Déclaration de Mme Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, sur le Géo-portail internet de l'IGN, Paris le 23 juin 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Nelly Olin, ministre de l'écologie et du développement durable, sur le Géo-portail internet de l'IGN, Paris le 23 juin 2006.

Personnalité, fonction : OLIN Nelly.

FRANCE. Ministre de l'écologie et du développement durable

Circonstances : Présentation à la presse du portail de l'information publique localisée (Géo-portail internet de l'IGN), à Paris le 23 juin 2006.

ti : Messieurs les Ministres, Chers collègues
Mesdames et Messieurs ;


Peut-on vraiment prendre en compte les enjeux environnementaux dans la conception des projets, dans les débats et les décisions publiques, si les informations correspondantes ne sont pas aisément accessibles et partagées ? Et comment répondons-nous aux questions de nos concitoyens sur l'état de l'environnement ?

L'information environnementale a une forte dimension territoriale, et nécessite des investigations lourdes.

Dans le seul domaine de l'eau, l'ensemble des acteurs publics dépense plus de 75 Millions d'euro par an pour produire des données, les organiser, les conserver et les mettre à disposition.

C'est important, mais pas hors de proportion des enjeux de ce domaine, quand il s'agit de veiller sur la ressource, de contribuer à la santé de nos concitoyens.

Mon ministère, en lien avec les établissements publics et les collectivités, poursuit cette politique de connaissance de l'environnement et de diffusion des résultats, essentielle pour améliorer la qualité de nos projets, évaluer l'impact de nos politiques et sensibiliser l'ensemble de nos concitoyens à l'état de l'environnement.

L'information environnementale est particulièrement dispersée, et diffusée sur de nombreux sites.

Nous avons engagé un effort considérable de rationalisation et de normalisation pour rendre ces données comparables, cumulables ...

Des sites nationaux spécialisés ont été ouverts au public : « Prim-net » pour les risques naturels, « Natura 2000 » sur la biodiversité, « Ifen.fr » pour les statistiques environnementales...

Depuis quelques années, nous développons ou accompagnons la création de sites portail, qui permettent de mobiliser les informations de nombreuses bases de données, tout en facilitant l'approche des internautes.

Citons les sites « eau France.fr », « Info terre » du BRGM ... et les sites des Directions régionales de l'Environnement (DIREN), pour une approche plus locale.

Le portail de l'information publique localisée, ou géoportail doit permettre de capitaliser notre effort, de le rendre plus accessible, et ce dans un contexte élargi. C'est dans cet objectif que le Président de la République a souhaité qu'il soit créé.

Le géo-catalogue, sorte de bibliothèque de « qui produit quoi, et à quelle adresse électronique », est un formidable levier pour rendre l'information accessible.

La visualisation des objets géographiques provenant de thématiques différentes, et de sources distinctes, est un progrès considérable, si l'usager n'oublie pas l'importance du contenu.

La contribution du service public de l'environnement et de ses partenaires sera importante : cartographie des zones inondables, des cavités souterraines, mise à disposition des plans de prévention des risques, mais aussi des données relatives à la qualité des eaux, ou encore notre connaissance du patrimoine naturel, de la qualité de l'air, l'état des protections de nos paysages les plus emblématiques.

Je ne peux donc que me féliciter du renforcement de la visibilité de ces informations, et des avancées que permet le géoportail.

Je voudrais, pour conclure, mettre ce travail en perspective.

En participant au géoportail, nous sommes dans la droite ligne de textes majeurs, tant nationaux qu'internationaux, visant à mettre à la disposition de tous l'information publique relative à l'environnement.

La charte de l'Environnement en fait même un droit dans son article 7.

La loi du 26 octobre 2005, qui transcrit la convention d'Aarhus, précise les modalités de cet accès.

Et nous négocions, au niveau communautaire, le projet de directive « INSPIRE » destiné à développer l'accès électronique à ces informations.

Le géoportail est donc, pour moi, un projet fort, une étape majeure pour permettre à tout internaute de s'informer et d'agir en éco-citoyen.


Je vous remercie.

Source http://www.ecologie.gouv.fr, le 26 juin 2006

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