Déclarations de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur la coopération entre la France et la Chine, à Pékin du 14 au 17 septembre 2005. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclarations de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur la coopération entre la France et la Chine, à Pékin du 14 au 17 septembre 2005.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président;FRANCE. UMP, sénateur

Circonstances : Voyage en Chine, à l'occasion de la clôture de l'année de la France en Chine, du 14 au 18 septembre 2005

ti : [déjeuner offert à la Résidence de France en l'honneur des anciens élèves chinois de l'ENA,
en présence de M. Christian JACOB, Ministre de la Fonction publique, Pékin,
le 14 septembre 2005]

Monsieur le Ministre,
Monsieur l'Ambassadeur,
Madame et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs les anciens élèves de l'ENA,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Avant de laisser à notre ministre de la Fonction publique, M. Christian JACOB, le soin de préciser les modalités de la coopération franco-chinoise dans le domaine de la fonction publique, je souhaiterais, non sans avoir préalablement remercié notre ambassadeur pour son hospitalité, vous dire le plaisir et la joie que j'ai à partager ce déjeuner avec vous.

Comme vous le savez, il n'est guère de domaines, aujourd'hui, où la coopération franco-chinoise ne trouve à s'exercer et je suis sûr que les uns et les autres, ici présents, ne manquent pas de s'en féliciter.

Sans tomber dans la flagornerie, chers amis chinois anciens élèves de l'ENA -certains savent ici que je connais les qualités mais aussi les défauts de cette illustre école et surtout de ses fameux " rejetons ", si vous me passez l'expression-, je trouve tout de même exemplaire que nos deux pays aient été capables de coopérer sur un sujet aussi hautement sensible que la formation des plus hauts cadres de l'Etat.

C'est sans doute la preuve que nous partageons une certaine inclination naturelle à la centralisation -même si le Sénat ne manque jamais de plaider pour une plus grande décentralisation. C'est aussi la preuve, plus sérieusement, que nos deux pays travaillent en confiance, mus par le même souci de tendre vers un monde multipolaire, seul à même de garantir la stabilité et la sécurité du monde, grâce à la promotion du droit et de la diversité culturelle.

Je me réjouis donc que la coopération administrative entre nos deux pays, qui va bien au-delà des échanges réguliers entre nos deux Ecoles d'Administration (notre ENA et votre ENAC), j'allais dire entre nos deux catégories de " mandarins ", ne cesse de se développer et concerne même aujourd'hui la fonction publique territoriale.

Vous qui êtes des interlocuteurs d'autant plus précieux et secourables pour nous que vous connaissez parfaitement les méandres et les subtilités de notre organisation, nous comptons sur vous pour maintenir et renforcer cette dynamique, dans l'intérêt de nos deux peuples.

Soyez nos ambassadeurs auprès des autorités de vos pays.

Soyez aussi nos révélateurs, nos miroirs, pour nous aider, nous, Français, à mieux nous connaître et à mieux appréhender nos atouts et nos handicaps.

Mais j'ai assez parlé et je laisse maintenant à notre ministre de la Fonction publique, notre ami Christian JACOB, le soin de détailler ses projets.

Vive la Chine

Vive la France !

Et vive l'amitié franco-chinoise !

[rencontre avec la communauté française en Chine, Pékin, le 14 septembre 2005]


Madame et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur l'Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs les Conseillers de l'Assemblée des Français de l'Etranger,
Mesdames et Messieurs les Conseillers du Commerce extérieur,
Mesdames et Messieurs,
Chers compatriotes, Chers Amis,


Permettez-moi, tout d'abord, de vous exprimer ma joie de me trouver, ici, avec vous, parmi vous, dans cette parcelle de France qu'est notre ambassade en Chine. Merci, Monsieur l'ambassadeur, pour votre hospitalité.

A mes côtés se trouvent mes collègues et amis Jean BESSON, Président du groupe interparlementaire France-Chine, Jacques VALADE, Simon SUTOUR, Louis de BROISSIA et Joëlle GARRIAUD-MAYLAM, tous membres du groupe d'amitié et qui représentent la majorité comme l'opposition. Vous le voyez, le Sénat est une maison où l'on pratique l'ouverture... et pas seulement sur l'étranger... ou à l'étranger...

