Déclaration de M. Gérard Larcher, ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes, sur la formation professionnelle, et notamment le contrat de professionnalisation et le droit individuel à la formation, Paris le 21 juin 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Gérard Larcher, ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes, sur la formation professionnelle, et notamment le contrat de professionnalisation et le droit individuel à la formation, Paris le 21 juin 2006.

Personnalité, fonction : LARCHER Gérard.

FRANCE. Ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes

Circonstances : Signature d'un accord entre le réseau France Opcareg et la Fédération de la formation professionnelle à Paris le 21 juin 2006

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Laissez-moi tout d'abord vous remercier de votre présence à tous à l'occasion de cette signature, mais aussi et surtout de cette initiative que le réseau France OPCAREG et la FFP ont porté en faveur du développement de l'ensemble des dispositifs de formation professionnelle, et en particulier du contrat de professionnalisation.

Vous le savez bien, la formation professionnelle est un enjeu fondamental, fondamental pour les hommes, pour les entreprises, pour l'avenir de notre pays.

Pour les hommes et les femmes, salariés, demandeurs d'emploi, ou jeunes qui veulent entrer dans le monde du travail, la formation professionnelle est un sésame indispensable, la garantie d'une pratique professionnelle et d'une adaptation aux évolutions du métier. C'est aussi la possibilité d'un nouveau départ, d'un développement personnel, d'un projet de carrière.

Pour les entreprises, la formation professionnelle signifie le développement de la compétitivité et de la performance à travers l'adaptation à des technologies nouvelles, à une économie en mouvement et à l'apparition de nouveaux marchés.

Enfin, pour notre pays, la formation professionnelle, c'est le développement de l'emploi, c'est une économie plus forte, c'est aussi une société plus forte dans laquelle chacun à sa chance.

C'est bien avec l'esprit de développer et d'optimiser les dispositifs de formation professionnelle que les partenaires sociaux ont signé à l'unanimité le 05 décembre 2003 l'accord national interprofessionnel relatif à l'accès des salariés à la formation tout au long de la vie, accord qui s'est par la suite traduit par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social.

Je ne vais pas détailler les principales avancées portées par cet accord et par cette loi, ce n'est pas notre sujet d'aujourd'hui, mais laissez-moi cependant en rappeler quelques éléments fondamentaux comme :

* le droit individuel à la formation qui offre au salarié un temps de formation de 20 heures par an cumulables sur 6 ans ; je tiens à rappeler la dimension très innovatrice du DIF, puisque ce dispositif permet la co-construction du projet de formation entre l'employeur et le salarié qui est donc bien acteur et auteur de son plan de formation et donc de son projet professionnel ; le DIF se développe aujourd'hui et est de plus en plus connu par les entreprises comme par les salariés ; le protocole que nous signons aujourd'hui va permettre de développer plus encore ce dispositif

* le plan de formation dont l'architecture est désormais rénovée afin de distinguer les actions d'adaptation au poste de travail, les actions liées à l'évolution des emplois ou participant au maintien dans l'emploi et enfin, les actions de développement des compétences.

* les périodes de professionnalisation qui visent l'acquisition d'une qualification reconnue et la mise en place du contrat de professionnalisation.

Je souhaite, faire un point particulier sur ce dernier dispositif du contrat de professionnalisation.

L'emploi des jeunes est une cause fondamentale pour l'avenir de notre pays. Et cette cause justifie que l'ensemble des acteurs, les entreprises, les organisations interprofessionnelles et professionnelles, les membres du service public de l'emploi, travaillent ensemble pour redresser une situation qui, si elle s'améliore de manière significative depuis plusieurs mois, demeure néanmoins difficile. Tel est bien l'objet du contrat de professionnalisation.

Le contrat de professionnalisation, est un outil de développement de l'emploi et des compétences au service des branches et des entreprises. Ce contrat est ainsi porté par les branches qui en définissent elles-mêmes les orientations qu'elles entendent privilégier en fonction de leurs entreprises et de l'évolution des métiers.

Mesdames et messieurs, ce contrat produit aujourd'hui ses pleins effets parce que nous nous sommes tous mobilisés pour le développer et le faire connaître auprès des jeunes et des entreprises.

C'est pour cela que j'ai tenu l'année dernière à engager un travail de fond avec l'ANPE, les trois organisations patronales interprofessionnelles, l'UNAPL, et près de 25 organisations professionnelles, pour jeter les bases d'un partenariat opérationnel.

C'est pour cela que j'ai signé un accord de développement du contrat de professionnalisation avec quinze des plus grosses entreprises françaises.

Parallèlement, je rappelle que la dernière convention pour l'assurance chômage a renforcé l'attractivité du contrat de professionnalisation pour l'entreprise comme pour le demandeur d'emploi, offrant à ce dernier un véritable tremplin hors du chômage.

Par ailleurs, je rappelle également que la loi pour l'égalité des chances a fixé un effectif minimum de jeunes en alternance par rapport à l'effectif global dans les entreprises de plus de 250 salariés, de 1% en 2006, de 2% en 2007 et de 3% en 2008 et les années suivantes.

Enfin, la loi pour l'accès des jeunes à la vie active va accélérer plus encore le développement de ce dispositif par un soutien particulier aux entreprises qui embauche en CDI certains publics jeunes, et par la mise en place de stages de pré-qualification avant l'entrée en contrats de professionnalisation.

Mesdames et messieurs, nous voyons déjà les premiers résultats de ce travail entrepris ensemble depuis l'année dernière.

En 2005 : 93 000 contrats ont été signés. Sur les quatre premiers mois de l'année 2006 : 41 000 contrats ont été signés soit 30% de plus que l'année dernière à la même époque.

Dans ce contexte de développement, je ne peux que saluer la mobilisation du réseau des OPCAREG et de la Fédération de la Formation Professionnelle en faveur des dispositifs de formations professionnelle, dont le contrat de professionnalisation.

Vous êtes, par vos actions volontaires, des partenaires réguliers de l'action du service public de l'emploi.

Le réseau des OPACREG est un acteur majeur qui a une action fondamentale auprès des entreprises, une action basée notamment sur la notion de service, de conseil et de proximité. J'ai ainsi le souvenir du partenariat que nous avons conclu à l'automne dernier avec l'OPCAREG Ile de France pour la reconversion des salariés de l'usine Thomson de Bagneaux.

La FFP en représentant les organismes de formation professionnelle a une action de mobilisation importante sur ceux-ci dans un esprit permanent d'avancée et de progrès.

Il était finalement assez naturel que vous vous rencontriez pour élaborer un contrat de progrès autour de trois axes qui sont :

* la communication et la promotion des dispositifs de formation professionnelle, et notamment du contrat de professionnalisation.
* la mise en place d'une démarche qualité, en particulier sur la base de la « Charte de certification professionnelle FFP » qui a pour objet de définir les règles et principes à respecter par les organismes de formation adhérents de la FFP ;
* la simplification administrative qui a pour objet le développement du contrat et de la période de professionnalisation en particulier en utilisant la dématérialisation.

Cet accord que vous passez ensemble, et qui je le sais peut servir d'exemple à d'autres Organismes Paritaires Collecteurs Agréés, va clairement dans la bonne direction, et traduit bien ce besoin d'une mobilisation globale en faveur de la formation professionnelle et donc de l'emploi.

Je ne peux donc que l'approuver et encourager son application rapide, et vous féliciter pour votre initiative.


Je vous remercie. »

source http://www.cohesionsociale.gouv.fr, le 22 juin 2006

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