Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, sur le développement des échanges commerciaux et de la coopération universitaire entre l'Union européenne et la Chine, Shanghai le 23 avril 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, sur le développement des échanges commerciaux et de la coopération universitaire entre l'Union européenne et la Chine, Shanghai le 23 avril 2005.

Personnalité, fonction : RAFFARIN Jean-Pierre.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Voyage en Chine du 20 au 24 avril 2005 : intervention de Jean-Pierre Raffarin à l'Université de Shanghai le 23 avril

ti : Bonjour à tous et à toutes.

Monsieur le président de l'université, mesdames et messieurs les doyens, mesdames et messieurs les professeurs, mesdemoiselles, mesdames et messieurs les étudiants,

Permettez-moi de remercier le président de l'université de Shanghai pour son accueil si chaleureux et pour ses paroles de bienvenue. C'est pour moi un grand plaisir, un grand honneur que de m'exprimer dans cette prestigieuse université qui a apporté à la Chine tant de talents et qui avec vous, j'en suis convaincu, prépare son brillant avenir.

A travers vous toutes et vous tous, je souhaite m'adresser à la jeunesse chinoise, une jeunesse dynamique, une jeunesse créative qui est la force et l'avenir de la Chine. Je veux vous dire la volonté de mon pays, la France, et de l'Europe, devrait avec vous, avec la Chine et le peuple chinois pour la création du monde de demain, un monde que nous souhaitons plus prospère pour tous, plus fraternel et plus pacifique, ce monde, nous devons le construire ensemble, ce nouveau monde doit être marqué par l'amitié, par la volonté d'agir ensemble de la Chine et de l'Europe, au-delà des différences qui sont le produit naturel de nos parcours historiques, comment ne pas voir tout ce qui nous rapproche, cette même conception volontariste du développement économique, le souci de réguler le jeu du marché, l'exigence de cohésion sociale et territoriale, la nécessité des règles de droit. Sur la scène internationale, la Chine et l'Europe défendent les mêmes principes, le "multilatéralisme", pour que notre monde vive en paix, par équilibre des continents, le respect du droit international mais aussi la préservation de la diversité culturelle, née des différentes identités.

L'Europe, notre Europe est née de la guerre. Elle a surmonté les horreurs pour porter le message de la paix. La Chine forte de sa sagesse, forte de sa civilisation, avec l'Europe, peut constituer cette force de paix, pour notre monde en devenir. C'est dans cet esprit qu'un partenariat politique, solide, s'est établi entre l'Europe et la Chine. Au cours de l'année passée en 2004, huit chefs d'Etats et de gouvernements européens se sont rendus dans votre pays.

Le président de la Commission européenne et le haut représentant pour la politique étrangère et la sécurité commune de l'Union européenne, se sont aussi rendus en Chine. En sens inverse, le président Hu JINTAO s'est déjà rendu dans quatre Etats membres. J'ai eu le plaisir de le recevoir à l'hôtel du gouvernement à Paris, et mon homologue, le Premier ministre Wen JIABAO, a d'ores et déjà visité cinq pays en Europe. Des consultations périodiques à tous les niveaux se tiennent entre ministres et fonctionnaires. Je souhaite que nos rencontres soient de plus en plus fréquentes, que chaque année, il puisse y avoir des contacts à haut niveau entre les Français et les Chinois, entre les Européens et les autorités chinoises.

Bruxelles est devenue un passage obligé pour les responsables chinois qui se rendent en Europe, et les institutions européennes sont devenues des relais d'influence entre les Européens et les autorités chinoises.

Bruxelles est devenu un passage obligé pour les responsables chinois, qui se rendent en Europe et les institutions européennes sont devenues des relais d'influence efficaces pour l'ensemble des Etats membres de l'Union. Le oui de la Chine à plus d'ouverture au monde appelle un oui des Européens à plus de construction européenne.

