Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire et président de l'UMP, sur le projet politique et les enjeux électoraux de la droite, à Paris le 10 juin 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire et président de l'UMP, sur le projet politique et les enjeux électoraux de la droite, à Paris le 10 juin 2006.

Personnalité, fonction : SARKOZY Nicolas.

FRANCE. Ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire ; FRANCE. UMP, président

Circonstances : Réunion des nouveaux adhérents UMP, à Paris le 10 juin 2006

ti : Mesdames, Messieurs,
Mes chers amis,


Je voudrais tout d'abord remercier les personnes présentes au premier rang, parmi lesquelles François Fillon à qui je renouvelle mon amitié et mes remerciements, pour le travail remarquable qu'elles font. Entourées par des élues parlementaires comme Nathalie comme Nathalie, Bérengère, Isabelle et tant d'autres...

C'est, pour nous, toujours un bonheur de faire cette réunion des nouveaux adhérents.

Il existe une différence entre le Parti socialiste et nous : on dit que le parti socialiste a beaucoup de nouveaux adhérents, comme l'UMP, à la différence que nous, nos nouveaux adhérents, on les montre, on les réunit et la presse peut les interroger !

Mais, après tout, que davantage de Français veuillent faire de la politique, c'est plutôt une bonne nouvelle, et qu'il y ait davantage de débat politique, c'est exactement ce que nous souhaitons.


Que s'est-il passé au cours des trente dernières années dans notre pays ?

Une montée de l'abstentionnisme, avec un Français sur deux qui ne vote pas ou plus. Pourquoi ne votent-ils plus ? Parce que le sentiment de la fatalité -on ne peut rien sur rien- s'est abattu sur la France politique comme une chape de plomb.

Les gens se disent à quoi bon, puisqu'ils disent tous la même chose, et quand ils disent des choses différentes, ils ne les font pas... Cela a conduit à la montée de l'abstentionnisme, phénomène le plus important dans notre pays.

Non seulement nous avons de l'abstentionnisme, mais nous avons également un quart de l'électorat votant qui se manifeste en faveur des extrêmes, droite ou gauche.

Ces manifestants pour les extrêmes ne trouvent pas qu'Arlette Laguiller incarne l'espoir -encore que, en termes de longévité ce peut être un modèle-, pas plus qu'ils ne trouvent que Jean-Marie Le Pen incarne la France, mais c'est une façon d'exprimer une désespérance à l'endroit des formations politiques républicaines.

Indépendamment de tout ceci, il existe un autre phénomène extrêmement préoccupant sur lequel nous travaillons : pourquoi les Français, à chaque alternance, choisissent le « sortez les sortants ! » un coup la gauche, un autre la droite ? Parce qu'à chaque fois, l'alternance a déçu.

Avec la présence de Le Pen au deuxième tour de la présidentielle de 2002, la France du Non à 55% qui doit être prise en compte car elle a voulu dire quelque chose, et le résultat aux régionales de 2004 où la droite a perdu 20 régions sur 22 ; notre équipe, dans ces conditions, a décidé de prendre en main l'Union pour un mouvement populaire, afin de transformer fondamentalement et profondément cette formation politique, avec pour objectif de redonner des couleurs à la vie politique et démocratique de notre pays.

Voilà notre ambition et c'est pour cela que nous avons besoin de vous.

Que veut dire changer les pratiques politiques et redonner de la passion à la vie politique ?

C'est faire de vous des acteurs de la reconstruction de la droite républicaine dans notre pays. Nous ne voulons pas que les électeurs de la droite et du centre soient des spectateurs. Nous voulons faire de vous des acteurs pour choisir vos candidats et définir notre projet politique.

Nous sommes convaincus qu'à chaque fois que nous avons perdu, ce n'est pas la gauche qui a gagné mais nos électeurs qui nous ont quittés, désespérés par notre attitude.

C'est la leçon à tirer des vingt ou trente dernières années et c'est ce que nous voulons changer.


Je comprends bien que pour certains ici présents, c'est la première fois qu'ils entrent dans un parti politique. Je me souviens de mon premier meeting et je sais l'espérance que l'on a dans le coeur lorsque l'on fait le geste d'adhérer à un mouvement politique. On se demande ce qu'il va se passer, si l'on va être déçu, respecté.

Alors que va-t-il se passer et que voulons-nous faire ? Nous voulons d'abord faire de l'UMP un grand mouvement populaire.

C'est d'ailleurs extraordinaire, chaque fois qu'un homme de droite ou une femme est populaire, on dit que c'est un populiste. Chaque fois que c'est un homme de gauche, on dit alors qu'il est proche du peuple ! La popularité serait suspecte si c'est la nôtre et serait sympathique si c'est la leur...

Nous voulons faire un mouvement politique qui rassemble la totalité de nos compatriotes. Nous voulons que vous, qui venez d'adhérer, vous vous retrouviez dans une famille politique où vous rencontrez des gens différents, d'horizons, d'âge, de sexe et de régions différents.