Ma venue à Pékin illustre d'abord la vitalité de notre diplomatie parlementaire, à laquelle je suis très attaché et que je ne cesse de promouvoir depuis mon élection à la présidence du Sénat.

Les parlementaires peuvent en effet parler plus librement que les gouvernements ou les diplomates.

Mais comprenons nous bien ! Nous sommes complémentaires, pas concurrents !

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Je suis heureux d'être avec vous aujourd'hui car j'ai la chance d'être dans un beau et grand pays, avec lequel nous avons d'excellentes relations et dans lequel la communauté française est particulièrement dynamique.

Un beau pays, disais-je !

Je n'ai pas besoin de vous rappeler que la Chine est le troisième plus grand pays du monde après la Russie et le Canada, riche de ses paysages variés et contrastés mais surtout de sa population, la plus importante : un milliard trois cents millions d'habitants... Ces horizons, infinis et lointains, ont fait rêver bien des générations d'aventuriers ou de pionniers, en France comme en Europe ou même au-delà...

Beau et grand pays, certes, mais aussi pays en pleine croissance, qui a réussi à réformer et à moderniser son économie, pour s'adapter à la mondialisation et s'ouvrir au monde.

Que de perspectives et d'opportunités pour les entreprises françaises ! Une croissance annuelle moyenne de 10% sur les 10 dernières années, un commerce extérieur en plein essor et des garanties améliorées pour les investisseurs étrangers.

Quels que soient les difficultés et les obstacles, évidemment nombreux, je le sais, fait-on plus alléchant, plus passionnant, plus enthousiasmant ?

Un beau et grand pays, disais-je. Très bien ! Un beau et grand pays avec lequel nous entretenons d'excellentes relations : encore mieux !

Favorisées par une communauté de vues sur la plupart des grands dossiers internationaux, les relations politiques entre la Chine et la France sont particulièrement bonnes, ainsi que l'atteste le succès des années croisées de la Chine en France et de la France en Chine (que j'aurai le privilège de clore, au nom de M. le Président de la République française, samedi soir, au palais d'été).

Nous avons en effet une même vision du monde, que nous souhaitons multipolaire, équilibré et respectueux du droit et de la diversité culturelle.

Certes, sur le plan économique, nos échanges restent très en deçà de nos excellentes relations politiques, même s'ils ne cessent de progresser. Mais il y a encore du travail, pour vous, en Chine, comme pour nous, en France ; pour les chefs d'entreprise et leurs équipes, comme pour les responsables politiques et leurs services.

Beau pays. Beau pays ami. Beau pays ami où nos compatriotes sont nombreux, dynamiques et contribuent au rayonnement de la France. Qui dit mieux ?

La communauté française de Chine, qui compte environ 12 000 personnes, largement concentrées à Hong Kong, Shanghai et Pékin est jeune, qualifiée, mobile et dynamique.

Je constate avec plaisir que la Chine continue d'attirer les Français, bien formés, mobiles et ouverts. Entre 2000 et 2004, le nombre de nos compatriotes installés en Chine a ainsi crû de 36%. Cela donne une communauté vivante, où les expatriations sont souvent réussies et synonyme d'enrichissement pour la France comme pour la Chine.

Pourtant, je ne méconnais pas les problèmes qui peuvent se présenter : difficultés d'accès à certaines professions, excès de réglementation, difficulté à maîtriser la langue... Et j'en oublie...

Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

A ce stade, je voudrais justement vous dire tout le prix que j'attache au sort des Français de l'Etranger, qui sont plus de 2 millions et contribuent, souvent aussi discrètement qu'efficacement, à la présence et au rayonnement de la France.

Je me félicite que leur représentation ait été améliorée avec la création de l'Assemblée des Français de l'Etranger, qui a succédé, l'année dernière, au Conseil Supérieur des Français de l'Etranger.

Pour les rencontrer régulièrement, je sais que ces élus, alors même qu'ils sont bénévoles et ne disposent pas réellement d'un statut -ce qu'on peut regretter-, se dépensent sans compter, à tous les sens du terme, pour défendre les intérêts de leurs compatriotes établis hors de France, dont ils sont constamment à l'écoute.

Elus par les membres de l'Assemblée des Français de l'Etranger, les 12 Sénateurs des Français établis hors de France -dont Joëlle GARRIAUD-MAYLAM, ici présente, fait partie- relaient l'action de ces délégués, et ne comptent pas davantage les heures ou les kilomètres.

