Extraits d'entretiens de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, à Europe1 et dans "Le Parisien" le 13 juillet 2005, sur la lutte contre le terrorisme, la défense européenne et les efforts en faveur de la défense. | vie-publique.fr | Discours publics

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Extraits d'entretiens de Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, à Europe1 et dans "Le Parisien" le 13 juillet 2005, sur la lutte contre le terrorisme, la défense européenne et les efforts en faveur de la défense.

Personnalité, fonction : ALLIOT MARIE Michèle, ELKABBACH JEAN Pierre.

FRANCE. Ministre de la défense

Circonstances : Fête nationale du 14 juillet 2005

ti : (Entretien de Michèle Alliot-Marie à Europe1, le 13 juillet 2005)


Jean-Pierre Elkabbach vous recevez Michèle Alliot-Marie , ministre de la Défense.

Jean-Pierre Elkabbach

Oui, parce que la tradition de la Vème République pour un 14 juillet, c'est la démonstration de la qualité des armées, de la Défense française et puis l'entretien rituel à l'Elysée du président de la République. Donc au c¿ur de l'événement, le ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, bonjour !

Michèle Alliot-Marie

Bonjour !

Q. Merci d'être là. Aujourd'hui ce qui se passe à Londres, l'enquête, les premiers résultats confirment l'action d'islamistes radicaux qui auraient sauté avec leur bombe. Cela veut dire qu'il y a des kamikazes désormais possibles en Europe ?

R. C'est effectivement ce que révèle cette enquête, ce qui est très préoccupant, puisque c'est une nouvelle phase, si je puis dire, dans le type de l'attentat. Il y a d'abord eu les attentats ciblés sur les personnalités puis les attentats de masse. Nous l'avons vu à Paris dès 1986, et ces attentats se sont multipliés, celui de Madrid était également de ce type. Les attentats suicides sont donc maintenant une nouvelle préoccupation. Pourquoi est-ce une nouvelle préoccupation ? Parce qu'ils sont souvent plus difficiles à détecter. Lorsque quelqu'un est prêt à laisser sa vie dans un attentat, il est difficile de l'arrêter et il est difficile aussi de déterminer le groupe. C'est la raison pour laquelle le renseignement devient quelque chose d'autant plus important. C'est ce que font à la fois les services de la Défense, notamment la DGSE, la DRM ou la DPSD, et également les services du ministère de l'Intérieur avec la DST.

Q. D'accord, mais pour les Anglais, cela n'a pas été efficace puisque l'on n'a rien remarqué !

R. Ce qui est dit aussi, c'est que les Britanniques ont travaillé depuis des mois, ils ont enquêté et ont eu l'occasion d'arrêter des personnes, de démanteler des réseaux et d'empêcher un certain nombre d'attentats.

Q. Des réseaux pakistanais, des réseaux de chez eux ?

R. Comme je viens de le dire, l'attentat suicide est certainement ce qui est le plus difficile à enrayer. Parce qu'il y a toujours quelqu'un qui peut passer à travers les mailles du filet.

Q. C'est-à-dire qu'à Londres, il s'agit de Britanniques d'origine pakistanaise qui vivaient à l'intérieur de leur propre société ?

R. Absolument !

Q. Le kamikaze qui est un combattant de la mort, il peut être banalement mon voisin ?

R. Oui. C'est également un des aspects les plus récents et que l'on avait d'ailleurs commencé à voir à New York, puisque certains des auteurs des attentats du 11 septembre étaient aussi des gens qui paraissaient très installés dans la société. C'est un phénomène nouveau puisque cela nous permet aussi de voir que le terrorisme, ce ne sont pas simplement des gens qui viennent de certains pays ou qui sont des 'asociaux'.

