Toast prononcé par M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur l'histoire des relations culturelles entre la France et le Paraguay, Paris le 2 février 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Toast prononcé par M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur l'histoire des relations culturelles entre la France et le Paraguay, Paris le 2 février 2006.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président ; FRANCE. UMP, sénateur

Circonstances : Déjeuner offert en l'honneur de M. Carlos Filizzola, président du Sénat de la République du Paraguay, au Sénat le 2 février 2006

ti : Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur l'Ambassadeur,
Madame, Messieurs,
Chers Amis,


C'est un grand plaisir pour moi de vous accueillir, ici, à la Présidence du Sénat de la République française.

Je suis heureux, avec mes collègues Sénateurs ici présents, dont le Vice-président du Sénat et Président du Groupe d'amitié France-Amérique du Sud, M. Roland du LUART, de vous y souhaiter la bienvenue.

Votre visite illustre notre volonté commune de donner de nouvelles couleurs à nos relations.

La fin de la dictature, en 1989, avait permis à nos deux pays de renouer leurs liens et de reprendre leur dialogue.

L'attrait mutuel entre le Paraguay et la France, on l'ignore parfois, est en effet ancien. L'expérience jésuite avait suscité, au 18ème siècle, intérêt et passion chez les philosophes français. Candide, le héros de Voltaire, avait ainsi trouvé refuge dans une des communautés jésuites, les fameuses « réductions », installées au Paraguay. Il y avait certes tué le frère de sa bien-aimée, mais votre pays n'y était pour rien...

Un siècle plus tard, la France est un des premiers pays à reconnaître l'indépendance du Paraguay sous l'impulsion du Prince Napoléon, futur Napoléon III.

Quelques années plus tard, après la longue et terrible guerre au cours de laquelle vous avez fait face à l'alliance de trois de vos voisins, des Français, 600, sont venus s'installer et fonder la ville de Nueva Burdeos, « La Nouvelle-Bordeaux ».

Nous n'oublions pas non plus, vous le savez, les Français et fils de Français venus, du Paraguay, aider la France pendant la 1ère et la 2nde guerres mondiales.

Monsieur le Président,

Le passé est riche d'enseignements : il s'agit parfois de renouveler des expériences réussies mais aussi, assez souvent, de ne pas répéter les erreurs commises.

A l'image de ce qu'on a observé sur d'autres continents, et tout particulièrement en Europe, votre pays et ses voisins ont ainsi souhaité surmonter leurs antagonismes historiques. Vous avez alors opté pour l'ouverture et l'intégration régionale.

Le Mercosur, puisque c'est de cela qu'il s'agit, est un grand projet et, déjà, une grande réalisation. Le monde a besoin de ces grands pôles qui favorisent le progrès, renforcent les démocraties et assurent équilibre et cohésion.

Au carrefour de cet édifice, le Paraguay a su retrouver, en 1989, le chemin de la démocratie et rétablir ses libertés fondamentales, la justice et l'Etat de droit.

Vous n'êtes pas étranger à ce résultat.

Permettez-moi en effet de souligner, Monsieur le Président, la permanence de votre engagement personnel en faveur de la démocratie et du progrès social.

Votre action, depuis vos études au collège, est marquée par l'engagement au service de fortes convictions.

Lycéen, étudiant, médecin, élu local (premier maire élu démocratiquement de la capitale, Assomption), responsable politique (président de parti) et maintenant sénateur : vous avez toujours oeuvré, non sans risques, pour une certaine idée des droits de l'homme, pour la justice, le développement local, la décentralisation, le droit à la santé... Bref, pour la démocratie telle que nous voulons la vivre au quotidien.

Cette proximité dans nos approches me fait espérer pour l'avenir de fructueuses relations. Et je me réjouis à cet égard du projet d'accord de coopération culturelle entre nos deux Assemblées.

Je lève mon verre à l'amitié entre nos deux pays !

Vive le Paraguay !
Vive la France !
Vive l'amitié franco-paraguayenne !

Source http://www.senat.fr, le 3 février 2006

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