Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur la croissance économique et les inégalités sociales, Paris le 4 février 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur la croissance économique et les inégalités sociales, Paris le 4 février 2006.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président ; FRANCE. UMP, sénateur

Circonstances : Déjeuner sur le thème « Dix défis pour une France compétitive et solidaire », au Sénat le 4 février 2006

ti : Monsieur le Ministre, (Thierry Breton, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie)
Monsieur le Président, (Alain Metternich de La Tribune)
Monsieur le Président du Cercle des économistes, (Jean-Hervé Lorenzi)
Monsieur le Directeur de la rédaction, (François-Xavier Pietri de La Tribune)
Mesdames, Messieurs,

Je souhaite à toutes et à tous la plus cordiale bienvenue dans les Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat à l'occasion des « dix défis pour une France compétitive et solidaire ».

Cette formidable initiative, qui en est à sa seconde édition, m'inspire deux remarques.

La première concerne son intitulé même. En effet, les mots ont un sens. Nous sommes présents, vous êtes présents Mesdames, Messieurs, pour élaborer dix DÉFIS. Le mot « défi » remonte au début du seizième siècle. Il a une connotation fortement combative et sous-entend l'action. La vie est un défi, chacun d'entre nous le mesure dans sa vie personnelle et professionnelle. Jean-Jacques Servan-Schreiber écrivait que « dans les sociétés comme pour les hommes, il n'y a pas de croissance sans défi ». Nous pourrions aujourd'hui, sans trahir sa pensée dire qu'il ne peut y avoir demain de France compétitive et solidaire sans relever certains défis.

La seconde remarque a trait à l'actualité même du sujet traité.

Lorsque nous avons décidé, voici quelques mois, d'organiser cet événement avec nos partenaires de « La Tribune » et du « Cercle des économistes », la croissance solidaire était au coeur des débats, n'est-ce pas Monsieur le Ministre ?

Mais je vous avoue humblement que nous ne doutions pas être toujours autant dans l'actualité en ce début d'année. Tout d'abord, de multiples rapports et missions sur les délocalisations, la compétitivité, la précarité et la fracture territoriale font la « une » de la presse. Ensuite, les projets de loi sur la recherche et l'innovation, sur les minima sociaux et le retour à l'emploi, le logement social ainsi que sur l'égalité des chances sont en cours d'examen par notre assemblée.

La croissance solidaire est bien au coeur des préoccupations de tous les Français mais aussi du Gouvernement, comme l'a rappelé le Premier Ministre.

Nous ne pouvons donc que nous réjouir de cette mobilisation en faveur d'une France compétitive et solidaire.

Mais nous savons tous aussi que, quels que soient nos efforts d'aujourd'hui, notre « vouloir vivre ensemble » est à inventer, ou à ré-inventer...

Face à un nouvel espace économique et financier mondial en marche, à l'accélération des moyens de transports, à l'explosion des nouvelles technologies et à l'indispensable prise en compte des facteurs sociaux, l'action s'impose.

Il est urgent que nous sachions faire face au drame individuel et collectif que représente le chômage. Il est urgent que nous répondions à l'exigence de compétitivité en Europe et dans le monde. Il est urgent que nous barrions la route à la montée des discriminations qui mine notre société et sabote toute égalité des chances. Il est urgent que dans un monde ô combien incertain et dans une Europe qui doute, la France s'impose aux yeux de tous comme une nation compétitive et solidaire.

C'est ce à quoi sénateurs, chefs d'entreprises, économistes, experts, syndicalistes et étudiants se sont attelés ce matin au sein de groupes de travail fonctionnant sur le modèle des commissions parlementaires.

Au terme de nombreuses heures de travail et de discussions denses, et à l'issue de cette ultime réunion solennelle en commission, une vingtaine de propositions ont été adoptées et seront proposées tout à l'heure en séance publique, dans l'hémicycle du Sénat, au coeur de la démocratie parlementaire.

Cinq cents personnalités venues de tous horizons et de toutes tendances politiques voteront les « dix défis pour une France compétitive et solidaire ».

Je suis persuadé que ces propositions pragmatiques constitueront des pistes de réflexion pour le Gouvernement, le législateur ainsi que pour le monde de l'entreprise.

Nous aurons l'occasion au cours de ce déjeuner d'engager un débat grâce à nos partenaires du Cercle des économistes.

Mais pour que ce débat soit vivant, je compte sur la concision de chacun des intervenants.

Je souhaite adresser tous mes remerciements à Thierry Breton, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie pour sa présence à nos côtés ainsi qu'à mes collègues sénateurs, à tous les chefs d'entreprise qui ont bien voulu libérer un peu de temps dans leur agenda que je sais très chargé, ainsi qu'à tous les économistes, experts et étudiants présents, sans lesquels cette journée n'aurait pas pu être organisée.

Bon appétit. Nous aurons le plaisir d'écouter le ministre avant le dessert !


Source http://www.senat.fr, le 10 février 2006

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