Déclaration de M. Dominique de Villepin, Premier ministre, à France 3 le 22 juin 2005, sur la politique agricole commune, le budget de l'Union européenne, la politique de l'emploi, la sécurité européenne et le projet de loi permettant le recours aux ordonnances. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Dominique de Villepin, Premier ministre, à France 3 le 22 juin 2005, sur la politique agricole commune, le budget de l'Union européenne, la politique de l'emploi, la sécurité européenne et le projet de loi permettant le recours aux ordonnances.

Personnalité, fonction : VILLEPIN Dominique de, LUCET Elise.

FRANCE. Premier ministre

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ELISE LUCET.- Notre chapitre politique maintenant. Le projet de loi permettant le recours aux ordonnances, en ce qui concerne l'emploi, a été approuvé ce matin en Conseil des ministres. Jacques CHIRAC a affirmé qu'il s'agissait de faire tomber les blocages à l'embauche, nous y reviendrons aussi dans un instant avec le Premier ministre qui est notre invité ce soir. Mais cette décision provoque aussi de vives réactions à l'Assemblée, où les députés ont l'impression que leur travail est désavoué. (...)

ELISE LUCET.- Invité du 19/20, le Premier ministre Dominique de VILLEPIN, bonsoir et merci de...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Bonsoir Madame LUCET.
ELISE LUCET.- Merci d'être avec nous. Tony BLAIR, on l'a entendu, disait ce matin dans une interview à la presse allemande qu'il valait mieux que l'Europe créée des emplois plutôt que de nourrir des vaches. Qu'est-ce que vous en pensez ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Il se trouve que l'agriculture en France, c'est 20 % des emplois, quand on prend à la fois la filière agricole et la filière agroalimentaire. C'est donc un montant et un nombre d'emplois tout à fait considérable, 2,5 millions de personnes. Donc, nous voulons défendre la Politique Agricole Commune, et il faut le rappeler, nous avons fait un compromis à la fin 2002, un compromis qui a été signé par les 25 Etats membres, y compris les Britanniques. Donc nous...

ELISE LUCET.- Et qui n'est pas négociable ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Nous avons fait notre part du chemin, et cela vaut jusqu'en 2013. Le président de la Commission européenne, Monsieur BARROSO vient de le rappeler. Nous avons fait également notre part du chemin sur le budget de l'Europe, puisque nous avons accepté la proposition luxembourgeoise de passer le budget de 1 % de la richesse européenne à 1,06 %, cela représente pour la France un montant supplémentaire par an de 1,5 milliards d'euros pendant toute la période.

ELISE LUCET.- Mais Monsieur le Premier ministre, on sent bien que plusieurs de nos partenaires européens ont du mal à comprendre " l'acharnement " français à défendre la Politique Agricole Commune, on parle même de l'Europe du passé !

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Non, je crois que c'est une profonde erreur, d'autant plus que la Politique Agricole Commune n'a pas à être sur la table. Ce qui est sur la table, et ce qu'on devait conclure à Bruxelles, c'est un compromis sur le budget de l'Europe. Ce compromis a été bloqué par les Britanniques, alors même que l'ensemble des nouveaux Etats membres, les 10 nouveaux Etats étaient prêts quant à eux à faire des concessions. Ce qui est sur la table, c'est donc le compromis sur le budget, et c'est aussi le chèque britannique qui est une redondance du passé.

ELISE LUCET.- Alors si je vous comprends bien, quand José Manuel BARROSO dit aujourd'hui, on l'a entendu, " il faut que d'un côté les Britanniques fassent un pas, de l'autre les Français aussi ", sur la Politique Agricole Commune, pas de concession française ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Mais je le redis, il vient de le dire lui-même, la Politique Agricole Commune n'est pas sur la table, un compromis a été trouvé, ce compromis vaut jusqu'en 2013. Que nous préparions l'avenir avec les agriculteurs, c'est exactement ce que nous allons faire, je vais recevoir dans les prochains jours, avec Dominique BUSSEREAU, l'ensemble des représentants agricoles, parce que nous voulons évoquer les questions justement de l'avenir, et en particulier la préparation de la loi d'orientation agricole.

