Déclaration de M. Dominique de Villepin, Premier ministre, sur la fusion de Gaz de France et de Suez, Paris le 25 février 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Dominique de Villepin, Premier ministre, sur la fusion de Gaz de France et de Suez, Paris le 25 février 2006.

Personnalité, fonction : VILLEPIN Dominique de.

FRANCE. Premier ministre

ti : Je viens d'avoir un entretien avec le Président de Gaz de France Jean-François CIRELLI et le Président de Suez Gérard MESTRALLET. Avec Thierry BRETON, je souhaite vous informer des décisions que nous avons prises.

Le marché de l'énergie, vous le savez, fait l'objet d'évolutions très rapides dans toute l'Europe. Dans ce contexte, la responsabilité du Gouvernement est de garantir les capacités d'investissement et de production de notre pays, et ce conformément au cap fixé par le Président de la République.

L'indépendance énergétique de notre pays est un enjeu stratégique pour la France. C'est aussi une exigence majeure pour tous les Français. Elle suppose de nous doter de tous les instruments nécessaires.

Depuis plusieurs mois, les entreprises Gaz de France et Suez discutent d'un projet industriel afin de mettre en commun des activités proches et complémentaires dans les domaines de la production, du transport et de la distribution énergétique. Compte tenu de l'importance stratégique de l'énergie, la fusion de Gaz de France et de Suez semble aujourd'hui la voie la plus appropriée.

Avec cette fusion, nous avons l'ambition de créer un des tous premiers groupes mondiaux de l'énergie, en particulier dans le secteur du gaz : cette entreprise serait en effet le premier acteur mondial du gaz naturel liquéfié. Elle donnerait à la France un deuxième grand acteur énergétique à côté d'EDF et renforcerait la vocation industrielle mondiale de notre pays.

Le gouvernement est donc favorable à un tel projet, qui rencontre également le soutien du gouvernement belge. Il appartient naturellement aux deux entreprises de finaliser les discussions sur les modalités de ce projet et de les soumettre à la décision de leurs organes sociaux.

Sa mise en oeuvre devra s'appuyer - et j'insiste tout particulièrement sur ce point - sur une concertation approfondie avec les partenaires sociaux : elle portera en particulier sur les modalités de contrôle de l'Etat, en vue de garantir la pérennité du service public et la sécurité de l'approvisionnement énergétique de la France. Thierry BRETON démarrera dès lundi toutes les concertations nécessaires.

Le Parlement sera saisi dans des délais rapprochés des modifications législatives nécessaires.


Je vous remercie.


Source http://www.premier-ministre.gouv.fr, le 27 février 2006

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