Nous voulons que l'Union pour un mouvement populaire soit vraiment populaire, nous ne voulons pas nous enfermer dans une seule catégorie sociologique. Bien sûr, les chefs d'entreprises, les professions libérales et les cadres supérieurs, mais nous voulons, et nous le disons parce que nous le revendiquons, que tous les Français sans exception puissent se retrouver dans la formation politique qui est la vôtre.

Je le dis comme je le pense, si pendant tant d'années des milieux entiers se sont détournés de la droite républicaine, c'est parce qu'elle n'avait pas pris la peine de s'adresser à eux. Je pense au monde de la culture, de la fonction publique, aux ouvriers, aux petits salaires dans l'entreprise, toutes ces femmes et ces hommes ont des espérances que nous pouvons porter.

Prenez l'affaire des fonctionnaires, nous sommes de ceux qui pensons que le problème des dépenses publiques dans notre pays est incontournable car nous ne pouvons pas continuer à dépenser ce que l'on dépense.

Nous devrons forcément faire des économies et cela passera par la réduction ou le non remplacement de tous les départ à la retraite dans la fonction publique. Nous voulons le faire non pas pour des raisons idéologiques, mais parce que la France ne peut pas continuer à dépenser plus qu'elle ne gagne.

Mais, s'il y a moins de fonctionnaires, nous voulons qu'ils soient mieux payés, mieux formés, mieux traités et mieux considérés. C'est la raison pour laquelle nous avons proposé que la moitié des économies réalisées sur le non remplacement de tous les départs à la retraite soit donnée en augmentation de salaire pour les fonctionnaires qui le méritent.

Dans la fonction publique, il faut en finir avec la pression des concours et des examens. Je regardais l'autre jour quelque chose de passionnant : le programme pour passer de rédacteur à attaché principal. Figurez-vous qu'il y a un sadique qui avait mis une question dans le programme demandant si le candidat avait lu la Princesse de Clèves...

Je ne sais pas si vous êtes souvent allés au guichet d'une administration pour demander à la guichetière si elle avait lu la Princesse de Clèves... En tout cas, je l'ai lu il y a tellement longtemps qu'il y a de fortes chances que j'aie raté l'examen !

Mais mettez-vous à la place de cette femme ou cet homme de 40 ans qui travaille, qui a une famille et qui doit en plus préparer des examens pour passer au grade supérieur, imaginez-vous qu'il en a le temps ?

Je voudrais que la moitié des postes de promotion dans la fonction publique se fasse sur la valorisation de l'expérience et le mérite, pas simplement sur le diplôme et la capacité à passer des examens.

Je dis cela sous l'oeil de Nathalie, polytechnicienne, qui a réussi tous ses examens et qui ne va pas s'en excuser non plus... Mais, l'on essaie de reproduire dans la fonction publique un schéma qui ne marche pas en France, qui fait que celui qui entre 18 et 22 ans a réussi tous ses examens se voit garantir un statut, alors que celui qui n'est pas fait pour passer des concours doit ramer bien plus que les autres pour avoir une place un jour dans la vie professionnelle.

C'est une erreur, l'expérience et la valorisation de l'expérience, le mérite et la reconnaissance du mérite sont des éléments essentiels pour progresser dans la vie.

Lorsque j'étais ministre des Finances, j'ai mis un bout de temps à comprendre la différence entre le boulot de la comptabilité publique et celui de la direction générale des impôts. J'ai fini par comprendre que l'un calculait les impôts et l'autre les percevait.

Et si vous souhaitez passer d'une direction à l'autre, il faut un concours. Alors que c'est le même ministère, le même métier, le même statut et l'on ne trouve rien de moins qu'un concours pour passer de l'un à l'autre !

Lorsque l'on est dans la fonction publique, on devrait pouvoir épouser tous les métiers de l'Etat et faire de cette flexibilité et capacité à changer de métier un avantage et une chance.

Je prends ces exemples pour dire que les fonctionnaires ont toute leur place dans notre projet politique et au sein de notre formation. On peut parfaitement dire qu'il y aura moins de fonctionnaires parce que nous n'avons pas les moyens de payer toutes ces dépenses publiques, mais, en même temps, qu'ils auront un intérêt à se reconnaître dans le projet politique qui est le nôtre.

Voilà ce que nous avons voulu dire et que nous essayons de faire.


Je voudrais continuer en ce sens parce que c'est un sujet de réflexion pour nous. Nous nous sommes trouvés pendant vingt ou trente ans avec une droite à la fois complexée pour défendre ses idées et trop rigide pour appréhender les idées du temps. On perdait des deux côtés de l'omelette. D'un côté, on n'était pas assez stricts pour défendre nos valeurs et trop rigides de l'autre pour comprendre les évolutions de la société à laquelle nous appartenions.

Qui en profitait ? La gauche car elle est formidable pour complexer les autres et pour profiter des erreurs des autres. Pour proposer des choses, c'est moins formidable.

Notre problème : comment décomplexer la droite sans la caricaturer.

