Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur le rôle économique des PME et des très petites entreprises (TPE), Paris le 14 juin 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur le rôle économique des PME et des très petites entreprises (TPE), Paris le 14 juin 2005.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président;FRANCE. UMP

Circonstances : 3ème édition de "Planète PME", journée nationale de la CGPME, à Paris le 14 juin 2005

ti : Monsieur le président de la CGPME,
Messieurs les présidents,
Monsieur le commissaire général,
Mesdames, Messieurs,


Je suis très heureux d'être parmi vous pour la troisième édition de Planète PME marquée par la présence de milliers de chefs d'entreprise.

Le parrainage de Planète PME par le Sénat est légitime pour deux raisons. Dès mon accession à la présidence du Sénat, j'ai engagé avec mes collègues sénateurs, des initiatives pour le monde économique destinées à valoriser l'esprit entreprenarial et à former des passerelles entre politiques et entrepreneurs : stages d'immersion en entreprise et rencontres sénatoriales sur l'entreprise en collaboration avec le salon des entrepreneurs. Les rencontres sénatoriales de l'apprentissage ont rassemblé cette année plus de 300 apprentis dans l'hémicycle du Sénat et ont consacré l'excellence de cette filière. Il ne peut pas y avoir de progrès social dans notre pays sans une économie performante. Tremplin entreprise, premier événement du capital-risque en France, a essaimé pour former Tremplin recherche, manifestation consacrée à la valorisation de la recherche. Planète PME s'inscrit donc parfaitement dans ma démarche qui vise à favoriser la rencontre entre le monde de l'économie et le Sénat de la République, institution parlementaire rajeunie, rénovée et féminisée.

La deuxième raison du soutien du Sénat à Planète PME est la contribution majeure des PME et TPE à la richesse économique de notre pays. Elles sont nécessaires aux grands ensembles industriels qu'elles génèrent et soutiennent par ailleurs. Les PME sont la source de l'emploi de notre pays et portent les valeurs de l'esprit entreprenarial.

Aujourd'hui, chacun à sa place, gouvernement et parlementaires, chefs d'entreprise et citoyens, doit faire progresser l'esprit d'entreprise en France et en Europe. La mise en place d'un cadre législatif favorable à l'entreprenariat est vital. Le Gouvernement s'y emploie, l'actualité le demande. Néanmoins, la faible part du budget national consacré à l'investissement (8 %) oblige à réaliser des économies, en supprimant par exemple, des équipements de service public très peu utilisés par les usagers. Or, cela conduit inévitablement en France à des manifestations et des pétitions d'opposition.

Le courage civique de chacun sera nécessaire pour éviter cette situation de contradiction.

A l'échelle régionale, le développement des pôles de compétitivité a mobilisé une formidable énergie en faveur de l'économie, de la recherche et de l'innovation. Le Gouvernement devrait se prononcer avant l'été sur une centaine de projets. Dans tous les cas, le dynamisme créé devra être soutenu et amplifié. Les projets de pôles de compétitivité ont permis de rassembler les industriels, les chercheurs et élus dans une même perspective de conquête de nouvelles parts de marché et d'innovation de produits. Tous les pays ont en effet aujourd'hui la même volonté de produire et d'écouler leur production afin de fournir travail et ressources à leur population.

A l'échelle nationale, le parlement met l'entreprise à l'honneur avec le projet de loi relatif au développement des PME, porté par Renaud Dutreil, celui sur la confiance et la modernisation de l'économie soutenu par Thierry Breton, le texte portant sur la sauvegarde des entreprises proposé par Dominique Perben et plusieurs transpositions de directives européennes. Cet arsenal législatif vise à dynamiser notre économie et à promouvoir l'emploi. L'entreprise est devenue la priorité du Gouvernement et du Sénat.

A l'échelle européenne, les Français ont répondu non au référendum sur la Constitution. L'interprétation de leur message est difficile. Néanmoins, nous devons désormais engager notre pays sur la voie de la modernité pour l'avenir des entreprises, de la France et de l'Europe.

En conclusion, je voudrais rendre hommage à tous les entrepreneurs français. Le Sénat s'efforcera de les aider dans l'intérêt général de la France et des Français.

(Source http://www.cgpme.fr, le 5 juillet 2005)

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