Pour mieux faire connaître cette action, j'ai souhaité que le Sénat, qui, en vertu de la Constitution, est, en plus de son rôle d'assemblée parlementaire à part entière et de représentant des collectivités territoriales, le porte-parole des 2 millions de Français expatriés, fasse plus et encore mieux pour servir et soutenir les activités de vos élus.

Un site internet est ainsi consacré aux Français de l'Etranger depuis un an. Il est géré par la toute nouvelle cellule chargée des Français de l'Etranger, qui vient de se mettre en place, au sein du service des Relations internationales du Sénat.

Cellule qui devrait également organiser, sous mon autorité, à partir de l'année prochaine, une journée annuelle des Français de l'Etranger, destinée à mieux identifier les problèmes et à discuter ensemble des solutions à leur apporter.

Mesdames et Messieurs,

Les visites officielles étant par nature éphémères, il faut assurer, une fois les délégations parties, les discours prononcés et les lampions éteints, la continuité de la volonté affirmée et la concrétisation des intentions affichées.

Aujourd'hui comme hier, c'est vous, je le répète, qui êtes les véritables artisans du succès de ces visites, et celle que j'ai le plaisir et l'honneur d'accomplir aujourd'hui ne fait pas exception.

Mesdames et Messieurs les Français de Chine, vous incarnez avec talent la présence de la France loin de votre pays.

C'est précisément pour connaître les problèmes auxquels vous êtes confrontés et partager vos espoirs et vos ambitions, qu'avec mes collègues, j'ai tenu à vous rencontrer pour en débattre directement avec vous.

Dans la diversité de vos engagements et de vos entreprises, vous trouverez toujours au Sénat un écho attentif, réceptif et compréhensif.

C'est pourquoi, en me réjouissant une nouvelle fois de vous voir nombreux aujourd'hui, je forme des v¿ux sincères et ardents pour la réussite de vos projets.

Au nom de la République française, je vous remercie pour l'apport essentiel qu'en Chine, en général, et à Pékin, en particulier, vous apportez au développement et au rayonnement de la France.

Mais il est temps de vous laisser la parole !

Auparavant, laissez moi simplement dire bien fort :

Vive la Chine !

Vive la France !

Et vive l'amitié franco-chinoise !


(Source http://www.senat.fr, le 22 septembre 2005)


[déjeuner-débat organisé par la Chambre de Commerce et d'Industrie française en Chine, Pékin,
le 15 septembre 2005]


Monsieur le Président,
Madame et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,


Je suis heureux d'être parmi vous aujourd'hui et de vous voir si nombreux à ce déjeuner-débat organisé par la Chambre de commerce et d'industrie française en Chine, que je remercie de son hospitalité. J'y vois une confirmation des liens qui unissent le peuple français et le peuple chinois. Je suis également heureux de rencontrer, à travers vous, la communauté française de Chine.

Comme vous le savez, je suis venu ici pour les cérémonies de clôture de l'année de la France en Chine. Après le grand succès populaire de l'année de la Chine en France, l'année de la France en Chine a tenu toutes ses promesses et même au-delà...

Depuis octobre 2004, la France a pu présenter à la Chine sa création artistique, son patrimoine, mais aussi son savoir-faire technologique et son dynamisme économique.

Parmi les très nombreux événements qui ont marqué l'année écoulée, je retiens notamment ceux qui ont permis d'insuffler durablement une dynamique nouvelle à la coopération entre nos deux pays.

Tel a notamment été le cas du Forum sur l'innovation et la valorisation de la recherche, de la création de l'Institut technologique franco-chinois de Tongji, de l'installation à Shanghai d'un Institut Pasteur ou encore du salon " France des maisons à vivre ", qui a permis à une centaine de PME françaises d'aborder le marché chinois.

De même, l'ouverture à Pékin d'un Centre culturel français et le renforcement du réseau des Alliances françaises à travers le territoire chinois, viennent matérialiser cette volonté de partage et de dialogue qui anime nos deux pays.

Ces années croisées, riches d'échanges, s'inscrivent dans le partenariat stratégique global lancé avec la Chine en 1997, mais la France joue également un rôle de premier plan dans le renforcement des relations entre la Chine et l'Union européenne, et continuera de le faire.

Avec les relations politiques, particulièrement denses et régulières, les échanges économiques constituent un des éléments essentiels de ce partenariat global.