Q. Ils sont là, les terroristes sont ici ?

R. C'est aussi la raison pour laquelle il est important que l'on cherche des solutions, y compris des solutions diplomatiques aux crises qui existent et qui servent de prétexte à un certain nombre de gens qui trouvent la motivation pour mener ces attentats suicides. C'est également la raison pour laquelle il est important que nous sachions agir sur le plan économique. Je vous rappelle l'action du président de la République au niveau de la communauté internationale pour essayer de faire disparaître ce sentiment d'injustice et de grande inégalité qu'il peut y avoir entre certaines régions ou certaines parties du monde. Là aussi, c'est quelque chose qui est susceptible d'alimenter la motivation de gens qui sont ensuite prêts à commettre ces attentats.

Q. Alors en Europe, le terrorisme, vous le confirmez, est en train de changer de nature et les risques augmentent par conséquent. On voit bien que tous les agents de la protection des Français sont en place : des policiers, des gendarmes et l'armée sont en état d'alerte rouge avec le Vigipirate rouge. Mais une journée comme demain Michèle Alliot-Marie, Paris est-elle en sécurité ?

R. Nous prenons effectivement tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité. Il est difficile de dire que c'est à 100 %, parce que contre le terrorisme, il y a toujours des risques. Ce que je peux dire, c'est que nous aurons pris tous les moyens quantitatifs et qualitatifs pour protéger cette manifestation qui doit être une manifestation de convivialité et de joie et qui réunit les Français autour de leurs armées.

Q. Vigipirate rouge demeure et continue ?

R. Vigipirate rouge a été décidé par le Premier ministre, en concertation avec le président de la République il y a quelques jours. Nous avons immédiatement réagi. Dans les deux heures, nous avons notamment mobilisé des militaires qui étaient au repos et qui sont immédiatement repartis sur les sites sensibles. Depuis, nous avons fait une mobilisation très importante. Il y a aujourd'hui plus de 1 200 militaires, sans compter les gendarmes, et bien sûr, sans compter les policiers.

Q. Mais cela continue, ce n'est pas prêt de s'arrêter ?

R. Nous sommes actuellement dans une période qui se situe au lendemain d'un attentat et qui oblige à avoir une vigilance maximum. C'est ce à quoi correspond Vigipirate rouge.

Q. Est-ce que l'action de la France en Afghanistan, à propos de l'Irak, ne fait pas prendre à la France trop de risques ?

R. Non, la France est résolument engagée dans la lutte contre le terrorisme. Nous devons lutter contre le terrorisme, parce que c'est la seule façon de pouvoir répondre dans l'avenir à des actes comme ceux qui ont été commis. L'action militaire et de renseignement est un élément à côté de l'action diplomatique, de l'action politique et économique. Ne nous faisons aucune illusion, tout pays libre, tout pays qui respecte les droits de l'homme et les droits de la femme est une cible potentielle pour ce type de terroristes.

Q. Oui, mais alors à ce moment là, est-ce que les armées de l'Europe et la nôtre sont adaptées à ce type de combats et de guerres qui est mené contre l'Occident, en tout cas l'Europe et tous les pays du système international classique ?

R. C'est une lutte multiforme que nous devons mener, parce que le terrorisme est lui-même multiforme et qu'il a des sources diverses.

Q. Notre armée est-elle adaptée ?

R. Oui, notre armée est adaptée. La preuve, c'est ce que fait notre armée en Afghanistan comme vous venez de le rappeler, et où son action est unanimement saluée par l'ensemble des autres armées et par le gouvernement afghan. Il y a cette action militaire, il y a l'action du renseignement et puis il doit y avoir parallèlement toutes les actions nécessaires pour faire disparaître ce qui sert de prétexte au terrorisme dans le monde.

Q. L'Afghanistan reste une menace ?

R. L'Afghanistan est un lieu de grande déstabilisation. Tant que ce pays n'aura pas retrouvé des institutions et une stabilité, il sera susceptible de servir de base arrière et de base d'entraînement pour des groupes terroristes. C'est pour cela que nous sommes là-bas. C'est simplement parce qu'il ne faut pas oublier que le siège social en quelque sorte d'Al Qaïda est en d'Afghanistan. Il y a encore des éléments d'Al Qaïda et également des Taliban en Afghanistan. Et il y a surtout la drogue qui y est produite en grande quantité. L'Afghanistan, c'est le premier producteur de drogue et cette drogue sert notamment à alimenter les réseaux financiers des terroristes.