Je voudrais prendre un moment de votre réflexion pour que vous compreniez ce que nous essayons de faire. Je ne dis pas que nous le réussissons, mais je veux que vous sachiez que, tous les jours, c'est un sujet pour nous.

Décomplexer la droite, qu'est-ce que cela veut dire ?

C'est accepter de parler des sujets qui préoccupent les Français sans se laisser impressionner par la pensée unique dominante.

Si vous prenez la question de l'immigration, pendant des années comme tétanisée par cette question, la droite a refusé d'en parler. Puisque la droite n'en parlait pas, le Front national a prospéré. Voilà le résultat d'une forme de lâcheté et de démission : la présence de l'extrême droite dans notre pays.

À prononcer même le mot « immigration » et déjà vous étiez montré du doigt comme une espèce de raciste.

Mais l'immigration, c'est le visage de la France à trente ans et puisque nous n'en parlions pas, le seul thème qui avait fini par percer était celui de l'immigration zéro. Or, chacun sait bien que l'histoire de la France est celle d'un pays ouvert qui s'est enrichi des différences, d'une société multiple. Autant cette ouverture est positive, autant elle doit être maîtrisée.

À partir du moment où l'on s'est préoccupé de ce sujet, l'ensemble du débat politique sur cette question se fait maintenant sur le thème de l'immigration choisie.

J'ai vu que les socialistes avaient décidé que s'ils revenaient aux responsabilités du pouvoir -bon courage- ils remettraient en cause l'immigration choisie. Formidable, mais que proposent-ils ? La régularisation massive de tout le monde comme Laurent Fabius l'a déclaré ?

À trois reprises, sur les vingt dernières années, les socialistes se sont livrés à une régularisation massive. Si cela avait résolu les problèmes, pourquoi pas ? Mais qui ne voit que chaque fois que vous régularisez massivement, vous créez les conditions d'un appel d'air et les gens que vous avez régularisés vous demandent immédiatement de faire venir leur famille. Non seulement la régularisation ne sert pas à réduire l'immigration, mais elle crée les conditions d'un appel d'air.

J'ai proposé l'immigration choisie, mais au nom de quoi la France serait-elle le seul pays qui n'ait pas le droit de choisir ses immigrés ? Au nom de quoi la France ne serait-elle pas le seul pays qui n'ait pas le droit de dire ceux qui sont bienvenus sur notre territoire et ceux qui ne le sont pas ?

J'ai vu que j'avais fait un quasi scandale l'autre jour, j'avais dit quelque chose de culotté, c'est vrai, un truc incroyable : quand vous invitez quelqu'un chez vous, vous lui demandez de vous respecter et, si possible, de vous aimer. Quand quelqu'un veut venir en France, je lui demande de respecter la France et de l'aimer. Parce que si on ne la respecte pas, ou si on ne l'aime pas, on n'est pas obligé d'y demeurer.

On peut dire cela et être en même temps pour l'ouverture, pour le respect des droits de l'Homme et considérer que quelle que soit sa couleur de peau on est d'abord des êtres humains. Mais c'est une lâcheté de ne pas oser dire à celui qui est en face de vous ce que l'on pense.

J'étais récemment en Afrique avec une délégation de l'UMP. On a dit que cela ne s'était pas bien passé, ce n'est pas vrai, cela s'est très bien passé. Mais il est un moment où il faut dire à nos amis africains que nous n'avons pas de place pour recevoir la totalité de la jeunesse africaine. Si vous ne leur dites pas, comment peuvent-ils le comprendre ?

Les destins de l'Afrique et de l'Europe sont liés. Il y a 900 millions d'Africains et sur ces 900 millions, 50% ont moins de 17 ans. Bien sûr, il faut continuer à en accueillir, c'est notre devoir moral et c'est notre intérêt économique d'ailleurs.

Mais il faut aller dire aussi que l'on ne va pas pouvoir accueillir la totalité de la jeunesse africaine. On ne leur a jamais dit, alors, bien sûr, cela fait tout drôle quand on leur dit. J'affirme que c'est respecter son partenaire que lui dire la vérité et c'est lui manquer de respect que ne pas lui dire la réalité.

J'aime profondément l'Afrique et je crois que la nouvelle classe politique africaine est assez remarquable. Nos destins sont liés parce que la faillite de l'Afrique aujourd'hui sera le désastre de l'Europe demain, naturellement.

J'ai voulu également leur dire que réduire les problèmes de l'Afrique aux seules conséquences de la colonisation est une erreur. Les Africains sont aussi responsables des échecs sur leur continent. Contester cela c'est manquer de respect à des interlocuteurs capables de comprendre cette réalité.

À force de ne rien dire sur rien, on s'étonne de ne pas pouvoir résoudre les problèmes. Donc il faudra interroger les socialistes pour leur demander ce qu'ils comptent faire de l'immigration, quelle est leur politique, que proposent-ils aux Français ?

Le débat sera entre les socialistes qui veulent régulariser tout le monde et nous qui voulons choisir une immigration régulée.

