Conseil des ministres du 5 avril 2006. La valorisation de la biomasse. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 5 avril 2006. La valorisation de la biomasse.

Personnalité, fonction : BUSSEREAU Dominique, LOOS François.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de la pêche; FRANCE. Ministre délégué à l'industrie

ti : Le ministre de l'agriculture et de la pêche et le ministre délégué à l'industrie ont présenté une communication relative à la valorisation de la biomasse.

Un plan stratégique ambitieux pour développer les différentes filières de valorisation de la biomasse d'origine agricole, forestière ou issue de déchets a été préparé par le Gouvernement. Les orientations de ce plan participent à la limitation de notre dépendance énergétique, à la création d'emplois, à l'aménagement durable du territoire et à la préservation de l'environnement, notamment à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Après l'engagement fin 2004 du plan « biocarburant », qui est aujourd'hui opérationnel, et les décisions prises en 2005 concernant le lancement en France du principal programme européen de développement des biocarburants, le Gouvernement a fixé de nouveaux objectifs pour l'utilisation des biocombustibles.

Un plan « biocombustibles » spécifique sera présenté avant l'été. Il prévoit une augmentation de 50 % de la production de chaleur et d'électricité renouvelables à l'horizon 2010. La contribution de la biomasse à la production d'énergie thermique sera portée de 10 à 14 millions de tonnes équivalent pétrole par an (soit environ 20 % de cette production). Une puissance supplémentaire de 1 000 mégawatts électrique sera produite grâce à la construction de biocentrales de cogénération. A cette fin, un nouvel appel d'offres pour une capacité de cogénération de 300 mégawatts électrique sera lancé avant l'été.

Par ailleurs, le Gouvernement élaborera avant la fin de l'année un plan d'action pour développer l'utilisation des matériaux, produits et dérivés chimiques renouvelables issus de la biomasse dans les principaux marchés utilisateurs.

Cette politique anticipe sur les réflexions en cours au niveau européen et permet à notre pays de prendre une place de choix au plan international dans le développement de la « bio-économie ». Elle place l'agriculture, la forêt et leurs filières de transformation au coeur des enjeux du développement durable et de la lutte contre le changement climatique. Elle permet en outre la création ou le maintien de près de 40 000 emplois dans la production et la transformation de la biomasse.

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