Déclaration de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, sur la contribution du CNES à la politique spatiale de défense, Paris le 26 avril 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, sur la contribution du CNES à la politique spatiale de défense, Paris le 26 avril 2005.

Personnalité, fonction : ALLIOT MARIE Michèle.

FRANCE. Ministre de la défense

Circonstances : Signature du contrat pluriannuel 2005 - 2010 entre l'État et le CNES, à Paris le 26 avril 2005

ti : Dans un instant, le président du CNES, mes collègues François d'Aubert, Thierry Breton, François Fillon et moi-même, signerons le contrat pluriannuel entre l'État et le CNES.

Ce contrat préparé conjointement par les équipes du CNES et celles de nos ministères, est beaucoup plus qu'un simple contrat d'objectifs et de moyens.

Ses orientations marquent une véritable rupture avec les contrats d'objectifs précédents.

Elles illustrent la volonté du gouvernement de conduire une politique spatiale cohérente et coordonnée.

Parce que le contrat est pluriannuel, il donne au CNES de nouvelles perspectives.

Elles lui permettront de contribuer efficacement à la défense de notre pays et à la construction de l'Europe de la défense.

L'Espace est en effet un enjeu stratégique majeur pour la France.

Notre politique spatiale de défense vise à faire de la France une des rares nations capables de disposer d'une capacité autonome d'appréciation des situations (satellites de renseignement stratégique HELIOS) et de moyens souverains de conduite des opérations (satellites de télécommunications longues distances SYRACUSE).

Notre système de défense sera à l'avenir beaucoup plus dépendant de nos systèmes spatiaux, de leur capacité à fournir du renseignement et à acheminer des volumes croissants d'informations sécurisées.

Une politique spatiale cohérente avec l'ambition de la France et l'évolution de notre environnement devra à la fois maintenir une longueur d'avance dans les domaines où nous sommes déjà présents et investir les autres champs d'application de l'espace.

Une telle politique est une opportunité pour notre industrie et notre économie.

Dans ce contexte, j'ai souhaité une pleine implication de mes équipes dans la politique spatiale du CNES. Le présent contrat est un premier aboutissement de ce travail.

Ainsi, la Défense, depuis 2 ans, peut s'appuyer sur l'équipe mise en place auprès du CNES et constituée d'officiers de l'état-major des armées et d'ingénieurs de la DGA.

Cette équipe suit l'ensemble des actions du CNES et a déjà permis la définition d'objectifs cohérents avec les enjeux stratégiques du secteur spatial. Les retombées concrètes sont déjà là. Vous savez que j'y tiens.

Dans ce domaine essentiel de la sécurité et de la Défense, dès cette année, le lancement d'un démonstrateur technologique dans le domaine de l'écoute électromagnétique, le CNES va pouvoir élargir significativement son champ d'actions vers de nouvelles technologies.

Notre ambition pour le CNES s'appuie sur le caractère fortement dual des applications et des recherches menées dans cet établissement

J'ai ainsi tenu à ce que l'organisation mise en place permette donc de renforcer la concertation entre le ministère de la Défense et le CNES sur l'ensemble du périmètre d'activité de l'établissement et pas seulement dans le domaine des applications de défense.

C'est ce que j'attends d'une meilleure coordination des politiques technologiques et industrielles.

Avec le projet de constitution, la politique spatiale devient une compétence partagée de l'Union. Dans le domaine militaire, également, l'espace sera européen ou ne le sera pas.

La France joue un rôle déterminant, depuis quelques années déjà, en ouvrant certains de ses programmes à la coopération, comme HELIOS.

Des accords d'échanges avec les systèmes allemands et italiens, Sar Luppe et Cosmo Skymed, nous permettront de mettre également en commun nos moyens spatiaux.

Dans le cadre du plan d'action européen pour les capacités, la France préside le groupe de travail sur l'Espace.

Il faut aller plus loin ! Confortée par le travail prospectif que j'ai demandé à F. Bujon de l'Estang, je veux, en ce sens, relancer le dialogue stratégique avec nos partenaires, en vue de développer une politique spatiale européenne de défense ambitieuse et de préparer ensemble les futurs systèmes.

La préparation du système successeur d'HELIOS II que j'ai engagé doit être une opportunité à saisir.

Avec le contrat pluriannuel que nous allons signer aujourd'hui, le CNES va pleinement apporter sa contribution à ce chantier essentiel.

Avant de laisser maintenant la parole à François Fillon, je tiens à saluer le travail qui a été fait ces derniers mois.

Je tiens en particulier à souligner la persévérance des équipes qui ont contribué au retour en vol d'Ariane V, et le travail de celles qui ont permis de restaurer l'équilibre de la programmation de l'établissement.

Le CNES peut maintenant se tourner vers d'autres objectifs et s'engager pleinement dans la réalisation du contrat 2005-2010.

(Source http://www.defense.gouv.fr, le 27 avril 2005)

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