ELISE LUCET.- Alors il y a eu le refus de la Constitution européenne par deux pays, il y a eu l'échec à Bruxelles concernant les discussions justement sur le budget. Est-ce que c'est la fin d'une certaine Europe ou est-ce que c'est la fin de l'Europe ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- C'est un choix qui nous est posé, et c'est le choix que nous devons aujourd'hui trancher. Est-ce que nous voulons une Europe du libre-échange, c'est l'Europe que défendent aujourd'hui les Britanniques, une Europe qui se réduise au seul libre-échange ou est-ce que nous voulons une Europe politique, qui cherche tous les jours davantage à répondre aux questions que se posent nos concitoyens, c'est l'Europe que nous voulons défendre. Et je crois qu'il faut tirer les leçons, à la fois de l'échec de Bruxelles et en même temps, de la situation dans laquelle nous sommes placés après le " non " français, le " non " des Pays-Bas à la Constitution européenne.

ELISE LUCET.- Concrètement ça veut dire quoi, ça veut dire qu'on travaille moins sur les institutions, qu'on est plus concret ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Ca veut dire qu'il faut se battre pour une Europe des projets. Je crois qu'il y a, aujourd'hui, plusieurs grands projets que nous devons défendre. Il y a un grand projet concernant la politique économique, l'Europe est la première puissance économique du monde, et nous n'avons pas de politique économique harmonisée. Faisons en sorte que les 12 pays de l'euro puissent se rassembler, évoquer ensemble l'harmonisation de leur politique, et en particulier que l'EUROGROUP, qui rassemble les 12 pays de l'euro, puisse dialoguer avec la Banque Centrale Européenne, dans le respect de son indépendance...

ELISE LUCET.- Ca veut dire que la¿

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Voilà un chantier qui est à ouvrir.

ELISE LUCET.- Ca veut dire que la sacro-sainte indépendance de la BCE, il faut un peu revenir dessus, il faut...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.-Non, il ne s'agit pas de la remettre en cause, il s'agit...

ELISE LUCET.- Que la BCE écoute les politiques...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Il s'agit d'avancer, d'écouter, de dialoguer dans l'intérêt de l'Europe. Et nous avons, de ce point de vue-là aujourd'hui, un atout avec l'EUROGROUP. De la même façon sur la Politique Agricole Commune, je le redis, c'est un atout pour l'Europe, l'Europe est la deuxième puissance agricole au monde, nous sommes le premier pays exportateur de produits transformés dans le monde, c'est un véritable pouvoir, ne lâchons pas la proie pour l'ombre à l'heure où nous le voyons, les Etats Unis veulent rivaliser avec nous, nous concurrencer dans ce domaine agricole. Dans le domaine de l'innovation et de la recherche, 3ème grand projet, nous avons des atouts exceptionnels, nos chercheurs dans le domaine mathématique, de la physique, de la chimie...
ELISE LUCET.- Chercheurs qui ne sont pas toujours contents d'ailleurs.
DOMINIQUE DE VILLEPIN.- C'est pour cela que nous allons travailler à cette grande loi d'orientation, dans le domaine de la recherche, c'est pour ça que nous allons défendre au mois de juillet, les pôles de compétitivité que nous allons développer en France. Eh bien ! dans ce domaine-là aussi, l'Europe doit relever le défi, et je propose que nous créions en France, dans les tous prochains mois, un, deux, trois grands centres de recherche de haute technologie européens, ouverts aux chercheurs français et étrangers...

ELISE LUCET.- Ca veut dire...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Je veux lancer ce projet dès 2006.

ELISE LUCET.- Pour bien comprendre, ça veut dire que ces centres seront ouverts par la France, et on y accueille des chercheurs...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Il s'agit d'attirer..

ELISE LUCET.- Européens.

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Absolument, et il s'agit d'attirer des laboratoires de recherche, des chercheurs, des universités, de mettre ensemble toutes ces compétences avec les entreprises, pour préparer l'avenir.

ELISE LUCET.- Et on sait déjà où ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Ah, nous allons l'étudier et l'explorer. Alors 4ème grand projet, c'est l'Europe de la sécurité et de la défense, nous avons ouvert la voie dans le domaine du contrôle des frontières, la lutte contre l'immigration clandestine, dans le domaine de la Défense, il faut aller plus loin. Et enfin, dernier grand projet, c'est une véritable démocratie européenne, j'ai la conviction que nous devrons franchir un pas, et c'est pour cela que je propose que nous étudions, avec les autres pays européens, un véritable service civil européen. Si nous agissons ensemble pour les jeunes de cette Europe, à la fois dans le domaine sanitaire par exemple, dans le domaine humanitaire, eh bien ! nous allons trouver le moyen de rapprocher nos peuples, nous avons besoin de cette proximité, elle est indispensable. Et bien sûr, dans ce cadre, nous tirons les leçons, c'est les leçons que le président de la République a lui-même tirées, c'est la voie qu'il a tracée d'une Europe plus proche des citoyens, qui prenne en compte cette exigence sociale indispensable. C'est la première leçon que nous tirons de l'après 29 mai, davantage de réponses aux citoyens, prendre en compte cette dimension sociale, c'est une exigence absolue. Et je veux évoquer cela au niveau français, et je vais donc proposer de rencontrer, dès le début de la semaine prochaine, l'ensemble des formations politiques françaises qu ont participé au scrutin référendaire, je vais donc les recevoir pour évoquer avec eux cette évolution de l'Europe.

