Déclaration de M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, sur la fédération nationale André Maginot, les efforts en faveur des anciens combattants et sur la contribution des associations d'anciens combattants à la politique de l'emploi, à Strasbourg le 23 septembre 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, sur la fédération nationale André Maginot, les efforts en faveur des anciens combattants et sur la contribution des associations d'anciens combattants à la politique de l'emploi, à Strasbourg le 23 septembre 2005.

Personnalité, fonction : MEKACHERA Hamlaoui.

FRANCE. Ministre délégué aux anciens combattants

Circonstances : Assemblée plénière de la Fédération nationale André Maginot (FNAM), à Strasbourg (Bas-Rhin) le 23 septembre 2005

ti : Monsieur le Préfet,
Madame le Sénateur-Maire,
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,


C'est avec beaucoup de plaisir que je vous retrouve, ce matin, à l'occasion de votre assemblée plénière.

Vous avez choisi, pour vous réunir, une ville qui ne laisse insensible, ni par sa beauté, ni par son dynamisme, ni bien sûr par son histoire.

Symbole des malheurs de notre Pays au cours du siècle écoulé, mais aussi symbole de l'Europe et de l'avenir, Strasbourg est un lieu idéal pour votre congrès.

Ce choix est d'autant plus judicieux qu'une des caractéristiques majeures de la Fédération André Maginot est, précisément, de respecter le passé tout en préparant l'avenir.

Permettez-moi, d'emblée, de remercier très chaleureusement votre Président Maurice GAMBERT pour cette invitation.

Je veux aussi saluer avec force son rôle remarquable à la tête de la Fédération Maginot et, plus généralement, au sein du monde combattant.

Comme je l'avais déjà constaté à Vichy, il y a deux ans, votre Fédération est toujours dynamique et active.

L'assistance nombreuse présente ce matin, en apporte, s'il en était besoin, la preuve indiscutable.

En ce début de vingt et unième siècle, vos 120 associations fédérales ou affiliées et vos effectifs, sans cesse croissants, vous donnent une autorité reconnue et des moyens d'action significatifs.

Vous les utilisez pour accomplir un travail remarquable dans tous les pans d'activité qui relèvent des missions que vous vous êtes fixés.

Je souhaite vous dire combien j'apprécie votre participation aux réflexions sur l'avenir du monde combattant et votre présence constante à nos différentes commémorations.

Vous êtes, pour le ministère des anciens combattants, plus qu'un interlocuteur. Vous êtes un partenaire à part entière.

Mesdames et Messieurs, depuis trois ans maintenant, nous avons obtenu, ensemble, des avancées importantes dans de nombreux domaines.

Nous l'avons fait en concertation, avec votre aide et votre concours, dans un esprit de respect, de confiance, toujours guidés par l'intérêt du monde combattant.

Je ne reviendrai pas sur la longue liste des réalisations menées à bien : la décristallisation, l'harmonisation des critères d'attribution de la carte du combattant, l'augmentation des droits des veuves, sans compter la réforme du rapport constant.

Cette énumération, très incomplète, atteste du chemin parcouru.

S'agissant de l'ONAC, votre congrès me donne l'occasion de rappeler que je partage votre attachement à cette institution emblématique et indispensable.

Le contrat d'objectifs et de moyens 2003-2007 le conforte en organisant sa modernisation.

Sa pérennité est désormais garantie, bien au-delà de 2007.

Mesdames et Messieurs, le projet de budget pour 2006 ne sera connu que la semaine prochaine. Je ne peux donc pas l'évoquer aujourd'hui.

Je souhaite néanmoins vous dire que nous voulons poursuivre notre action concrète et pragmatique pour répondre aux attentes réelles des anciens combattants, notamment de ceux qui sont en difficulté.

Je ne surprendrai personne en vous confiant que le contexte dans lequel se prépare le budget est difficile.

La maîtrise des finances publiques limite, vous le savez, les marges de manoeuvre.

Mais, la volonté du Gouvernement de Dominique de Villepin est nette : consolider les droits des anciens combattants et poursuivre sur la voie de leur amélioration.

