Interview de M. Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, dans "Le Courrier picard" du 3 novembre 2006, sur sa position sur l'échiquier politique pour l'élection présidentielle de 2007 et sur son programme en matière de société, d'éducation et d'emploi. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, dans "Le Courrier picard" du 3 novembre 2006, sur sa position sur l'échiquier politique pour l'élection présidentielle de 2007 et sur son programme en matière de société, d'éducation et d'emploi.

Personnalité, fonction : VILLIERS Philippe de.

FRANCE. Mouvement pour la France, président

ti : Q- Pouvez-vous faire le point de vos signatures pour la présidentielle ? Combien en avez-vous récolté en France, dans l'Aisne, l'Oise et la Somme ?

R- J'en ai assez pour être confiant, pas suffisamment pour être serein. J'ai un peu plus de 300 signatures, dont une vingtaine en Picardie. Lorsque que je rencontre les maires, je reçois un accueil excellent. Ils savent ce que j'ai réalisé en Vendée comme président du conseil général : j'ai fait de mon département le premier en termes de créations d'emplois et de dynamisme économique. Enfin, les maires de Picardie, région qui a voté non à 65%, n'ont pas oublié que j'ai été l'un des grands vainqueurs du référendum.

Q- Côté programme : immigration zéro, priorité nationale, dissolution du Conseil français du culte musulman,... Comment vous différencier du Front national ?

R- Le Pen proteste mais voter pour lui ne sert à rien, on l'a vu en 2002. Je suis l'alternative. Ma candidature rassemblera tous les Français qui refusent le communautarisme de Nicolas Sarkozy ; qui souhaitent que l'islam se soumette aux lois de la République et à nos modes de vie ; qui refusent le droit de vote des étrangers, le financement public des mosquées, le mariage homosexuel (qui conduira à l'adoption) que le président de l'UMP préconise.
Je suis le seul à pouvoir incarner efficacement une alternative : François Bayrou a choisi de faire campagne à gauche ; quant à Jean-Marie Le Pen, chacun sait que cette présidentielle est son dernier tour de piste et qu'il n'a jamais géré la moindre collectivité locale. Moi, j'ai l'expérience d'un entrepreneur avec le Puy du Fou, d'un élu local enraciné avec la Vendée. Les Français sauront faire la différence avec le vote Sarko qui est un vote trompeur et le vote Le Pen qui est un vote inutile.

Q- Vous voulez supprimer les IUFM «qui transforment les maîtres en gentils organisateurs». Qui formera donc les enseignants ?

R- Je propose de les remplacer par des Instituts d'un haut niveau d'exigence, où l'on apprendra aux professeurs à enseigner les savoirs et la culture et non à animer une classe. Au-delà de la question des IUFM, c'est toute la chaîne de l'éducation qu'il nous faut revoir : des familles qu'il faut responsabiliser afin qu'elles éduquent leur(s) enfant(s) au respect et au civisme jusqu'à l'école qui doit rétablir l'autorité des maîtres, l'autorité des savoirs, l'autorité de la culture nationale.

Q- La Picardie a du mal à sauvegarder ses emplois industriels. Que proposer à une région où le chômage gagne du terrain ?

R- Je protégerai le travail contre la mondialisation sauvage avec notamment la création d'un label tricolore pour les produits «100% français» afin d'encourager une consommation citoyenne et l'instauration de tarifs douaniers protecteurs. Je transférerai l'impôt sur l'importation étrangère plutôt que sur les produits français. Et je libérerai le travail des contraintes fiscales et règlementaires qui l'asphyxient : baisse des charges de 50% sur les PME-PMI ; abrogation du caractère obligatoire des 35 heures et baisse des taxes et des impôts afin d'augmenter le pouvoir d'achat des Français, etc.

Q- En dehors des chasseurs, avec qui d'autre imagineriez-vous vous allier dans la région ?

R- Je m'adresse à tous les Français qui veulent que la France retrouve sa vitalité, son identité et sa souveraineté. Mais je constate que, partout en France, les défenseurs de nos terroirs et de nos traditions populaires, comme la chasse ou la pêche, mais aussi tout ceux qui sont concernés par la mort lente de nos campagnes, me rejoignent en nombre parce que je propose un grand plan pour le monde rural.
Nous avons d'un côté, une France urbaine irrespirable où le chômage, la précarité, la crise du logement et l'individualisme règnent en maître ; de l'autre, une France rurale, qui aimerait se développer. J'en tire une conclusion de bon sens : les 30 000 communes rurales constituent une pépinière en termes d'emplois, d'habitat de qualité - qui ne rêve pas d'une maison avec un jardin ? -, de qualité de vie pour les familles avec des enfants en bas âge. Je propose donc d'utiliser le monde rural, nos campagnes, nos petits commerces, nos services publics, nos paysans comme le grand atout économique et social du XXIème siècle.


Source http://www.pourlafrance.fr, le 14 novembre 2006

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