J'ai vu également que je mettais en cause des droits de l'Homme en posant la question du regroupement familial. Bien sûr, chacun a le droit de vivre avec sa famille, mais je veux dire les choses de la façon la plus claire, si l'on veut faire venir sa famille en France, on doit avoir les moyens de la faire vivre.

Si l'on n'a pas les moyens de faire vivre dignement sa famille, cela va redonner les incendies et les drames dans les squats parisiens comme on en a connu cet été.

Je demande que pour calculer les moyens pour faire vivre sa famille, on tienne compte des revenus du travail et non pas des revenus des prestations sociales et allocations familiales.

Ces idées, mes chers amis, sont des idées justes, il n'y a aucune raison de nous excuser de les avoir et de les défendre.


Alors, il y aura le thème des prochaines élections. Ma conviction est qu'une des questions centrales pour la France est celle du pouvoir d'achat des Français. Les salaires sont trop bas, les revenus trop faibles.

Moi je veux parler à la France qui travaille, qui a un métier, un appartement une famille, une voiture, qui travaille dur et qui trouve pourtant que l'on n'arrive pas à joindre les deux bouts. C'est à cette France-là que je veux m'adresser. Celle qui est assez riche pour supporter toutes les augmentations d'impôts et jamais assez pauvre pour bénéficier de toutes les allocations. Cette France-là est le coeur de la volonté politique de l'UMP.

Cette France qui travaille dur est généreuse et accepte parfaitement que ses impôts servent à financer des allocations, mais elle demande aux responsables politiques que nous sommes que ces allocations soient distribuées à ceux qui en ont vraiment besoin, à ceux qui veulent s'en sortir et non pas à ceux qui ont décidé une fois pour toutes qu'ils refuseraient de se donner du mal pour s'en sortir.

Concernant cette question du pouvoir d'achat, j'ai vu que dans le projet socialiste, ils avaient tout compris et je veux les en féliciter. Le problème est qu'ils ont tout compris à l'envers. On peut tout comprendre à l'endroit, eux ont choisi de tout comprendre à l'envers.

Sur les 35 heures, après bientôt quatre années de réflexion, ils ont trouvé un truc extraordinaire, une seule chose ne marche pas : elles n'ont pas été assez généralisées !

S'ils reviennent au pouvoir, tirant les leçons de tout ce qu'ils ont appris -ça en dit long, j'espère qu'ils n'ont pas passé trop de temps à l'apprendre car cela n'en valait pas la peine- les 35 heures, comprenez-moi, il n'y en a pas assez ! Donc, le projet socialiste en fera davantage.

En vérité, les 35 heures sont le seul produit au monde parfaitement « inexportable ». Cette législation, on est tranquille, n'a aucun risque de délocalisation. C'est même assez fascinant, à travers le monde, parmi tous les gouvernements socialistes, pas un seul ne s'en est inspiré.

Il est vrai qu'en France, madame Voynet demande les 32 heures, sympathique... J'adresse une supplique à nos amis socialistes : pourquoi 32 heures ? Franchement c'est encore beaucoup trop.

La réalité des 35 heures est qu'elles ont gravement pénalisé les Français les plus modestes parce qu'elle sont responsables de la non augmentation des salaires et de la perte du pouvoir d'achat des Français. Voilà mon analyse économique formelle.
Ajoutez à cela le fait que la France a été prise dans un effet ciseau catastrophique, avec, d'un côté les 35 heures qui ont fait baisser les salaires, donc réduit le pouvoir d'achat, et de l'autre, l'euro, que j'ai soutenu, mais qui a conduit à une augmentation des prix.

Contester cette réalité, c'est contester une évidence. Moi, je ne me laisserais pas impressionner par la pensée économique dominante. D'un côté, les prix ont augmenté malgré les indices officiels dont je conteste la réalité en tant qu'ancien ministre des Finances, et de l'autre, les 35 heures ont expliqué la stagnation du pouvoir d'achat. Voilà le problème économique de la France.

Le raisonnement est intéressant parce que les socialistes ne se rendent même pas compte que nous sommes en train de faire la fortune de l'Angleterre, de la Belgique, de la Suisse et de tous les pays qui nous environnent qui n'en reviennent pas que nous leur envoyions ceux qui ont de l'argent et qui pourraient créer des emplois et de la richesse en France.

Avec cela, il ne faut pas s'étonner d'avoir un taux de croissance inférieur à celui de nos amis américains ou anglais puisque nous rejetons de notre pays tous ceux qui pourraient faire fonctionner l'économie et créer de la croissance.

Vous aurez donc d'un côté les socialistes qui demandent la généralisation des 35 heures et nous qui dirons deux choses : Que les Français qui veulent rester aux 35 heures y restent mais, de grâce, que ceux qui veulent travailler davantage pour gagner davantage puissent le faire et que nous les laissions tranquille.

Je prends mes responsabilités en affirmant que ce qui vaut de mon point de vue pour le privé doit valoir pour le public. Je ne vois pas au nom de quoi les élus auraient interdiction de donner des heures supplémentaires à des employés de mairie pour que les mairies soient enfin ouvertes les jours où les gens peuvent y aller et que les services publics puissent être ouverts enfin à des moments où les gens puissent s'y rendre.