A 25, l'Union européenne est devenue le premier partenaire économique de la Chine, devant les Etats-Unis et le Japon. Les chiffres parlent. En 2004, les exportations de l'Union européenne vers la Chine, ont atteint 56 milliards d'euros, les importations 142 milliards d'euros. Sur les premiers mois de 2005, la croissance des échanges se poursuit, s'amplifie. A ceux qui s'inquiètent de la progression des exportations chinoises, il faut rappeler que les importations chinoises, elles aussi sont en forte progression, à un rythme très soutenu, plus 35% en 2004, et probablement davantage cette année. Mais quand les rythmes de croissance sont trop rapides, d'une année sur l'autre, la bonne réponse est celle de l'autolimitation, comme le propose la Commission européenne. Nous voulons ensemble des échanges équilibrés.

La Chine est aujourd'hui un grand acteur de l'économie mondiale. Pour les besoins de son industrie, elle importe d'Europe, des quantités croissantes de biens, des biens d'équipements industriels, de transports, des produits chimiques, des composants électroniques, et bien d'autres produits qui enrichissent les carnets de commandes des entreprises européennes. L'ouverture de pans entiers de l'économie chinoise, dans le secteur agroalimentaire, dans celui des biens de consommation de services, offre des perspectives prometteuses, pour les entreprises qui ont su démontrer leurs capacités et leurs atouts. Les principaux groupes européens remportent en Chine, leurs plus beaux succès. L'avenir de nos entreprises européennes se joue en grande partie ici, comme l'avenir de grandes entreprises chinoises se jouent en grande partie en Europe. Les succès récents d'AIRBUS dont les nouvelles commandes dépassent en Chine celles de son concurrent américain sont remarquables.

Un Airbus sur six est aujourd'hui destiné au marché chinois. De même, Eurocopter, qui est un partenaire de longue date de l'industrie chinoise, des hélicoptères, détient ici une part de marché très significative. Nos industriels ont compris que la Chine était bien davantage qu'un simple client. C'est un véritable partenaire stratégique, politique et économique. Aujourd'hui 28 % des appareils et Airbus qui volent dans le monde sont équipés de composants chinois, réalisés par l'intelligence chinoise. Les futurs programmes d'Airbus induiront une contribution chinoise très significative en matière d'investissement, de conception et de fabrication.

Dans d'autres domaines, comme celui des satellites nous venons de signer un accord entre Chinasatcom et Eutelsat, un accord de partenariat lui aussi prometteur pour la création d'un réseau de haut débit entre la Chine et l'Europe. Il y a d'autres partenariats très significatifs, je pense à STMicroelectronics qui est un groupe franco-italien qui va construire avec le Coréen INIX (phon), une ambitieuse unité de fabrication de semi-conducteurs à Wushi (phon) dans la province du Jiangsu. Je ne peux évidemment pas citer toutes les nombreuses coopérations mais elles sont multiples.

Les économies chinoise et européenne sont aujourd'hui très largement complémentaires et c'est cette complémentarité qu'il faut rechercher. Ajoutons que l'Europe est aussi un partenaire scientifique et technologique majeur pour la Chine, un partenariat de plus en plus étoffé à se mettre en place au travers de grands programmes structurants. En 2004, la Chine a rejoint le programme européen de positionnement par satellite, Galileo, avec une participation inédite pour elle de 200 millions d'euros.

L'Agence Spatiale Européenne et son équivalent chinois coopèrent maintenant dans un programme destiné à mesurer le champ magnétique de la terre, le programme que l'on appelle Double Star. Deux satellites ont déjà été lancés avec succès depuis le territoire chinois, et la Chine apporte enfin son soutien à la candidature européenne, celle du site de Cadarache en France, pour l'accueil du projet ITER, le réacteur de fusion destiné à fournir d'ici le milieu du siècle, une énergie propre et inépuisable. Il s'agit là d'un sujet très important. Nous comprenons bien nous, Européens, que nos amis chinois veulent des transferts de technologies. Nous sommes ouverts à cette approche, mais avec le transfert de technologie, nous répondons aux objectifs d'aujourd'hui et de demain, de demain matin, mais ce qui est encore plus important c'est qu'ensemble nous travaillons sur les technologies de demain après-midi, d'après demain, des technologies qui donneront au monde de nouvelles forces, de nouveaux moyens.