Q . La drogue est repartie avec toutes les filières, vous n'allez pas en Afghanistan bientôt non ?

R . Je serai en Afghanistan dans dix jours.

Q. Cette fois le Brésil sera à l'honneur sur les Champs Elysées, c'est son année, en plus, des footballeurs, des musiciens et des danseurs de Samba, le président du Brésil Lula a aussi une armée et on va en voir quelques éléments.

R. Absolument et c'est une armée aux côtés de laquelle nous travaillons dans un certain nombre de cas. Elle est par exemple très présente en Haïti, où nous étions nous-mêmes il y a deux ans. Ils ont pris le relais. Je pense que c'est aussi pour nous une façon de saluer un grand pays qui se développe considérablement sur le plan économique. C'est aussi un pays ami de la France et un pays qui participe à la stabilisation du monde.

Q. Demain, le défilé sur les Champs Elysées sera parfait, comme d'habitude, Madame Alliot-Marie.

R. Ce sera en effet un grand moment de ce rapport entre les Français et leur armée. Et ils peuvent en être fiers !

Q. Je pense que vous avez participé aux répétitions une de ces nuits. Et les armées sont toujours impeccables. Mais quand les soldats vont défiler devant vous, avec l'équipement le plus moderne, celui qu'on va nous montrer, est-ce que vous vous direz : pourvu que dans le budget 2006, on ne nous coupe rien, ou qu'il n'y ait pas de tentation de nous couper encore un peu ?

R. La loi de programmation militaire sera respectée pour la quatrième année successive. C'est la première fois que cela se passe dans toute l'histoire des lois de programmation militaire. C'est un engagement fort du président de la République, et cela nous permet aujourd'hui d'être respecté dans le monde entier, non seulement sur le plan militaire, mais également sur le plan politique. Vous ne pouvez pas être un grand pays et un pays qui est écouté, si vous vous contentez de faire des discours, sans avoir les moyens de défendre, y compris par les armes lorsque c'est nécessaire, vos principes, vos convictions, vos intérêts et vos concitoyens.

Q. Est-ce que le 'non' du 29 mai a stoppé ou freiné le projet de défense européenne ?

R. Non. La défense européenne est probablement l'un des éléments qui faisait le plus consensus ; c'est ce que j'ai constaté dans la campagne que j'ai menée pour le 'oui'. C'est aussi, sans doute, l'un de ceux qui sont le moins affectés, parce que depuis trois ans, elle n'a pas cessé d'avancer.

Q. C'est intouchable, c'est intouchable !

R. Non et surtout parce que depuis trois ans, sous l'impulsion notamment de la France, la défense européenne est devenue une réalité et elle a pris un tel élan qu'aujourd'hui, on ne peut pas l'arrêter. Nous allons donc effectivement continuer.

Q. Donc des coopérations militaires sont possibles, malgré le 'non' du 29 mai ?

R. Absolument et non seulement des coopérations militaires, mais également des actions très concrètes pour avoir les capacités d'agir pour nous protéger, pour protéger l'Europe et pour agir dans le monde. C'est ainsi que la force d'intervention européenne très rapide a été constituée. Vingt-cinq pays y participent. C'est ainsi que la force de gendarmerie européenne qui, elle-aussi est une création d'initiative française, est en place aujourd'hui et commence à fonctionner.

Q. Qu'est-ce que vous la défendez bien votre armée et votre Défense, mais c'est le général Bentégeat, chef d'état-major des armées, qui travaille avec vous tout le temps et surtout avec le président de la République, qui confie à Valeurs Actuelles, l'hebdomadaire, que nous avons une double insuffisance : les avions de transport tactique et stratégique, car les Transaal vieillissent, et les hélicoptères de transport.

R. Il a tout à fait raison. Ceci est du au fait que la précédente loi de programmation militaire, celle menée par le gouvernement avant les gouvernements de l'actuelle majorité, n'a pas respecté les lois de programmation militaire. Nous avons donc pris un retard important sur un certain nombre de programmes et notamment sur les programmes concernant les moyens aériens.

