Conférence de presse de M. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, sur la situation sociale, le référendum sur le traité constitutionnel et le lundi de Pentecôte travaillé, Paris le 4 avril 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conférence de presse de M. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, sur la situation sociale, le référendum sur le traité constitutionnel et le lundi de Pentecôte travaillé, Paris le 4 avril 2005.

Personnalité, fonction : CHEREQUE François.

FRANCE. CFDT, secrétaire général

ti : Morosité, " Grogne sociale ", poussée du " Non " au référendum, depuis le début de l'année, sondages, études, observateurs, nous renvoient l'image d'un pays qui traverse un épisode dépressif. Pour la CFDT, il existe bel et bien de vrais motifs de mécontentement et d'incertitudes. Mais ces vraies raisons de doute ne doivent pas se muer en mauvaises raisons de découragement.

Fidèle à sa conception d'un syndicalisme réformiste, qui s'appuie sur la critique sociale, l'ambition de transformation et la conquête de résultats, la CFDT conteste, revendique, elle négocie et propose aussi dans une période où les opportunités ne manquent pas.

Nous avons fortement contesté la loi sur la réduction du temps de travail, fait notre travail de syndicalistes auprès des parlementaires pour faire passer des amendements. Nous continuerons de défendre les 35 heures dans les entreprises et dans les branches partout où nous sommes présents.

Nous avons manifesté pour revendiquer l'augmentation du pouvoir d'achat dans le secteur privé et les fonctions publiques. Vient maintenant le temps de négocier avec des objectifs ambitieux, dans le public comme dans le privé nous sommes prêts à ouvrir ces chantiers

Sur le front des négociations toujours, nous allons vers une séance que nous espérons conclusive sur la Convention de reclassement personnalisé et c'est une bonne chose pour l'accompagnement des chômeurs vers le retour à l'emploi. Nous entrons dans les négociations Pénibilité et Emploi des seniors avec lucidité sur les obstacles que nous allons rencontrer mais avec une vraie volonté de les dépasser. Pour améliorer concrètement la santé au travail et pour corriger l'injustice sociale qui consiste à gérer les âges comme une variable d'ajustement.

Nous allons mobiliser nos équipes le lundi de Pentecôte pour faire la démonstration au gouvernement que la solidarité avec les personnes âgées méritait tout autre chose que ce qui est fait là. Nous avons toujours été opposés à la suppression de ce jour férié, qui fût au passage une première attaque contre les 35 heures et qui, une fois de plus fait reposer la solidarité sur les seuls salariés sans une totale garantie sur la destination des fonds.

Enfin, nous avons fait le choix dès septembre, avec la Confédération européenne des syndicats (CES), de soutenir le traité constitutionnel soumis au référendum du 29 mai en France. Nous pensons, avec la quasi-totalité des syndicats européens, que ce texte, dans ce qu'il contient de nouveau, comporte de réelles avancées sur le plan des valeurs, de la démocratie européenne, politique et sociale, et en matière de droits sociaux.

Nous défendrons ces positions jeudi 7 avril, lors d'un meeting à la Mutualité en présence de John Monks, secrétaire général de la CES, de Jorge Semprun, écrivain et ancien ministre espagnol de la Culture, d'Eurodéputés et de 1800 militants. Il nous semble fondamental dans la période de ramener dans ce débat pédagogie et clarté, là où règnent le plus souvent l'amalgame et la confusion.

Prenons garde en effet de ne pas détourner le débat européen, en mélangeant ce qui relève du contexte national et ce que dit, ou ne dit pas le projet de Constitution.

C'est parce que nous sommes exigeants dans le débat social, capables de nous mobiliser avec la CES contre la directive Bolkestein et en France contre toutes les mesures que nous jugeons régressives, que nous assumons sereinement notre soutien à ce projet de traité.

(Source http://www.cfdt.fr, le 5 avril 2005)

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