Et c'est ce partenariat pour l'innovation technologique qui nous paraît aujourd'hui le plus important de réussir. C'est pour ça que nous sommes très heureux de voir la présence d'ingénieurs chinois par exemple à Cadarache, alors que le projet sera financé à 10 % par la Chine. Cette coopération d'ingénieurs est une illustration de ce que nous voulons pour ces technologies du futur, les échanges d'intelligence, de savoir et de compétence.

De façon sans doute moins spectaculaire mais avec des résultats aussi forts, la Chine participe au programme cadre européen pour la recherche et le développement. Cent quatorze projets ces cinq dernières années sont des projets sino-européens, qui ont vu le jour et il y a eu plus de 36 projets pour la seule année 2004. En matière de recherches, l'Europe et la Chine travaillent toujours davantage ensemble. Dans deux ans le nouveau programme cadre mettra l'accent sur des projets liés aux besoins industriels qui apporteront une contribution concrète à la croissance. Les échanges de personnes progressent donc rapidement.

Je signale aussi les échanges qui sont des échanges de personnes créateurs comme les échanges touristiques avec cette entrée en vigueur le 1er septembre 2004 de la destination touristique agréée pour ouvrir la voie du tourisme de groupe chinois en Europe. Plus de 600 000 touristes chinois devraient se rendre en Europe cette année. J'espère pouvoir vous y accueillir. Une grande majorité viendra, je l'espère, en France ; au moins je le souhaite.

L'Union est surtout le premier lieu d'études pour les étudiants chinois. Au cours de leur dernière année universitaire en Europe, les étudiants européens ont accueilli 100 000 jeunes chinois pour avec eux suivre les cours des universités et des écoles européennes. Une fenêtre spécifique a été ouverte vous le savez pour le programme Erasmus Mundus, le programme européen qui est destiné à faciliter les échanges universitaires et à accueillir notamment les jeunes chinois.

La Chine, elle aussi, accueille un nombre croissant d'étudiants européens, pour des séjours linguistiques de courte durée, mais aussi de plus en plus fréquemment et c'est important, pour y suivre un cursus intégré dans leurs études. Ce phénomène témoigne de l'attractivité grandissante des universités chinoises. Je tiens à cet égard à saluer tous les étudiants français et chinois présents dans la salle et qui sont impliqués dans l'un ou l'autre de ces programmes d'échanges. Au sein même de votre université, l'université de Shanghai, le succès du master en management des médias témoigne de l'internationalisation des universités chinoises. C'est le résultat d'une coopération réussie entre l'Institut des arts audiovisuels de l'université de Shanghai, et l'institut de l'administration des entreprises de Lille et de l'école supérieure de journalisme de Lille.

Il y a bien d'autres exemples de partenariat réussi entre la France, l'Europe et la Chine, dans le domaine éducatif. Depuis 1999, le consortium des grandes écoles d'ingénieurs, ParisTech, a créé l'université de Tongji, de Shanghai, un institut franco-chinois d'ingénierie et de management a ainsi vu le jour. Il organise des programmes de formation, de niveau master pour des étudiants chinois de haut niveau académique, un véritable centre franco-chinois pour la science, la technologie et l'innovation dédié au développement d'activités communes d'enseignement et de recherches appliquées en sciences de l'ingénieur sera également bientôt ouvert.

Le président de la République, Jacques CHIRAC, en a posé la première pierre à l'occasion de sa visite en octobre dernier. Je souhaiterai également mentionner le programme éducatif d'excellence, 50 lycéens chinois en classe préparatoire scientifique, qui s'inscrit dans le cadre de l'année de la France en Chine. L'Union européenne souhaite accompagner la Chine pour relever les grands défis de son émergence. Les dirigeants chinois que j'ai rencontrés m'ont tous posé de nombreuses questions sur la construction européenne pour mesurer nos défis réciproques et positionner les défis de la Chine par rapport à ceux des mutations de l'Europe.

