Déclaration de M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, sur la réouverture de la salle Pleyel, Paris le 13 septembre 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication, sur la réouverture de la salle Pleyel, Paris le 13 septembre 2006.

Personnalité, fonction : DONNEDIEU DE VABRES Renaud.

FRANCE. Ministre de la culture et de la communication

Circonstances : Inauguration de la nouvelle salle Pleyel, Paris le 13 septembre 2006

ti : Chers Amis,
Mesdames, Messieurs les Musiciens,


Ce soir, c'est un moment fort qui nous rassemble. Un moment unique. Un moment d'émotion, de plaisir et de fierté partagée.

C'est l'émotion de renouer avec un lieu auquel nous rattachent tant de liens. Un lieu où, depuis Ravel et Stravinski, s'est écrit l'histoire de la musique ; une très grande, une très belle salle de concert, où désormais nous pourrons ressentir à nouveau les mystères de l'écoute de la musique et partager une émotion artistique qui nous rassemble et nous élève.

En l'absence du maire de Paris, actuellement à Beyrouth, mais en présence de ses adjoints, je dédie cette soirée à la paix dans le monde, à cette « douce et merveilleuse lumière » de la paix et de la réconciliation, chantée avec tant de puissance dans le final de cette deuxième Symphonie, Résurrection, de Gustav Mahler.

Ce soir, je suis fier de voir aboutir un projet majeur, grâce à la volonté de l'Etat qui a su rencontrer celle de la ville de Paris et de grandes entreprises.

Cette fierté, cette joie, je les partage avec vous tous. Car il a fallu les efforts de tous pour que la Salle Pleyel redevienne ce qu'elle est. Je tiens à remercier très sincèrement ici son propriétaire, Hubert Martigny, qui a su s'entourer des meilleurs professionnels : l'architecte François Ceria, le cabinet d'acoustique Artec et le groupe Bouygues. Le partenariat, qui a rendu possible l'improbable, c'est encore celui de la Société Générale qui soutient le projet artistique de la Salle Pleyel, celui d'Eurogroup auprès de l'Orchestre de Paris, et l'engagement sans faille de la Cité de la musique et de son directeur, Laurent Bayle, qui a conçu pour la Salle Pleyel une programmation ouverte, généreuse, exigeante. Votre engagement à tous, votre investissement, votre passion nous ont permis de relever ensemble ce défi avec succès.

La réouverture de la Salle Pleyel marque une nouvelle étape, dans un grand et beau dessein : doter notre pays, à Paris comme dans les régions, d'auditoriums qui manquent encore aujourd'hui à la pratique et à l'écoute de la musique symphonique, bien sûr, mais également du jazz, des musiques du monde, des musiques anciennes, car la richesse de la musique est dans sa diversité. Dès 2010, une salle de 1500 places remplacera, à Radio France, l'actuel studio Olivier Messiaen ; et, vous le savez, en 2012 un très grand auditorium, doté de nombreuses salles de répétition et de multiples espaces pédagogiques, ouvrira dans le Parc de La Villette. Parce qu'ils ont une vision commune et concertée de l'évolution de la vie musicale, l'Etat et la ville de Paris, rejoints par la région Ile-de-France, ont voulu ce dernier projet ensemble.

Mais notre plus grand plaisir, ce soir, c'est bien sûr de redécouvrir la Salle Pleyel, de l'entendre à nouveau vivre et résonner. Ici nous mesurons combien l'architecture et les techniques contemporaines peuvent exalter ce qu'il y a de plus noble, de plus pur, d'éternel dans notre patrimoine.

Notre impatience à tous est d'imaginer ce que vous en ferez, Mesdames et Messieurs les Musiciens de l'Orchestre de Paris, qui la retrouvez enfin. Vous êtes chez vous ici, dans une salle brillante, digne de votre talent, aujourd'hui conduits par Christoph Eschenbach, comme vous l'étiez hier par la baguette de Daniel Baremboïm, dans le souvenir vivant de Georg Solti, Herbert von Karajan ou Charles Münch, auxquels, avec vous tous, je pense ce soir.

Et je pense aussi à tous les artistes, illustrant toutes les formes de musique, à tous les orchestres, français et étrangers, qui viendront ici, dès cette saison, nous offrir leur talent, à commencer par l'Orchestre Philharmonique de Radio France.

Mais place maintenant à cette grande formation qu'est l'Orchestre de Paris, et à l'enchantement de cette Résurrection !

Bravo et merci à tous !


Source http://www.culture.gouv.fr, le 14 septembre 2006

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