Je tiens à cet égard à vous féliciter pour le rôle que vous jouez dans la consolidation des relations franco-chinoises. La présence française en Chine est forte et ne cesse de progresser : nous sommes les troisièmes investisseurs européens en Chine et nos exportations progressent continûment (+23% sur les 7 premiers mois de cette année).

Nos entreprises jouent un rôle essentiel dans plusieurs secteurs, comme l'énergie, les transports ferroviaires, l'aéronautique et la gestion du cadre de vie.

Notre présence ici doit pourtant encore progresser, car elle n'est pas à la hauteur ni de nos excellentes relations politiques ni de notre poids économique dans le monde.

Cette amélioration passe notamment par une plus grande implication des PME sur le marché chinois. Il y a quelques jours, M. DUTREIL, ministre délégué aux petites et moyennes entreprises était justement à Shanghaï et à Canton, dans le cadre de l'objectif présidentiel de faire venir 1000 PME en Chine.

Car je tiens à vous assurer d'une chose : les pouvoirs publics français vous appuient sans réserve. Il est vrai que l'émergence rapide de la Chine suscite, au-delà de la fascination, beaucoup d'inquiétudes dans notre pays.

Dans une économie mondialisée, les entreprises, notamment les multinationales, recherchent, par définition, une allocation optimale de leurs capacités de production. Est-ce à dire pour autant qu'ouvrir une usine en Chine signifie ipso facto la fermeture d'une usine en France, détruisant ainsi l'emploi, notre bien le plus précieux ?

Dans certains secteurs, le danger existe. Et les pouvoirs publics doivent continuer à assumer leurs responsabilités vis-à-vis des salariés des régions menacées, par une politique de détection des risques, de formation et de promotion d'une concurrence internationale loyale.

Mais il ne faut pas perdre de vue l'essentiel. Les investissements industriels en Chine ont avant tout pour but de tirer parti de la croissance du marché chinois et de son potentiel unique au monde.

Ils sont souvent un bon moyen de conforter la société française, car l'investissement en Chine est aussi porteur de ventes d'équipements et de composants vers la Chine.

7,5% seulement des importations totales françaises résultent directement de délocalisations. Les investissements français dans les pays émergents ne représentent que 4% des investissements français totaux à l'étranger.

Certes, l'impact sur l'emploi est réel mais il ne faut jamais oublier les emplois créés par la conquête de nouveaux marchés. Dans le cas du Japon, plus ancien et qui a été longuement étudié, la balance est équilibrée. Il y a eu autant d'emplois créés que d'emplois détruits.

Aussi n'y a-t-il d'autres solutions pour la France que de se placer, comme vous le faites tous ici en Chine, au c¿ur de ces immenses marchés, pour y apporter notre savoir-faire, notre expérience et pour proposer des partenariats sincères et durables à des interlocuteurs intelligents qui comprennent que la coopération internationale est, pour tous, la clef du succès.

Dans cet effort, les pouvoirs publics français seront toujours à vos côtés. Et le Sénat et son président en particulier.

Depuis mon élection à la Présidence du Sénat, je n'ai en effet cessé de veiller au rapprochement des mondes encore trop séparés de l'entreprise et de la politique.

Je suis convaincu que les secteurs public et privé sont en France trop cloisonnés, et que de cette coupure naissent beaucoup des difficultés de notre pays, qui gagnerait à un dialogue plus fréquent, plus confiant et plus nourri entre ceux qui produisent et ceux qui gouvernent ou qui administrent.

C'est tout le sens des nombreuses manifestations organisées au Sénat depuis 6 ans, dont Tremplin Entreprises, le plus grand événement de capital-risque en France, est l'exemple le plus retentissant. Cette manifestation annuelle s'est récemment ouverte à des intervenants étrangers et nous comptons bien y accueillir, prochainement, des financiers chinois, qui seront toujours les bienvenus.

Mais je ne veux pas empiéter davantage sur le temps réservé à notre déjeuner.

Avant de vous donner la parole, laissez-moi simplement dire bien fort :

Vive la Chine !

Vive la France !

Et vive l'amitié franco-chinoise !