Plusieurs révolutions sont à affronter dans l'un et l'autre des continents, une révolution industrielle, une révolution scientifique, une révolution technologique. Nous mesurons les défis de la Chine avec le passage à l'économie de marché et l'apprentissage des règles de la mondialisation. Nous voyons combien ces mutations se font à une vitesse fulgurante. Faut-il rappeler que dans nos sociétés européennes, ces processus de mutation se sont étirés sur des décennies. La politique de réforme et d'ouverture économique a donné naissance au miracle chinois. Le succès, votre succès est au rendez-vous. Il reste à la société chinoise à inventer son devenir. La Chine avec le génie propre de son peuple et les leçons de sagesse de 5 000 ans d'histoire ne manquent pas de ressources pour y parvenir.

L'Europe peut l'y aider, l'Europe qui s'est elle-même réinventer en 1957 avec le traité de Rome pour rapprocher les nations dans une plus grande solidarité, l'Europe qui se réinvente aujourd'hui, au travers du projet de Constitution européenne, pour davantage de démocratie, davantage d'efficacité, de justice, de place pour le citoyen mais aussi de poids et de force sur la scène mondiale. Plusieurs défis que l'Europe a relevés et relève encore sont également ceux de la Chine. Il y a matière à échanger nos expériences.

Prenons quelques exemples, ceux de l'aménagement du territoire, par exemple. J'étais hier dans les régions du Nord-Est où je mesure les difficultés des mutations économiques. Nous avons connu ces difficultés et nous connaissons encore ces difficultés de reconversion industrielle où il nous faut développer des technologies nouvelles pour trouver des emplois à ceux que les mutations industrielles ont privés de travail. C'est un impératif d'équité, c'est un impératif d'efficacité.

J'ai écouté les gouverneurs des trois provinces du Nord-Est m'exposer les grands axes de reconversion de leur région, les premiers succès enregistrés, mais aussi l'immense tâche qu'il reste à accomplir. Avec les parlementaires, présidents de région, et de collectivités territoriales, chefs d'entreprise qui m'accompagnent, je leur ai proposé le soutien de la France, et aussi celui de l'Europe pour participer ensemble à ces reconversions. Je pense évidemment à des coopérations en matière de formation pour créer des filières de formation d'ingénieurs mais aussi d'échanger avec notamment un centre de ressources sur les reconversions et les mutations industrielles qui existent dans l'Est de la France et qui peut participer par son savoir-faire aussi à ce type de travail en commun pour la reconversion.

De même les collectivités territoriales françaises, dans le cadre de ce que nous appelons la coopération décentralisée, de collectivité locale à collectivité locale, de mairie à mairie, peuvent participer à travailler ensemble sur les grands projets notamment les grands projets urbains. Un autre sujet par exemple, la politique européenne de la concurrence. C'est un exemple original de ce que nous pouvons apporter ensemble comme réflexion pour adapter ces principes économiques à la problématique chinoise. Je sais que sur ce sujet, la Commission européenne mène depuis un an un dialogue sectoriel avancé avec le ministère du commerce chinois. Parmi les importants programmes de coopération que l'Union européenne mène avec la Chine, nous voulons souligner la question de la consolidation de l'Etat de droit qui occupe une place centrale.

La Chine comme la France souhaitent que le monde du 21e siècle soit un monde gouverné par l'Etat de droit. L'Etat de droit dans les échanges économiques bilatéraux, multilatéraux, Etat de droit dans les échanges politiques avec l'organisation des Nations Unies comme source du droit international.

De manière plus globale, le défi majeur que la Chine relève aujourd'hui est son intégration régionale, continentale. Longtemps accaparé par son propre développement et par ses priorités intérieures, la Chine s'ouvre aujourd'hui au monde avec une rapidité fulgurante et un modèle de développement délibérément extraverti. Son commerce extérieur représente aujourd'hui près des deux tiers de son produit national brut, un chiffre jamais atteint.