À ce moment-là, on donnera du pouvoir d'achat aux fonctionnaires, de la souplesse et des services publics en plus aux Français : La liberté de choisir.

J'ajoute, et je ferai des propositions dans les jours qui viennent sur le sujet, que tout est fait en France pour décourager l'octroi d'heures supplémentaires, c'est extraordinaire.

Les heures supplémentaires sont payées plus cher, c'est normal, mais comme les cotisations sociales sont indexées sur le salaire, les cotisations sociales payées sur les heures supplémentaires sont hors de prix. Résultat, il n'y a pas d'heures supplémentaires et comme il n'y a pas d'heures supplémentaires, il n'y a pas d'augmentation de salaires et pas de recettes supplémentaires pour la sécurité sociale.

Je propose que l'on exonère presque totalement de charges sociales les heures supplémentaires pour encourager les entrepreneurs à en donner, c'est-à-dire à donner du pouvoir d'achat aux salariés français.

Et que l'on ne vienne pas me dire que cela coûtera de l'argent, cela ne coûtera rien puisque, de toute manière, la sécurité sociale n'a pas de recettes puisqu'il n'y a pas d'heures supplémentaires. Cela mettra de l'argent dans le moteur de l'économie française et donnera du pouvoir d'achat aux Français.

Je veux, pour la droite républicaine et le centre, que notre slogan, notre axe politique majeur soit celui de l'augmentation du pouvoir d'achat pour les Français, de l'augmentation des salaires, en libérant le travail dans notre pays.

La réalité de la France est que le travail ne paie plus et qu'il doit de nouveau payer.

Que l'on ne vienne pas me dire que les Français ne peuvent pas comprendre. J'étais l'autre jour dans une industrie qui fabriquait des essieux pour les trains. Les salariés m'ont dit, ce sont les petits salaires ! 1250 euros après 20 ans d'ancienneté, c'est vrai que ce n'est pas cher payé. Ils m'ont demandé si j'arrivais un jour aux responsabilités premières comment je ferai pour augmenter les salaires. Je ne connais qu'une seule règle pour cela : leur permettre de travailler davantage.

Que ceux qui veulent travailler davantage puissent le faire. À partir de ce moment-là, cela justifiera des augmentations de salaires, donnera du pouvoir d'achat et sera bon pour la consommation. Si c'est bon pour la consommation, ce le sera également pour l'investissement. Voilà la réalité de ce que nous voulons dans notre pays.

Les uns veulent la généralisation des 35 heures, nous, nous voulons la liberté de choix pour les Français.


J'ai également vu dans le programme socialiste, intarissable, qu'ils vont remettre en cause la réforme des retraites. Nous, nous allons à fond vers l'avenir, eux vont à fond vers le passé !

Voilà comment ils comprennent les choses et le résultat de ce qu'ils proposent : Nous allons vivre plus longtemps et les jeunes parce qu'ils font plus d'études rentrent plus tard sur le marché du travail.

On va les faire sortir les moins jeunes plus tôt du marché du travail, entre temps, on va travailler moins, avoir des retraites mieux payées et des régimes en équilibre. Honnêtement, si l'on me propose ça, je m'en vais en courant ! C'est d'ailleurs le conseil que je vous présente.

La réforme des retraites, remarquablement conduite par François Fillon avec le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, était tellement pertinente et nécessaire qu'un grand nombre d'organisations syndicales l'avaient signée. La CFDT, dont on ne peut pas dire qu'ils soient absolument nos compagnons de route politique et idéologique, l'avait pourtant soutenue.

Voilà ce que proposent les socialistes : on casse la réforme Fillon. Il y aura bien sûr un problème d'argent disent-ils, mais ce n'est pas grave, on augmentera les impôts. Ah bon, il faut le dire, car si le problème de la France est d'augmenter les impôts, nous n'avons pas la même vision de la France.


Voyez que petit à petit, je vous dessine le visage d'un projet socialiste intéressant... :
- On régularise tout le monde ;
- On colle les 35 heures à tous ;
- On augmente les impôts pour financer les retraites.

Nous, notre projet est d'augmenter le travail pour pouvoir financer les retraites. À aucun moment, le Parti socialiste, pourtant un grand parti de gouvernement, ne se pose la question, embarqués qu'ils sont dans leurs règlements de compte internes, de la responsabilité d'hommes politiques de gauche ou de droite face aux grands problèmes de la France.

La politique ce n'est pas simplement de dire des choses faciles.
La politique ce n'est pas simplement de promettre n'importe quoi.
La politique, c'est de regarder les problèmes de la France et d'y apporter des réponses crédibles. Eux font tout le contraire, voilà le problème posé dans le débat politique français.


J'ai parlé d'une droite décomplexée et je voudrais prononcer deux mots : autorité et fermeté.

Aucun système au monde ne peut fonctionner sans un minimum d'autorité. L'autorité n'est pas un gros mot, cela ne peut plus continuer non plus et l'autorité commence déjà à l'école.

