Interview de M. Bernard Accoyer, président du groupe parlementaire UMP à l'Assemblée nationale, dans "20 minutes" le 13 septembre 2006, sur les enjeux du débat sur le projet de loi relatif à la privatisation de GDF. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Bernard Accoyer, président du groupe parlementaire UMP à l'Assemblée nationale, dans "20 minutes" le 13 septembre 2006, sur les enjeux du débat sur le projet de loi relatif à la privatisation de GDF.

Personnalité, fonction : ACCOYER Bernard.

FRANCE. UMP, président du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale ; FRANCE. UMP, député

ti :
La sortie de François Fillon sur les retraites est-elle une peau de banane des sarkozystes qui ne voulaient pas de la privatisation de GDF ?
Je ne partage pas ce point de vue. Je suis bien placé pour savoir que Nicolas Sarkozy a demandé aux députés de soutenir et de voter ce texte. L'UMP apportera la majorité suffisante pour que le texte soit adopté. Il reste quelques individualités parfois remuantes et bruyantes qui ne sont pas convaincues. C'est la démocratie.

Cet épisode provoque une nouvelle cacophonie au sein des députés UMP. Allez-vous les rappeler à l'ordre ?
L'unité de la majorité n'est pas en péril, mais de petites phrases en grands mots, de déclarations en contre-déclarations, on peut aboutir à brouiller notre message. Ne nous trompons pas de combat.

Les débats sur la privatisation de GDF s'enlisent. L'utilisation du 49-3, qui permet un débat sans vote, est-elle inéluctable ?
Nul ne sait comment on peut sortir de cette situation inédite, créée par une opposition qui a décidé de bafouer l'institution parlementaire. Je veux croire qu'elle reviendra à la raison.

La fin des travaux reste fixée au 22 septembre ?
Non, la fin prévue n'est pas le 22 septembre, nous pouvons siéger plus tard si telle est la volonté du gouvernement. C'est possible. Mais il est impossible de savoir comment les choses vont s'orienter.

Les manifestations peuvent-elles vous inciter à revenir sur la privatisation de GDF ?
La rue ne peut pas infléchir la volonté du gouvernement et de sa majorité. L'un et l'autre ont engagé cette réforme avec deux priorités : la sécurisation des approvisionnements en gaz des Français et l'assurance de leur faire bénéficier des meilleurs tarifs.

Y avait-il d'autres solutions ?
D'autres solutions ont été proposées sans succès, nous nous sommes majoritairement ralliés à cette proposition gouvernementale, qui offre toutes les garanties.

Il y a deux ans, les députés ont voté un texte dans lequel l'Etat s'engageait à ne pas descendre en dessous de 70 % du capital de GDF. Aujourd'hui, ils votent la privatisation...
La situation dans le domaine de l'énergie n'a rien à voir avec ce qu'elle était il y a deux ans et demi. Le prix du baril de pétrole, sur lequel est indexé celui du gaz, a été multiplié par trois. Depuis, les regroupements, entre opérateurs ou producteurs, qui se sont opérés dans le secteur du gaz sont colossaux. Ne rien faire aurait mis GDF en difficulté. Nous voulons un gazier français, comme nous avons un acteur majeur dans le pétrole, le nucléaire ou l'électricité.

Tout cela arrive dans un contexte où Nicolas Sarkozy vous aurait demandé d'associer les parlementaires au projet présidentiel de l'UMP...
Depuis longtemps, j'ai des échanges avec le président de l'UMP, afin que les députés soient associés et participent à l'élaboration du projet législatif de l'UMP pour 2007. Je me félicite que Nicolas Sarkozy l'ait accepté.

Comment cela va s'organiser ?
Des réunions thématiques seront bientôt organisées autour du social, de l'industrie, de la sécurité, de la défense...


Source http://www.u-m-p.org, le 13 septembre 2006

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