La Chine a entrepris de rassurer ses voisins sur le caractère pacifique de son émergence. Elle doit réfléchir aussi avec eux à une nouvelle architecture régionale dans une région qui connaît trop ou trop peu d'organisation. Dire qu'à l'inverse, l'Europe a beaucoup à apprendre de la civilisation chinoise est une évidence. L'Europe doit se mettre à l'école du monde chinois. Je le constate de nouveau avec ce voyage en Chine. Nous avons besoin de votre sagesse, l'Europe et la Chine peuvent avancer ensemble en faisant de leurs riches histoires des forces d'avenir. Un axe majeur de la vie internationale sera marqué par le devenir des relations euro-chinoises.

La France veut agir dans ce sens. La France est depuis plusieurs années le moteur du développement des relations euro-chinoises. La France veut agir dans ce sens. La France veut agir dans ce sens. La France est depuis plusieurs années le moteur du développement des relations euro-chinoises. Nous avons eu très tôt l'intuition des relations stratégiques qui devait se nouer entre la Chine et l'Europe. La Chine retrouve aujourd'hui la place qui avait toujours été la sienne et qui aurait du toujours être la sienne au centre du monde. Une Europe plus unie, et plus forte elle aussi s'affirme sur la scène internationale.

Quoi de plus naturel que ces deux pôles en devenir intensifient leurs échanges ! C'est une idée simple. Nous en avons progressivement convaincu nos partenaires européens. Il a fallu la lucidité et la clairvoyance en 1964 du Général De Gaulle, pour reconnaître de façon prémonitoire la République populaire de Chine, ouvrant ainsi la voix à la quasi totalité des Etats de la planète qui souhaitaient à leur tour établir des relations diplomatiques avec la Chine. La France continuera de prendre l'initiative à Bruxelles et dans les enceintes compétentes de l'Union européenne, pour promouvoir auprès de nos partenaires une approche stratégique globale des relations avec la Chine. Nous sommes partisans de donner aux relations Union européenne Chine un cadre nouveau et ambitieux, un cadre qui prenant pleinement en compte la diversité actuelle de nos relations assure cohérence et dynamisme.

Il est urgent de travailler ensemble à ce nouvel accord de coopération entre l'Union européenne et la Chine, un accord couvrant tous les sujets, les questions politiques, les enjeux économiques et commerciaux, les défis scientifiques, les questions migratoires, et les politiques culturelles. C'est un travail de longue haleine. Il pourrait être complété par exemple, dès le prochain sommet Union européenne Chine du mois de septembre par un plan d'action identifiant quelques grands sujets internationaux et bilatéraux sur lesquels nous souhaitons dès à présent engager un dialogue en profondeur avec la Chine.

Les sujets ne manquent pas. Je pense en priorité aux réponses à apporter aux risques globaux, en particulier la prolifération nucléaire et les atteintes à l'environnement ou le crime organisé. L'émergence de la Chine dont cette nouvelle visite me permet de prendre toute la mesure est une chance, une chance pour l'Europe, une chance pour la France. La Chine retrouve aujourd'hui sa place. Tout laisse à penser que de la transition en cours sortira une Chine forte, un pays stable, une grande nation, écoutée, responsable et en paix avec ses voisins. L'essor de la Chine favorise l'apparition de ce monde plus sûr, plus solidaire et plus respectueux dans lequel l'Europe aussi assume avec force toute sa place. La Chine et l'Europe peuvent construire pour le monde de demain une relation de coresponsabilité. Nous sommes en charge de ce qui est le plus important, la lutte pour la paix, contre la misère dans le monde. L'Union européenne se renforce, la Chine se transforme. Ensemble, assumons cette coresponsabilité du 21e siècle pour un monde plus fraternel plus généreux.

Je vous remercie.

(Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 10 mai 2005)

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