateur, le montant investi sur les fonds de capital-risque : il est reparti à la hausse pour la première fois après trois années de baisse consécutive. Avec 193M¿ investis en capital-risque au 1er semestre 2004, la hausse atteint 23 % par rapport au 1er semestre 2003. Cette tendance qui s'est poursuivie toute l'année 2004 a même permis, selon les informations dont je dispose, de retrouver un montant de fonds investis dans le capital-risque d'un niveau comparable à celui de 2001.

Il s'agit là d'un bilan très positif. Cette action importante nous devons bien entendu la poursuivre car l'action des pouvoirs publics est - je n'aurai sans doute pas à vous en convaincre - stratégique.


II/ Le second axe sur lequel l'INRIA s'est appuyé a consisté à inciter les chercheurs à valoriser leurs travaux exploratoires et développer l'esprit d'entreprise

1/ Le savoir-faire ou le fondement technologique de plusieurs des entreprises créées par essaimage de l'INRIA sont issus de recherches théoriques, dont on ne percevait pas toujours le potentiel qui permet aujourd'hui de se lancer sur les marchés concernés
Ces créations d'entreprises fournissent donc plusieurs très beaux exemples de la vitesse très rapide à laquelle s'effectuent les percées technologiques dans le domaine des TIC. Pour comprendre et illustrer l'incroyable transformation de notre société que représente le développement des technologies de l'information et de la communication j'aime prendre un exemple plus ancien, celui de l'avènement de l'électricité, et de la deuxième révolution industrielle.

Le physicien italien Alessandro Volta mit au point la première pile électrique en 1800 dont le fonctionnement fut réellement compris par André Marie Ampère qu'en 1820. Mais il a fallu attendre près d'un siècle après la découverte de cette pile capable de générer du courant électrique, pour qu'un inventeur génial Thomas Edison découvre la lampe à incandescence, présentée pour la première fois à l'exposition universelle de Paris, en 1889. Et en homme d'affaire avisé, Edison, brillant exemple d'essaimage et de valorisation, n'a pas manqué de créer sa propre société Edison Electric Light Company pour la fabrication de ses lampes. Cette société est plus connue aujourd'hui sous le nom de General Electric, plus grosse entreprise mondiale.

Cette anecdote illustre bien les enjeux de la valorisation : la recherche trouve toute sa valeur sociale par les applications qu'elle génère et le bien-être qu'elle peut apporter au quotidien à nos concitoyens. Mais aujourd'hui, ces applications doivent arriver rapidement sur le marché et le siècle n'est plus, comme au temps d'Edison, l'unité de temps : entre la découverte faite dans nos laboratoires et les produits innovants vendus au grand public il ne se passe plus que quelques années, voire quelques mois.

2/ C'est pourquoi il importe de réhabiliter dans les laboratoires publics l'idée d'utilisation industrielle des découvertes car c'est par elle que les efforts consentis par les chercheurs sont valorisés

Les ponts entre les laboratoires et les entreprises doivent donc être multipliés. C'est, à mes yeux, un enjeu essentiel du projet de loi d'orientation et de programmation de la recherche et de l'innovation que le Gouvernement prépare et c'est la raison pour laquelle le Gouvernement a mis en place l'Agence nationale de la recherche qui a tenu son premier conseil d'administration le 15 février dernier.

Cette agence va permettre de lancer immédiatement une modernisation des pratiques du monde de la recherche et de nous rapprocher des modes de fonctionnement des agences de moyens de nos grands compétiteurs, du type NSF (National Science Foundation) aux Etats-Unis.

L'ANR a en effet pour vocation de financer des projets de recherche sélectionnés suivant des critères d'excellence, selon les standards internationaux. Ces projets concerneront à la fois la recherche fondamentale, la recherche partenariale alliant les laboratoires publics aux centres de R D des entreprises, et la recherche privée d'excellence.

