Propos de bienvenue de M. Jacques Chirac, Président de la République, aux patriarches catholiques orientaux à l'occasion du 150e anniversaire de l'Oeuvre d'Orient, à Paris le 15 mai 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Propos de bienvenue de M. Jacques Chirac, Président de la République, aux patriarches catholiques orientaux à l'occasion du 150e anniversaire de l'Oeuvre d'Orient, à Paris le 15 mai 2006.

Personnalité, fonction : CHIRAC Jacques.

FRANCE. Président de la République

ti :
Messieurs les cardinaux,
Messieurs les patriarches,
Monsieur l'archevêque de Paris,


Je veux tout d'abord vous remercier de votre présence à cet entretien qui va nous donner l'occasion d'échanger nos points de vues sur des sujets qui nous concernent tous: l'avenir de vos communautés et celui du Moyen-Orient. Que vous soyez tous venus à Paris nous honore beaucoup, Paris, la France et tous les chrétiens. Le patriarche des chaldéens n'est pas encore parmi nous mais arrivera cet après-midi.

Vous êtes ici pour le 150ème anniversaire de l'Oeuvre d'Orient, une oeuvre qui mène une action méritoire au service de communautés et d'institutions souvent dramatiquement démunies. Grâce à elle, la tradition de solidarité de la France envers les chrétiens orientaux se perpétue et se développe. L'Oeuvre d'Orient mérite un hommage particulier et souligné et je tiens à l'exprimer aujourd'hui au nom de la France.

Votre séjour rappelle l'ancienneté et l'étroitesse des liens qui unissent la France à vos Eglises et vos communautés. En ces temps troublés où la situation au Moyen-Orient est plus que jamais préoccupante, il me paraît important de réaffirmer ces liens avec force. La France attache beaucoup d'importance à votre présence qui est, pour les Etats de la Méditerranée orientale, une source de richesse et de diversité.

Les chrétiens d'Orient ont toujours été un pont vers l'Europe et ont contribué, bien avant que ce ne soit un enjeu majeur des relations internationales, au dialogue des cultures. A ce titre, ils ont plus que jamais leur place au Moyen-Orient.

Vous connaissez nos efforts pour promouvoir la paix et la stabilité dans cette partie du monde. Le règlement des conflits constitue la meilleure garantie de la liberté de conscience et de religion qui doit être défendue et réaffirmée, car la diversité des cultures et leur coexistence sont la condition d'un avenir de paix et de prospérité.

Beaucoup de vos coreligionnaires ont été amenés, au fil des ans, à s'installer en Europe et particulièrement en France, comme l'atteste d'ailleurs la présence à Paris -et aussi en province- de nombreuses Eglises regroupant les fidèles de vos confessions. Je salue à cette occasion la présence de Mgr André Vingt-Trois.

Ils ont trouvé dans notre pays accueil et amitié. Je constate avec plaisir qu'ils se sont remarquablement intégrés à la communauté nationale, sans perdre pour autant leurs racines et leurs richesses culturelles dont ils font bénéficier la société française.

Avant de céder la parole à l'Amiral Louzeau, permettez-moi de vous redire ma reconnaissance et celle de la France pour le témoignage que vous portez, et de formuler des voeux très sincères pour l'avenir et le développement de vos communautés dans un monde que je souhaite pacifié et riche de ses différences culturelles.

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