Q. La fâcherie avec les Anglais qui est liée à la victoire de Londres sur Paris pour les Jeux Olympiques de 2012...

R. Il ne peut pas y avoir de fâcherie ; cela ne serait pas sportif.

Q. Mais bien sûr, bien sûr que non !

R. J'ai été ministre de la Jeunesse et des Sports, puisqu'à l'époque, j'avais même fait créer le Stade de France en vue du Mondial de football.

Q. Avec le Premier ministre Edouard Balladur !

R. Et je tiens beaucoup à cet esprit sportif. Ils ont gagné. On les félicite et on souhaite que ces Jeux soient bons.

Q. Très très bien, mais est-ce que cela empêche la coopération militaire ? Est-ce que par exemple, concrètement, nous allons construire le porte-avions franco-britannique, j'ai envie de dire en commun ?

R. Pour commencer, je rappelle qu'il ne s'agit pas d'un porte-avions franco-britannique. Il s'agit de trois porte-avions, deux britanniques et un français, que nous avons effectivement l'intention de conduire en commun.

Q. Cela n'aurait pas été mieux de les faire ensemble, cela aurait été moins coûteux, plus efficace, plus rapide ?

R. Mais c'est bien ce que nous allons faire. Nous allons faire des économies d'échelle en ayant le maximum de points communs entre ces trois porte-avions, c'est-à-dire des matériels communs. Cela nous permettra effectivement de faire des économies. Je peux vous dire que depuis quelques mois, nous avons réussi à avoir de fortes convergences. Avant la fin du mois, je vais recevoir mon collègue britannique ; cela nous permettra d'acter un certain nombre de ces rapprochements qui vont effectivement nous permettre d'avoir un projet commun sur trois porte-avions différents.

Q. Donc dans la Défense, on a le moral. Vous étiez 'premier ministrable', vous êtes numéro trois du gouvernement de Dominique de Villepin, avec de l'expérience et de l'autorité. Est-ce que vous comprenez la baisse de moral collective des Français, le coup de froid actuel ? Par exemple, il y a eu des 14 juillet qui se sont sans doute déroulés dans un climat moins tendu et moins morose. Est-ce que le président de la République peut reprendre la main encore aujourd'hui ?

R. D'abord, le 14 juillet est toujours un moment de fierté pour les Français et probablement un moment d'optimisme et je pense qu'il est important de capitaliser sur cela. Pourquoi les Français sont-ils moroses ? Parce que trop souvent, trop de personnes n'arrêtent pas de dénigrer systématiquement ce qui se fait en France. Or nous avons, depuis des mois, les plus belles réussites, notamment sur le plan technologique et il n'y a pas de raison d'être morose.

(.../...)


Q. Oui, mais on ne peut pas le décréter l'optimisme. Par exemple, sur le plan mondial, on voit bien que la France et Jacques Chirac paraissent éclipsés par M. Bush. Sur le plan européen, c'est Tony Blair qui a ravi le leadership et la vedette au chancelier Schröder et à Jacques Chirac, qu'est-ce qui nous reste ?

R. Mais c'est une affirmation que vous dites. Ce que je constate, c'est que Monsieur Bush est à la tête d'un grand état, 450 millions d'habitants, donc beaucoup plus important que la France. Mais lorsque je me déplace - j'étais la semaine dernière en Egypte et j'ai parlé avec le président Moubarak de la situation dans le Golfe ; j'ai reçu un certain nombre de chefs de gouvernement ou de ministres de la Défense de ces pays -, ce que je constate, c'est que ces pays se retournent vers le président de la République, vers Jacques Chirac, et que sa parole est au moins équivalente à celle du président Bush, parce que l'on estime qu'il comprend mieux les peuples.

(.../...)

Q. Demain, c'est votre quatrième défilé ?

R. Oui, tout à fait.

Q. Quand les troupes vont passer devant vous, vous qui êtes au garde à vous, qu'est-ce que vous éprouvez ? Si nous étions dans une bande dessinée, qu'est-ce que vous mettriez dans la 'bulle' pendant qu'ils défilent ?