Dotée dès cette année de 350M euros de crédits, l'ANR lancera les premiers appels à projet dans les prochaines semaines. Elle s'appuiera pour cela sur les Réseaux de recherche et d'innovation technologique (RRIT) qui ont déjà fait leur preuve par le passé et qui sont un excellent outil de diffusion des connaissance des laboratoires publics vers les entreprises, à même de transformer notre recherche fondamentale en gain de croissance et de compétitivité pour notre pays. Avec François d'Aubert, ministre délégué à la recherche, nous avons décidé de relancer un des RRIT que vous connaissez bien : le Réseau national des technologies logicielles (RNTL) dont l'appel à projets est désormais en ligne. L'ANR vient également de lancer le concours de création d'entreprises innovantes, en partenariat avec OSEO-ANVAR, qui connaît un succès grandissant auprès des chercheurs des universités et des organismes de recherche.


III/ Le troisième axe, c'est la culture de projets. Pour traduire la priorité donnée à notre capacité de recherche et d'innovation, le Gouvernement a souhaité développer cette culture, en restructurant les modes d'intervention de l'Etat dans ce domaine et en mobilisant tous les acteurs

1/ Ainsi, les collectivités locales et l'ensemble des acteurs économiques locaux doivent se mobiliser et devenir partenaires des projets de recherche

Les entreprises ne sont jamais aussi performantes et innovantes que lorsqu'elles sont ancrées dans un système de coopération local les associant avec d'autres sociétés, ainsi qu'avec des organismes de recherche et des centres de formation.

Les pôles de compétitivité, que le Gouvernement met en place partent de cette idée simple : ce sont ces synergies sur un territoire que nous souhaitons promouvoir.

L'appel à candidatures est clos depuis le 28 février et c'est plus de cent candidats de pôles de compétitivité sur tout le territoire qui ont remis un projet. La labellisation interviendra d'ici cet été et le financement des premiers projets de recherche dès cette année.

Je suis persuadé que c'est un des moyens d'action les plus efficaces pour maximiser le potentiel innovant de notre tissu économique et donc la croissance. Les chercheurs doivent travailler au plus près des entreprises et les entreprises aux côtés des étudiants. Les nouvelles idées naissent de la rencontre, de l'échange et de partenariats de tous ces acteurs.

C'est la raison pour laquelle le Gouvernement dédie 700 M euros sur trois ans au développement de ces pôles. Tous les projets ne pourront bien entendu pas être labellisés car les pôles doivent prouver leur capacité à atteindre la taille critique avec une visibilité internationale, mais la dynamique créée autour de ces pôles est d'ores et déjà un immense succès. Elle a permis la constitution de partenariats stratégiques qui se poursuivront, j'en suis convaincu, sur le long terme.

2/ En second lieu, il faut mobiliser les grands groupes industriels

C'est dans les entreprises de plus de 1000 salariés que se réalise plus de 70 % de la recherche des entreprises et que se joue encore largement l'accès aux marchés mondiaux. Ce sont aussi ces entreprises qui structurent le tissu industriel de notre pays et font sa spécialisation technologique.

L'Agence de l'innovation industrielle, répond à la volonté de redonner à nos grandes entreprises un rôle crucial à jouer comme acteur économique de l'innovation.

Le Président de la République a chargé M. Beffa, PDG de Saint-Gobain, de réfléchir à la relance d'une politique de grands programmes industriels, qui seraient menés par les leaders industriels français, via le soutien de cette nouvelle agence.

Il s'agira, en concentrant l'effort public sur quelques thèmes dans lesquels nos grandes entreprises nous paraissent avoir leur chance dans le concert concurrentiel mondial, de faire émerger plus clairement des points forts, des domaines d'excellence, pour l'industrie française.

L'Agence de l'innovation industrielle, qui pilotera ces programmes, sera créée d'ici l'été, et sera dotée, sur la période 2005-2007, de 2Mds euros issus des privatisations.

