Message de M. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères, en hommage aux journalistes morts dans l'exercice de leur métier depuis 1944, Bayeux le 7 octobre 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Message de M. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères, en hommage aux journalistes morts dans l'exercice de leur métier depuis 1944, Bayeux le 7 octobre 2006.

Personnalité, fonction : DOUSTE-BLAZY Philippe.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères

Circonstances : Inauguration du Memorial des Reporters le 7 octobre 2006 à Bayeux

ti : A l'occasion de l'inauguration du "mémorial des reporters", ce jour à Bayeux, je tiens à m'associer à l'hommage rendu aux journalistes qui sont morts, partout dans le monde, dans l'exercice de leur métier depuis 1944.

Je salue l'initiative prise par Reporters Sans Frontières et par la municipalité de Bayeux à l'occasion de la 13ème édition du prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

Trop de journalistes trouvent la mort dans l'exercice de leur difficile métier. Et pourtant, chacun se souvient des images et des récits, réalisés au péril de leur vie, par les correspondants de guerre sur les plages du débarquement, non loin d'ici, en juin 1944. Ils constituent un témoignage historique qui appartient désormais au patrimoine de l'humanité. Chacun mesure les conditions éprouvantes dans lesquelles les représentants des médias effectuent leur travail dans les pays, encore trop nombreux, qui refusent le droit à l'information. Chacun déplore, année après année, les nombreux morts et disparus au nom de la liberté de la presse. La poursuite de leur action est essentielle pour que le monde sache ce qui se passe, y compris dans les contrées les plus reculées ou les pays plus fermés de la planète.

En 2005, 63 journalistes ont payé de leur vie la passion qu'ils mettaient au service de leur vocation, sans oublier leurs 5 collaborateurs qui, eux aussi, sont décédés l'an dernier. En Iraq ou au Liban, pour ne citer que ces deux exemples, de nombreux journalistes ont trouvé la mort alors qu'ils cherchaient à couvrir l'événement, à relever les faits ou à en faire l'analyse.

Leur mort n'est pas vaine puisqu'elle intervient au nom de l'une des plus nobles causes qui soient : celle de la vérité et de la transparence au nom de la liberté d'expression et d'opinion.

C'est pourquoi, je tenais vivement à m'associer à l'hommage qui leur est rendu aujourd'hui. Je tenais aussi à vous dire à quel point je suis sensible à la réalisation de ce mémorial. Il rappellera à chacun d'entre nous ce qu'il doit à ceux qui cherchent, inlassablement, à nous rendre le monde plus intelligible.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 10 octobre 2006

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