R. Dans la 'bulle', j'y mettrais d'abord mes pensées pour nos militaires qui sont morts au cours de ces derniers mois dans des opérations extérieures pour défendre la France, pour défendre ses valeurs, pour défendre la paix. Ensuite, j'y mettrais ma grande fierté de voir ces hommes et ces femmes, tous très jeunes et qui sont prêts à prendre tous les risques et à donner leur vie pour notre pays, pour la France.

Q. Eux ne sont pas moroses ?

R. Eux ne sont pas moroses ; effectivement, ils sont déterminés, parce qu'ils ont un idéal et que cet idéal, c'est la France.

Q. Je vous souhaite une bonne journée et un défilé réussi pour le 14 juillet.

(Source http://www.defense.gouv.fr, le 18 juillet 2005)

(Entretien de Michèle Alliot-Marie dans "Le Parisien", le 13 juillet 2005)


Le Parisien :
Après les attentats de Londres, la France est-elle menacée?

Michèle Alliot-Marie :
La France est résolument engagée dans la lutte contre le terrorisme. C'est donc une cible potentielle. Nous n'avons pas reçu de menaces spécifiques, mais il y a régulièrement des déclarations émanant de groupes liés soit à la nébuleuse Al-Qaïda, soit au GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) actif dans tout le Maghreb. Le risque existe. C'est pourquoi nous sommes en alerte rouge du plan Vigipirate.

Q. Combien de militaires ont été mobilisés?

R. Dès jeudi dernier, les militaires au repos ont été réactivés sur les lieux les plus sensibles. Le lendemain matin, un premier dispositif en alerte était déployé sur Paris. Aujourd'hui, sur l'ensemble du territoire national, 1 300 militaires sont mobilisés, sans compter les gendarmes. Dans le même temps, nous avons raccourci les délais d'alerte aérienne, ce qui nous permet d'intercepter n'importe quel aéronef en quelques minutes.

Q. La France affronte d'ailleurs Al-Qaïda et les talibans en Afghanistan...

R. La France est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme. Nous avons des troupes et des forces spéciales en Afghanistan. Notre but est le démantèlement des bases arrières d'Al-Qaïda. Si les terroristes de la mouvance islamiste se focalisent d'abord sur l'Irak et les pays membres de la Coalition, récemment ils ont aussi dénoncé les pays présents en Afghanistan, sans pour autant citer la France.

Q. Qu'attendez-vous de l'opération : " Les Franciliens accueillent leurs soldats" le 14 Juillet ?

R. Une manifestation éclatante de ce lien très fort qui existe entre les armées et la Nation, et que la fin du service national risquait de distendre. Sur proposition du gouverneur militaire de Paris, une première expérience a été menée l'an dernier dans la capitale. Elle a eu un succès populaire formidable. Cette année, plusieurs communes de la région parisienne ont manifesté leur souhait d'accueillir des soldats. Les armées sont un formidable facteur d'intégration pour les jeunes. Nous sommes pour eux le premier recruteur puisque chaque année nous engageons 35 000 jeunes. Et nous lançons une opération destinée à terme à donner une deuxième chance à 20 000 jeunes en difficulté.

Q. Votre priorité, dès la rentrée, sera la défense de votre budget...

R. Cela a déjà commencé, mais le Premier ministre l'a confirmé : la loi de programmation militaire (LPM) sera respectée. Ce sera donc une grande première : pour la quatrième année d'affilée, la LPM sera respectée dans son intégralité !

(.../...)

Q. Que peut-on attendre du chef de l'Etat, dont c'est le dixième 14 juillet à l'Elysée?

R. Il revient au président d'être garant de la cohésion nationale. A travers leur 'non', certains ont exprimé le rejet global d'une société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. C'est pour répondre à ce sentiment d'exclusion qu'une priorité absolue a été donnée à l'emploi. Les Français ont besoin de retrouver la confiance, une visibilité de leur avenir et de celui de la France. La tâche du Président c'est de donner ces perspectives.

(.../...)

(Source http://www.defense.gouv.fr, le 18 juillet 2005)

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