* * * * * * *

[Inauguration de l'École Centrale de Pékin, le 16 septembre 2005]


Monsieur le Ministre,
Monsieur le Président de l'Université,
Messieurs les Directeurs,
Madame la Marraine de la promotion,
Madame et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur l'Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,


Après les interventions de nos amis chinois et français, tout a été dit, comme l'aurait remarqué le grand Bossuet.

Aussi serai-je bref et me contenterai-je d'insister sur la valeur d'exemple du projet qui nous réunit aujourd'hui.

Cette initiative est, en effet, une parfaite illustration de la bonne coopération entre la Chine et la France. Elle montre à quel point nos deux pays savent travailler ensemble, quelle que soit la distance, géographique ou culturelle.

Je sais, et je m'en réjouis d'autant plus, que c'est à la demande des Chinois que cette belle aventure a pu être menée à bien, après des échanges réguliers et réussis entre étudiants chinois et français, et grâce aux bienfaits du mécénat : permettez-moi à cet égard de saluer la générosité de notre compatriote Mme BRU, ici présente.

Dorénavant, les jeunes Chinois n'auront plus besoin d'aller en France pour bénéficier des cours de la prestigieuse Ecole Centrale.

Je suis sûr que les échanges d'étudiants ne diminueront pas pour autant comme je suis sûr que la centaine d'élèves de la première promotion de l'Ecole Centrale de Pékin - qui sont tous là aujourd'hui et que je salue amicalement- sauront être des ambassadeurs efficaces d'une francophonie que nous souhaitons active, dynamique et ouverte sur le monde.

Je suis fier en effet que notre beau pays, héritier d'une culture et d'une histoire séculaires, héritier du siècle des Lumières, puisse transmettre une partie de son savoir et de son expertise, aux plus brillants éléments d'un des plus grands pays du monde, lui aussi héritier d'une histoire et d'une culture éternelles.

Je suis encore plus fier de savoir que tout cela se fera en français et félicite d'avance les étudiants présents aujourd'hui de leur assiduité. Nous mesurons l'honneur qui nous est fait et nous comptons bien sur la réciproque... mais je ne suis pas sûr que cela soit aussi facile (nous sommes, voyez-vous, parfois un peu moins disciplinés ou persévérants que vous...).

Je terminerai en rappelant l'attachement de la France au développement et à la promotion des échanges entre étudiants. Je suis conscient qu'avec les étudiants chinois, comme d'ailleurs avec la plupart des étudiants étrangers, la France est en retard et doit faire davantage. Vous pouvez compter sur moi pour y veiller. Des exemples comme le vôtre m'y aideront.

Bonne chance et bon vent à la première promotion de l'école Centrale de Pékin et à celles, nombreuses, qui la suivront.

Vive la Chine !
Vive la France !
Vive l'amitié franco-chinoise !

* * * * * * * *

[Inauguration de l'exposition "La France sur la Grande Muraille", le 17 septembre 2005]


Monsieur le Président,
Messieurs les Ministres,
Madame et Messieurs les Sénateurs et les élus locaux,
Monsieur l'Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,


C'est pour moi une joie et un honneur particuliers que d'être avec vous aujourd'hui, dans ce site magique et majestueux de la Grande Muraille, pour lancer, avec nos amis chinois, cet événement exceptionnel baptisé : " La France sur la Grande Muraille : l'incroyable aventure ".

Quelle incroyable aventure en effet que de se retrouver ensemble dans ce lieu ô combien symbolique de l'histoire et de la grandeur de la Chine. Symbolique aussi, aujourd'hui, de la confiance incomparable qui s'est établie entre nos deux pays, parfaitement attestée par le grand succès des années croisées de la Chine en France et de la France en Chine.

Ce matin, c'est bien sûr le Président d'une assemblée législative à part entière qui est heureux d'officier. Mais plus encore, c'est le Président d'une assemblée ayant également vocation à représenter les collectivités territoriales de la République qui est fier d'accompagner les régions, les départements et les communes français associés à ce grand événement.

Je suis heureux à cet égard de saluer parmi nous la présence de notre ami Christian ESTROSI, ministre de l'Aménagement du territoire et Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes, département partie prenante à ce grand projet.

C'est l'occasion pour moi de redire mon attachement au développement de la coopération décentralisée, laquelle, en créant des passerelles directes entre collectivités chinoises et françaises, facilite les contacts entre nos deux peuples. C'est l'avantage de la gestion de proximité sur la gestion centralisée.