Alors je vais défendre des idées, attention aux oreilles chastes et fragiles, dont j'ai bien conscience qu'elles sont très originales...

Quand le maître rentre dans sa classe, de mon point de vue, les enfants se lèvent, en signe de respect et cela ne se discute pas.

Un lycéen, une lycéenne ont parfaitement le droit de donner leur opinion, ils apprennent leur dimension de citoyen. Mais qu'il me soit permis de dire que dans un pays où l'éducation est gratuite, parce que payée par le produit des impôts de ceux qui travaillent, le droit de grève dans les lycées est une plaisanterie. Quand on a la chance d'aller au lycée et au collège, on travaille et l'on bénéficie de ses études.

L'absentéisme scolaire est un cancer et un scandale. L'école est obligatoire, on ne demande pas l'avis de celui qui ne veut pas y aller. Il y va comme des générations avant et après lui. On va à l'école parce que c'est son devoir, parce que c'est un droit, mais on y va. On apprend ce que l'on a à apprendre et lorsque l'on est assez grand, c'est-à-dire après 16 ans, on décide de ce que l'on fait, mais pas avant. Ce n'est pas un choix.

L'absentéisme scolaire doit être sanctionné et lorsqu'une famille ne met pas ses enfants à l'école, les allocations familiales doivent être mises sous tutelle, parce que sinon elles ne servent à rien.

J'aggrave mon cas, quand une famille met son enfant à l'école, elle doit en signer le règlement intérieur et si ensuite elle ne le respecte pas, elle sera sanctionnée pour cela.

J'ajoute également que lorsque l'on a un âge qui dépasse la scolarité obligatoire, on n'a plus rien à faire à l'école. L'individu qui a poignardé cette jeune enseignante remarquable de courage et de générosité, d'Etampes, avait 19 ans en troisième... Voulez-vous me dire ce que l'on fait à 19 ans en troisième ?

Il faut le mettre ailleurs, où vous voulez, mais certainement pas dans une classe de troisième, où vous pouvez imaginer ce que c'est pour l'enseignant d'avoir un individu de 19 ans alors même que dans la classe se trouvent des gosses de 15 ans. Vous voyez bien ce que cette situation peut provoquer comme résultats.

Comme l'avait fait François Fillon quand il était ministre de l'Education nationale, je suis favorable à ce que l'on fasse confiance aux enseignants. Il faut arrêter de multiplier les circulaires expliquant de quelle façon apprendre à lire ou à écrire.
Permettez-moi de vous dire que lorsque l'on est une enseignante ou un enseignant avec 20 ou 25 ans d'ancienneté, on doit vous faire confiance, on a appris des petits trucs on les a aménagés avec sa personnalité. C'est la magie de ce métier d'enseignant que de leur faire confiance et de les laisser enseigner sans être obligés de multiplier ces circulaires que par ailleurs personne ne lit et dont personne ne tient compte. C'est très bien ainsi puisque, de toute manière, on ne les comprend pas, y compris celui qui les a rédigées. Nous allons mettre un peu de souplesse dans tout ceci.

Comme je m'octroi deux jours de repos, je suis en pleine forme, je suis très content, je me laisse aller et je me fais un petit plaisir...


Nous voulons mettre de la souplesse dans la société française. Nous voulons vous donner du choix et que cette notion de promotion sociale vous soit de nouveau permise.

Le succès n'est pas un drame, la réussite n'est pas suspecte. Que ceux qui réussissent dans notre pays deviennent des exemples et non pas des cibles à atteindre.

Je conteste l'idée que pour réussir un jeune doive quitter la France.

La France doit redevenir un pays jeune, ouvert à la réussite et au succès ; un pays où la promotion sociale est rendue possible ; un pays où vouloir progresser, gagner plus, être propriétaire de son appartement ne serait pas vécu comme un travers.

Je n'aime pas l'idée du nivellement,
Je n'aime pas l'idée de l'égalitarisme,
Je n'aime pas l'idée de l'assistanat systématisé.

L'égalité républicaine, ce n'est pas donner le même salaire à tout le monde.
L'égalité républicaine, c'est payer plus celui qui mérite davantage que l'autre.
L'égalité républicaine, c'est récompenser la prise de risque.
L'égalité républicaine, c'est tenir compte des efforts et du mérite de chacun.

Voilà la société dans laquelle nous voulons vivre. Une société où enfin les rêves de vos enfants et les vôtres seront enfin rendus possibles.

Je me souviens très bien jeune adolescent, je me disais : le jour où je serai propriétaire du petit studio dans lequel je vais habiter, ce jour-là, il ne pourra plus rien m'arriver.

Ce raisonnement qui peut paraître naïf, je suis persuadé que des millions de Français l'ont, que l'interrogation pour vous est de savoir si demain vos enfants pourront commencer d'un peu plus haut que vous n'avez commencé, s'ils pourront vivre un peu mieux que vous.