ELISE LUCET.- Pour bien comprendre, le programme civil européen, c'est bien ça...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Le service civil européen...

ELISE LUCET.- Service civil européen, ça consiste en quoi exactement...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- C'est de proposer...

ELISE LUCET.- Ca s'adresse à qui, est-ce que ça s'adresse un peu Erasmus à des gens...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- C'est de proposer... il s'agit de reprendre cette idée d'Erasmus, qui profite malheureusement à trop peu d'étudiants, de proposer donc aux jeunes européens qui le souhaitent, un service civil dans le domaine humanitaire, dans le domaine sanitaire, dans un certain nombre de domaines très précis, de leur permettre de travailler ensemble à de grands projets, de grandes causes. Je crois que si nous étions capables de démarrer un tel projet, nous marquerions notre volonté d'aller de l'avant à partir des valeurs qui sont les nôtres.

ELISE LUCET.- Pour ça, il faut l'accord des autres 24...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- C'est une proposition, mais une fois de plus, nous avons des idées, nous sommes en tête dans beaucoup de domaines, eh bien ! avançons plutôt que de rester dans l'impasse où nous sommes aujourd'hui.

ELISE LUCET.- Alors venons-en maintenant à l'action que vous avez engagée avec le gouvernement, notamment sur l'emploi. Thierry BRETON annonçait, on l'a entendu hier, des chiffres qui sont assez alarmants concernant la croissance, on parle même de 1,5 % au lieu des 2,5 % prévus. Comment est-ce que vous pouvez mener une politique volontariste, c'est ce que vous avez dit lors de votre discours de politique générale, avec ces chiffres-là on a un peu le sentiment que c'est quadrature du cercle.

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Il faut à la fois être volontaire, et il faut en même temps être pragmatique, c'est-à-dire aller chercher les emplois là où ils se trouvent, et c'est pour ça que j'ai décidé de cibler ce plan d'urgence pour l'emploi, et je l'ai ciblé sur les très petites entreprises, parce que c'est là qu'il y a les gisements les plus importants. Ne l'oublions pas, nous avons 2,5 millions de chômeurs en France, et nous avons 500.000 postes qui peinent à trouver preneurs. Donc, il faut travailler à cette meilleure adéquation entre l'offre et la demande. Alors vous avez raison, il y a au 1er trimestre un fléchissement, 0,2 %, de la croissance, mais l'investissement, la consommation se tiennent bien dans notre pays. Alors appuyons-nous sur ce qui constitue nos forces, notre volonté, notre énergie, appuyons-nous sur ces gisements que constituent les très petites entreprises, encourageons l'emploi, nous encouragerons ainsi, à travers l'activité, la confiance et la croissance.

ELISE LUCET.- Alors, vous dites " on encourage l'emploi, notamment dans les très petites entreprises ", on a entendu tout à l'heure dans le reportage qu'il y a de fortes résistances chez les syndicats en ce qui concerne le contrat nouvelle embauche, particulièrement sur la période d'essai de 2 ans, est-ce que vous êtes prêt à revenir là-dessus ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Qu'il y ait des réticences ou des résistances, c'est normal, dès lors qu'il s'agit de quelque chose de nouveau, il est normal qu'il y ait des préoccupations et des inquiétudes. Pourquoi avons-nous choisi cette période de 2 ans ? Parce qu'il s'agit pour les entrepreneurs qui prennent un risque, un très petit entrepreneur, un commerçant, un boulanger, un pâtissier, quand il embauche il prend un risque pour son entreprise, et il a donc besoin de consolider cet emploi. Il pourra consolider sur la période de 2 ans cet emploi, et dans le même temps, parce que je suis préoccupé par le fait de donner plus de sécurité aux salariés, je veux que l'on puisse consolider aussi le droit des salariés...

ELISE LUCET.- Ca veut dire...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- C'est-à-dire qu'ils auront des droits donc à une indemnités, qu'ils auront droit à un préavis, et que ces droits seront renforcés à mesure du temps qu'ils passeront dans l'entreprise.