Mais je sais que le temps nous est compté. Il me reste donc à vous inviter à profiter de cette grande fresque vivante illustrant le patrimoine et l'art de vivre français. Je ne doute pas que vous serez nombreux à vous laisser séduire par des images superbes, des artistes talentueux et une gastronomie raffinée.

Belle et bonne journée !

Vive la Chine !
Vive la France !
Et vive l'amitié franco-chinoise !

* * * * * * *

[Inauguration de l'exposition "Cosmopolis", Pékin le 17 septembre 2005]


Messieurs les Présidents,
Madame et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis chinois et français,


C'est une grande joie et un grand honneur pour moi d'inaugurer aujourd'hui, avec vous, l'exposition " Cosmopolis ", qui résume d'une manière vivante et dynamique les enjeux de l'urbanisme du XXIe siècle.

Itinérante, je sais que cette exposition, innovante et créative, a d'ores et déjà rencontré un grand succès, notamment à Shanghai, où l'urbanisme n'est pas le moindre enjeu.

Je crois en effet qu'un urbanisme créatif et maîtrisé est indispensable à un développement durable. Développement durable, qui suppose que les villes, où, dans le monde entier, se concentrent chaque jour davantage d'habitants, soient véritablement les lieux de ce " vouloir vivre ensemble ", cher à Renan.

Pour cela, rien de tel qu'un regard croisé de différents pays et de différentes expériences. Je ne doute pas, à cet égard, que cette exposition contribue à créer un espace commun d'échanges et d'analyses, susceptible de tirer le meilleur profit des talents asiatiques et occidentaux.

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Au-delà de l'exposition qui nous réunit aujourd'hui, je souhaiterais profiter de l'occasion qui m'est donnée pour rappeler ce que le succès de l'année de la France en Chine doit à la participation active et généreuse des entreprises françaises.

Ces entreprises n'ont en effet ménagé ni leur temps ni leurs moyens pour concourir à cette réussite commune, illustration parfaite et brillante de la qualité et de la vitalité des relations entre la Chine et la France.

Je salue à cet égard l'engagement personnel de mon ami Henri PROGLIO, Président du Comité d'honneur de l'année de la France en Chine et Président-Directeur général de Veolia Environnement, ici présent, qui a su, avec son énergie, son dynamisme et son talent habituels, fédéré les énergies pour la réussite de ce grand projet.

A travers lui, je voudrais, plus généralement, saluer le rôle, déterminant et croissant, joué par les entreprises françaises dans les progrès des relations franco-chinoises.

Comme le Président de la République, Jacques CHIRAC, je suis convaincu que le dynamisme des entreprises françaises est indispensable au succès de notre diplomatie, qui doit de plus en plus faire toute sa place à l'économie.

Comme beaucoup d'entre vous, j'en suis sûr, je crois intimement que l'augmentation de nos exportations et de nos investissements à l'étranger sont les meilleures garanties de la croissance et de la création d'emplois en France.

Ce n'est pas à vous qu'il faut rappeler que nous vivons dans un monde de plus en plus ouvert qui nous interdit plus que jamais de nous replier sur nous-mêmes, à l'abri de barrières diverses et variées mais toujours dépassées.

De notre ouverture sur le monde, et en particulier sur le monde le plus actif et le plus prometteur - le plus nombreux aussi -, dépend notre aptitude à préserver notre rang et, finalement, notre identité.

Autant dire que les Français établis hors de France, quels que soient leur activité ou leur niveau, ont un rôle éminent à jouer pour garantir notre avenir. J'espère que vous en êtes aussi convaincus que moi. Je vous assure que vous trouverez toujours auprès du Sénat et de son Président une oreille attentive pour vous écouter ou encourager (et faciliter, dans la mesure de nos moyens et de nos compétences) vos projets.

Quant à nos amis chinois, nombreux également aujourd'hui, ils savent bien que cette dynamique bénéficie aux uns comme aux autres, je veux dire à la Chine comme à la France.

Le renforcement des échanges entre nos deux pays est en quelque sorte un processus où il n'y a que des gagnants, et pas de perdants.

Continuons donc, ensemble, sur cette lancée, si parfaitement incarnée par les années croisées et par l'exposition qui nous réunit cet après-midi.

Vive la Chine !
Vive la France !
Vive l'amitié franco-chinoise !


(Source http://www.senat.fr, le 22 septembre 2005)

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