Quand on a travaillé toute sa vie durement, je réclame que l'on puisse transmettre à ses enfants, en franchise d'impôts, le produit d'une vie de travail. On ne va tout de même pas s'excuser d'avoir des parents qui n'ont jamais été au RMI, même pas un petit chômage ! On ne va pas s'excuser d'avoir des parents qui ont travaillé dur pour laisser à leurs enfants le produit d'une vie de travail.

Je suis prêt au débat avec qui le veut.

L'égalité des chances, ce n'est pas d'aller prendre à celui qui a travaillé ce qu'il a eu avec son travail. L'égalité des chances, c'est que celui qui n'a pas eu la chance de naître dans une famille qui lui laissera un petit patrimoine puisse avoir les mêmes chances de créer un jour son patrimoine que celui né dans une famille où il y avait du patrimoine. C'est cela l'égalité des chances, c'est la reconnaissance du travail et du mérite.

Je dis cela parce que je porte ces valeurs au fond de mon coeur. J'ai commencé comme simple militant. J'ai commencé, non pas dans les cabinets ministériels, mais en adhérant, comme vous. Petit à petit, j'ai exercé tous les postes, enfin pas mal...

C'est cela la leçon de la République : la valorisation du mérite.

La société que nous voulons tourne autour des mots de promotion sociale et de libre choix pour vous.
Choix de travailler plus ou moins.
Choix de souplesse dans l'organisation de notre société pour que chaque famille puisse trouver les moyens d'organiser sa vie avec les problèmes qui sont les siens.

Et surtout, cette conviction absolue qui est la mienne, que les efforts soient récompensés, quelle que soit l'origine de quelqu'un, qu'il puisse se dire si je me donne du mal, je vais arriver à m'en sortir.

Parfois, l'on me dit que je suis l'« américain ». Si je voulais vivre aux Etats-Unis, j'aurais décidé d'y vivre...

J'aime deux chose chez eux, d'abord cette capacité à aimer son pays. Et j'aimerais qu'en France on aime davantage la France, qu'il y ait davantage de drapeaux français, que la Marseillaise ne soit pas réservée aux manifestations officielles, mais que l'on puisse considérer dans nos écoles que, de temps à autres, l'hymne national, cela veut dire quelque chose.

J'aime ensuite cette idée que tout est possible pour celui qui a décidé de s'en sortir. Je n'aime pas cette idée que nos destins sont prédéterminés et que quels que soient nos efforts, à quoi bon puisque que tout le monde s'en moque.

Voilà pourquoi je voudrais que nous portions ces valeurs.


À partir de là, il y a la contrepartie. Ça, c'est une droite qui ne s'excuse pas d'être de droite. Mais je ne veux pas d'une droite qui se caricature.

C'est très important car la gauche n'attend que cela pour se refaire une santé : la caricature de la droite.

Si j'ai participé, aux côtés du président de la République, à la sortie de crise du CPE, c'est parce que j'étais persuadé que l'idée de réserver un contrat spécifique, où l'on peut licencier sans donner d'explications, sur le seul fait que vous avez moins de 26 ans, serait vécue en France comme une injustice. Ce n'est pas la réforme qui a été rejetée, ni la flexibilité, c'est l'idée que les Français se faisaient qu'il était injuste qu'il existe un contrat de travail pour après 26 ans et un autre pour avant 26 ans.

Je n'ai pas voulu que l'on fasse le cadeau à la gauche de la caricature d'une position injuste de la droite, parce que je ne veux pas que nos idées soient caricaturées, je ne veux pas que nos attitudes soient caricaturées et cela ne me gêne pas d'en parler devant vous.

Je n'ai pas choisi la facilité. Je vais prendre un autre exemple.

Après vous avoir dit ce que j'ai dit sur l'immigration, j'ai pris mes responsabilités s'agissant des jeunes enfants étrangers scolarisés.

J'ai demandé aux préfets d'être humains et que les enfants parlant français, nés en France et n'ayant aucun contact avec leur pays d'origine soient gardés sur le territoire national. Parce que je ne veux pas que la politique de la droite républicaine soit associée à une politique inhumaine.

Je sais où je veux aller, je défends l'immigration choisie, mais je n'accepterai pas que l'on franchisse une seule limite.

Pendant longtemps je me suis trompé, j'ai cru qu'il y avait une France qui voulait réussir et une autre plus passive. J'ai cru qu'il y avait une France qui voulait la fermeté et une autre humaine. Je me suis trompé car les deux France ne sont qu'une. En chacun d'entre nous, selon les époques et les périodes, il y a une volonté de fermeté et d'autorité, mais, en même temps, le coeur qui se serre quand on voit une famille que l'on est obligé d'expulser.

Je veux tenir compte de ces deux sentiments, la fermeté d'un côté et l'humanité de l'autre car je ne veux pas de la caricature de la droite républicaine française.


Je participe à des réunions politiques depuis bien longtemps, en règle générale, on parle de ce qui va bien et jamais des choses difficiles.

Je veux considérer les nouveaux militants que vous êtes comme des responsables politiques. Dans mes propos, je n'évacue aucun élément, aucun sujet. J'essaie de regarder les choses telles qu'elles sont et de vous faire partager ma part de vérité.

