Déclaration de M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, sur les "poilus" jurassiens durant la Première Guerre mondiale, Lons-le-Saunier le 29 avril 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, sur les "poilus" jurassiens durant la Première Guerre mondiale, Lons-le-Saunier le 29 avril 2005.

Personnalité, fonction : MEKACHERA Hamlaoui.

FRANCE. Ministre délégué aux anciens combattants

Circonstances : Remise des prix du concours sur les "poilus" jurassiens, à Lons-le-Saunier, le 29 avril 2005

ti : Monsieur le Préfet,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,


La guerre de 14-18, la Grande Guerre, a marqué notre Histoire. L'histoire de la France bien sûr, mais aussi celle de l'Europe et du monde entier.

Aujourd'hui encore, 90 ans plus tard, les conséquences de cette grande épreuve perdurent. Parfois pour le meilleur, je pense à nos voisins et amis d'Alsace et de Moselle qui ont alors retrouvé leur patrie. Parfois pour le pire, je pense aux nombreuses veuves et aux orphelins de guerre qui sont encore parmi nous.

Vous le savez, il n'y a plus en France que 10 " Poilus ". Le doyen a 110 ans. 10 soldats toujours vivants sur les quelque 8 millions d'hommes mobilisés. 1,5 millions de ces " Poilus " sont " morts pour la France " au combat.

Je le dis avec force et conviction : tous ces hommes méritent notre respect et notre reconnaissance.

Ces soldats ont répondu à l'appel de la République, à l'appel de la France. Ils ont répondu courageusement et loyalement, conscients des dangers, conscients que l'intérêt supérieur de la France était en jeu. Avec nos alliés, ils ont sauvé notre territoire envahi. Ils ont résisté à l'ennemi, et ils ont remporté la victoire. Une victoire décisive, qui a sauvé la République, qui a permis le retour de l'Alsace et de la Moselle en France.

Il est donc très important de se souvenir de cette période et de ses héros.

Nous le faisons à travers des cérémonies. C'est le cas, chaque année, le 11 novembre. C'était le cas, en septembre, pour célébrer le 90ème anniversaire de la victoire de la Marne. C'était le cas, dimanche dernier, en Turquie, près du détroit des Dardanelles, pour le 90ème anniversaire de la bataille de Gallipoli.

A ces grands rendez-vous solennels, doivent s'ajouter d'autres initiatives. Je suis donc particulièrement heureux de saluer celle qui nous réunit ce matin.

Avant de remercier ceux qui ont conjugué leurs efforts pour concrétiser cette excellente idée, je veux m'adresser à celles et à ceux qui ont si bien travaillé !

Aux lauréats, mais aussi à tous ceux qui ont participé à ce concours sur " Les Poilus jurassiens ". Tous ne sont pas récompensés, mais tous méritent nos applaudissements !

Chers amis de CM 1 et CM 2 du groupe scolaire du Val d'Orain à Colonne : Bravo ! Vous avez très bien travaillé.

Grâce à vous, la vie du Sergent LAPALU est sortie de l'anonymat. Il le mérite bien, puisqu'il a fait toute la guerre, sur tous les fronts, de 1914 à 1918. En étudiant sa vie, vous avez découvert combien cette guerre a été dure pour nos combattants.

Il est très probable que, comme le sergent LAPALU, comme mon propre père, votre arrière-grand-père ait, lui aussi, fait la Grande Guerre. Vous pouvez être fiers de lui. Car, il s'est battu courageusement pour notre pays, pour la France.

J'adresse également de chaleureuses félicitations aux élèves de 3ème A, B et C du collège Louis Bouvier de Saint Laurent en Grandvaux.

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre travail très approfondi, très fouillé, sur le capitaine Marcel MAIRE. C'est très précis, très argumenté, souvent émouvant. Marcel MAIRE a été un homme au destin exceptionnel, mais aussi un Français au destin proche de celui de beaucoup de ses contemporains.

Mobilisé en 1914, il l'est, à nouveau, en 1939. Mes chers amis, à cette époque, l'Europe était divisée. Les guerres étaient fréquentes.

Depuis 60 ans, il s'est produit un changement extraordinaire. Depuis 60 ans, nous sommes en paix. C'est la première fois, depuis des siècles, que la paix dure aussi longtemps en Europe. Vous le savez, l'Allemagne et la France se sont réconciliées pour toujours. L'Europe s'est réunifiée. Nos pays sont amis. Ils sont libres.

Voilà le vrai bilan de l'Europe, dont vous entendez beaucoup parler ces jours-ci.

Mesdames et Messieurs, je veux remercier très sincèrement les enseignants. Ceux des classes lauréates et, plus généralement, toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés. Ce concours, comme le Concours national de la Résistance et de la Déportation, repose, avant tout, sur l'implication des enseignants. Je leur exprime ma gratitude et ma confiance.

Dans la transmission de la mémoire, le rôle des médias est également déterminant. Le Progrès a eu un rôle exemplaire dans ce concours. Je l'en remercie très vivement. Fort de cette expérience réussie, je ne doute pas que nous aurons d'autres occasions de travailler ensemble pour le bien commun.

D'une manière plus générale, je veux saluer la mobilisation des médias. Dans la retransmission des grandes cérémonies de commémoration des Débarquements ou, dimanche dernier, avec la retransmission de la Journée nationale de la Déportation, les médias permettent d'intéresser de très vastes publics. C'est très important.

Je salue la décision du Crédit Agricole de s'associer à ce concours. C'est un signe très positif d'intérêt pour la politique de mémoire et de civisme.

Enfin, je n'aurai garde d'oublier la directrice et le personnel de l'ONAC du Jura, de la Préfecture et de la Direction de la mémoire venu spécialement de Paris. A chacune et à chacun, j'adresse mes remerciements.

Mesdames et Messieurs, le moment est venu de remettre leurs prix aux lauréats. Je le fais avec beaucoup de plaisir, en raison de la qualité des travaux primés et de l'importance de cette initiative.


Je vous remercie.


(Source http://www.defense.gouv.fr, le 13 mai 2005)

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