3/ Il faut également soutenir la création et le développement de PME innovantes et les rendre attractives pour les investisseurs financiers

La PME est le creuset traditionnel d'innovation, parce qu'elle est réactive, souple et par nature prête à prendre des risques. Certaines bénéficient déjà du label de jeune entreprise innovante, mais afin de poursuivre notre politique de soutien à ce maillon essentiel de la chaîne de l'innovation, nous avons souhaité rapprocher les deux organismes publics qui s'adressaient à elles, l'ANVAR pour le soutien de projets innovants et la BDPME pour le financement des entreprises en croissance.

La création d'OSEO issue de ce rapprochement, ce n'est pas uniquement de la rationalisation administrative, c'est aussi la garantie d'une panoplie plus complète de services (aide au recrutement d'ingénieurs, subventions de projets de recherche, garanties de l'Etat sur des prêts bancaires, fonds d'investissement) et d'un suivi plus efficace. Je suis convaincu qu'en couplant au levier de l'innovation celui du financement, dont chacun sait à quel point il est crucial pour la valorisation des inventions, on fera énormément progresser les choses.

Cette stratégie en faveur des PME n'est pas contradictoire avec celle en faveur des grands projets innovants : pour en faire la démonstration, je crois utile une fois encore d'observer la situation chez nos partenaires américains. Si vous regardez les plus grandes sociétés américaines :
- General Electric, est talonnée aujourd'hui par celle qui n'était encore qu'une PME il y a vingt ans, la société Microsoft.
- Plus près de nous encore mais avec presque autant de succès, nous avons pu voir résister à l'éclatement de la bulle Internet des sociétés comme Ebay, Amazon, Yahoo ! (qui a racheté il y a un an une des belles réussites d'essaimages de l'INRIA, la société Kelkoo) ou Google qui pèsent toutes aujourd'hui plus que beaucoup de nos sociétés du CAC40, alors qu'elles ont été créées il y a moins de 10 ans.

Nous devons être capables d'amener nos jeunes sociétés qui ont su innover et trouver leur place sur le marché à poursuivre leur croissance pour devenir les multinationales de demain. OSEO est incontestablement un bon outil pour atteindre cet objectif, et renforcera la compétitivité de nos entreprises en les accompagnant dans leurs phases essentielles d'amorçage et de croissance.

4/ Enfin, pour profiter de la bonne conjoncture 2004 et développer des partenariats entre les grands groupes et les laboratoires publics d'une part et les PME innovantes d'autre part, avec Thierry BRETON, nous avons décidé de mettre en place deux nouvelles mesures exceptionnelles en 2005

- la première permettra aux entreprises de déduire de l'impôt sur les sociétés 25 % des sommes apportées aux fonds propres des PME innovantes,
- la deuxième leur ouvrira le droit de déduire, toujours de l'IS, 65 % des dépenses de recherche confiées à des laboratoires publics ou des PME innovantes.

Si l'INRIA est parvenu a de tels résultats en terme d'essaimage et de création d'entreprises, c'est très largement grâce à l'action d'INRIA Transfert, qui a pour vocation d'accompagner, d'évaluer, de qualifier et d'aider au financement de jeunes entreprises innovantes de haute technologie.

Dans ce contexte l'INRIA constitue une indéniable référence à reproduire. Je sais que je peux compter sur vous pour défendre les valeurs de la recherche mais aussi de l'innovation et de la valorisation dans le débat en cours sur la loi d'orientation et de programmation de la recherche, amené à structurer le paysage de la recherche en France pour les prochaines années.

Vous pouvez compter en retour sur mon entier soutien, car seules nos entreprises sont capables de transformer l'essai marqué par nos laboratoires de recherche pour assurer la croissance et les emplois de demain.


Je vous remercie.

(Source http://www.industrie.gouv.fr, le 21 avril 2005)

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