Il me semble utile d'ajouter, à cet instant de mon propos, que la nouvelle présentation du budget, imposée par la Loi organique relative aux lois de finances, préserve les crédits des anciens combattants.

Ceux-ci seront toujours bien identifiés, lisibles et, naturellement, respectés.

Mesdames et Messieurs, avant-hier, mercredi, j'ai eu l'honneur de présenter en conseil des ministres, le "plan d'action du monde combattant en faveur de l'emploi".

C'est une initiative importante, qui doit tous nous mobiliser et sur laquelle je souhaite vous donner de plus amples informations.

Le combat que le Premier ministre, et tout le Gouvernement, ont décidé de livrer pour l'emploi est décisif pour la cohésion nationale.

Le monde combattant ne pouvait y rester indifférent.

Une nouvelle fois, il fait preuve de sa réactivité et de sa grande générosité.

Car, notre plan a été élaboré en étroite collaboration avec les principales associations d'anciens combattants, et notamment avec la Fédération nationale André Maginot.

Notre action s'articule en deux grands pôles :

. le monde combattant, facilitateur de l'accès à l'emploi.

. le monde combattant employeur.


Le premier objectif repose principalement sur les moyens apportés par l'ONAC, ses services départementaux et plus particulièrement ses 9 écoles de reconversion professionnelle (ERP).

Plusieurs centaines de places de formation seront proposées à des demandeurs d'emploi dans nos ERP.

Dans une logique de tutorat, ceux d'entre vous qui en ont la disponibilité et la compétence, pourront accompagner des chômeurs à travers le parcours difficile de la recherche d'emploi.


Deuxième axe d'action : le monde combattant apportera son aide en tant qu'employeur.

Le nombre de nos ressortissants et l'importance de nos institutions, constituent un véritable réservoir d'emplois.

Les associations auront recours, autant que possible, aux dispositifs des contrats aidés prévus par le plan de cohésion sociale.

Les services de l'État et l'ONAC vont également se mobiliser pour dégager des possibilités d'embauche.

J'ai la conviction que tous ensemble, nous obtiendrons des résultats concrets importants. Ils se chiffreront en milliers d'emplois.

Surtout, sur un sujet essentiel pour nos concitoyens, nous apportons la preuve de notre sens de l'intérêt général. Nous sommes là où on ne nous attendait pas.

Il faut s'en féliciter.

Mesdames et Messieurs, avant de conclure, je n'aurais garde d'oublier la politique de mémoire.

Vous y accordez une grande importance et pour l'État, c'est, chaque jour davantage, une impérieuse nécessité.

Je crois que chacun en convient, les commémorations de 2004 et de 2005 ont connu un incontestable retentissement.

Aux quatre coins de notre pays, nous avons rendu un vibrant hommage à ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie pour la Patrie, à ceux qui ont souffert dans leur chair.

Nous n'oublions pas que nous leur devons la Liberté.

L'écho en est parvenu bien au-delà de nos frontières.

Partout, les jeunes ont été présents en grand nombre. Je veux aussi saluer la grande mobilisation du monde associatif et des collectivités locales.

Qu'il me soit permis de dire que votre Fédération et la ville de Strasbourg ont été exemplaires.

Il faut s'en réjouir car ce succès rejaillit sur l'ensemble des Anciens Combattants.

Mesdames et Messieurs, à quelques kilomètres d'ici, au Struthof, le Président de la République inaugurera très prochainement le nouveau Centre européen du Résistant-déporté.

Une fois ce Centre ouvert, je souhaite que vous soyez nombreux à vous y rendre, accompagnés de jeunes. En effet, ce sera un lieu majeur pour la transmission de la mémoire de la Déportation.

Nous avons tous le devoir de nous impliquer dans cette tâche prioritaire.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, vous le constatez, nous avons encore devant nous de nombreux projets qui nous attendent, que ce soit dans le domaine de la Mémoire ou celui dans la législation combattante.

C'est ensemble que nous pourrons les mener à bien.

C'est pourquoi notre devoir est de toujours travailler en étroite collaboration et d'échanger aussi régulièrement que possible.

Vous pouvez compter sur ma détermination et ma disponibilité.


Je vous remercie.


(Source http://www.defense.gouv.fr, le 29 septembre 2005)

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