Autre caricature, je proposerais, dans le cadre du projet que nous allons réaliser, si, par hasard ou par bonheur, l'un des nôtres était élu président de la République en 2007, que l'on supprime le droit de grâce et d'amnistie qui ne m'apparaissent pas être compatibles avec les exigences d'une démocratie moderne.

Pour moi, cela va bien au-delà du seul cas particulier et je n'aime pas faire de cas particulier. Je dis simplement qu'au nom de la séparation des pouvoirs, il me semble que celui qui est élu au suffrage universel n'a pas à revenir sur une décision de justice.

Je voudrais dire également ma stupéfaction après les conclusions de l'inspection judiciaire sur les conséquences d'Outreau. Alors donc, il n'y a pas de responsable, pas de coupable et pas de sanction, il y a simplement quelques personnes qui ont fait 3 années de prison pour rien ! Je dis que ce n'est pas normal.

Il ne s'agit pas de montrer du doigt qui que ce soit, parce que ce serait désagréable et non compatible avec les valeurs de la République. Mais enfin, qui peut considérer qu'après ce désastre judiciaire on puisse penser : circulez, y a rien à voir ?! Si l'on veut éloigner les Français de l'institution judiciaire, il n'y a qu'à continuer comme cela. En tout cas, ce n'est pas la position de l'Union pour un mouvement populaire.


J'ai dit que je voulais continuer comme ministre de l'Intérieur, je dois m'en expliquer devant vous.

J'ai un travail à faire et les Français savent parfaitement bien que les élections ont lieu au mois de mai de l'année prochaine. Croyez-vous que je peux dire : je laisse tomber l'immigration, l'insécurité, je ne me préoccupe pas des résultats, simplement parce que je me préoccupe de mes ambitions ?

À un moment, nous entrerons en campagne, notre mouvement politique choisira de soutenir un candidat et, à ce moment-là, il faudra sans doute s'y consacrer à plein temps, mais d'ici-là mon devoir est de travailler pour obtenir des résultats et faire avancer la législation.

J'ai fixé 3 objectifs. On ne peut plus continuer avec l'impunité des mineurs et j'ai osé parler d'un tribunal pour enfants et il semble que ça n'ait pas plus, mais tant mieux !

Moi, je souhaite que les Français soient informés de qui fait quoi. La violence chez les mineurs a augmenté de 80% dans les dix dernières années. Un mineur de 2006 n'a rien à voir avec un mineur d'il y a trente ans.

Je demande pour les multirécidivistes, sans revenir sur le principe de l'individualisation des peines, que des peines planchers soient appliquées pour qu'un certain nombre d'individus, qui reviennent pour la 18e fois devant le même tribunal, pour les mêmes faits, comprennent que la prochaine fois cela coûtera tellement cher qu'il faut peut-être qu'ils arrêtent d'empoisonner la vie des autres. Les peines planchers sont la réponse aux multirécidivistes

Je vais même plus loin, en posant et en ouvrant un débat que nous sommes le seul pays d'Europe à ne pas ouvrir, celui des criminels sexuels. Réfléchissons, il ne pourrait y avoir de remise en liberté après l'expiration de la peine que pour les délinquants sexuels qui ont pris l'engagement de se faire soigner et dont on limitera chimiquement la libido.

On ne peut plus continuer à laisser sortir des gens dans des conditions totales d'insécurité, sans savoir où ils habitent, qui les soignent et quels sont les engagements qu'ils prennent.


Pour moi et pour nous tous, ces réunions sont un vrai bonheur. Je voudrais que vous compreniez que nous étions 100 000 en 2004, lorsque la nouvelle équipe a été élue à la tête de l'UMP. Nous étions 200 000 l'année dernière et nous allons gaillardement dépasser les 300 000 cette année. Voilà l'UMP que j'aime.


Mes chers amis,

Il y a bientôt trente ans, pour la première fois j'adhérais à un mouvement, le mouvement gaulliste. En trente ans, jamais je ne me suis levé le matin en disant : je regrette le choix que j'ai fait. J'ai été passionné par la vie politique.

La politique, avec ses peines et ses joies, ses échecs et ses succès, va vous apporter quelque chose d'extraordinaire. Votre vie sera plus pleine parce que vous aurez le sentiment de participer à une aventure collective. Parce qu'il y a un peu plus que sa carrière professionnelle, que sa famille, il y a son pays, sa patrie, sa nation, il y a la France.

En adhérant à une formation politique, vous voulez participer au renouveau de la France, vous voulez construire ensemble une nouvelle France et connaître ces joies collectives.

Je ne vous promets pas que l'on va gagner.
Je vous promets que l'on fera tout pour gagner.
Je vous promets que chacun d'entre vous se sentira respecté et considéré.
Je vous promets qu'aucun parmi vous ne regrettera le choix qu'il a fait parce qu'ensemble nous allons nous battre pour nos idées, nos candidats et notre pays, parce qu'au fond, ce qui nous sublime tous, c'est la France.


Je vous remercie.



source http://www.u-m-p.org, le 16 juin 2006

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