ELISE LUCET.- Mais si je vous comprends bien, vous ne revenez pas sur la période des 2 ans !
DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Cette période des 2 ans est à la fois une nécessité économique pour l'entrepreneur, et en même temps une nécessité sociale pour le salarié, puisque 'une fois de plus, ces droits progresseront à mesure du temps qui passe. Il aura droit à une allocation chômage, et il aura droit à un service d'accompagnement vers un nouvel emploi s'il se heurte à des difficultés.

ELISE LUCET.- Alors sur l'utilisations des ordonnances, vous l'avez annoncé ce matin en Conseil des ministres, en ce qui concerne l'emploi, on l'a entendu aussi dans le reportage, beaucoup de députés, même à droite, on a entendu Claude GOASGUEN, vous reproche de mépriser le travail de l'Assemblée ou même de passer un peu en force.

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Alors d'abord, il faut redire que dans le domaine social, les ordonnances ce n'est pas une nouveauté, ordonnance en 1945, en 67, en 82, 12 ordonnances..

ELISE LUCET.- Ce n'est pas si fréquent¿

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Qui ont été adoptées en un an. Dans le domaine social, toute la rénovation de la Sécurité sociale s'est faite par ordonnance. Il s'agit aujourd'hui de faire face à l'urgence et à la nécessité. Quand vous êtes dans la difficulté, eh bien ! vous sollicitez une ordonnance, eh bien ! nous sommes exactement dans cette situation, il y a urgence, il faut agir vite. Comment faire, pour avoir un plan d'urgence qui soit mis en place au 1er septembre ? La seule solution c'est les ordonnances, sinon nous étions partis pour de longs mois. Mais je veux le faire dans le dialogue social, Jean-Louis BORLOO et Gérard LARCHER ont rencontré l'ensemble des partenaires sociaux, ils vont continuer à le faire et je le fais à travers un débat parlementaire approfondi, contrairement à ce qui été indiqué dans votre reportage.

ELISE LUCET.- Et quand l'UDF menace de ne pas voter justement cette loi sur les ordonnances, vous leur dites quoi ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- L'UDF n'a pas voté la confiance au gouvernement, je le regrette personnellement, l'UDF prend ses responsabilités. Je crois que dans l'histoire de notre pays, il faut savoir honorer les rendez-vous. Aujourd'hui, ce n'est pas tellement un rendez-vous avec le gouvernement que je dirige, c'est un rendez-vous avec les Françaises et les Français et avec la France. Nous connaissons la situation économique à laquelle nous sommes confrontés, Thierry BRETON l'a décrite hier, est-ce que vous croyez vraiment que dans cette période, nous devons nous diviser ? Je crois qu'il faut au contraire se rassembler. Ce plan est aujourd'hui le meilleur plan possible, il nous permet de rassembler nos énergies, et c'est un plan pragmatique. Alors retrouvons-nous, rassemblons-nous, et faisons en sorte de travailler tous pour nos compatriotes.

ELISE LUCET.- Une question sur la méthode de votre gouvernement, lorsque Nicolas SARKOZY affirme qu'il faut nettoyer le quartier de La Courneuve au karcher, qu'est-ce que vous en pensez ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Je pense qu'il y a des règles dans notre pays, et que les règles elles sont faites pour être respectées, et que ces règles doivent être égales pour tous. Le premier devoir d'un gouvernement...

ELISE LUCET Non mais...

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- C'est de répondre aux préoccupations de nos concitoyens. Il n'y a pas de raison qu'il y ait deux poids deux mesures dans notre pays, qu'il y ait des quartiers dans lesquels la sécurité soit assurée, et des quartiers où elles le soient moins bien. Donc, que nous ayons le souci d'honorer, je crois que c'est la meilleure façon de servir la démocratie et la République.

ELISE LUCET.- Mais cette expression, elle ne vous choque pas, " nettoyer un quartier au karcher " ?

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Ce qui me choque, c'est de ne rien faire. Donc une fois de plus, chacun aborde ces questions avec sa sensibilité, je suis républicain convaincu, je crois au respect de la règle, chacun le fait - et vous le voyez bien dans ce gouvernement - entre Jean-Louis BORLOO, Thierry BRETON et Nicolas SARKOZY, il y a des sensibilités différentes. Ces sensibilités font la richesse de ce gouvernement. J'assure la direction, la cohérence de l'ensemble, et je le fais une fois de plus dans l'esprit de la République.

ELISE LUCET.- Monsieur le Premier ministre, merci d'avoir été l'invité du 19/20.

DOMINIQUE DE VILLEPIN.- Merci à vous.

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