Eléments d'intervention de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur l'aide publique pour le développement de l'Afrique, à Saint-Petersbourg le 16 juillet 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Eléments d'intervention de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur l'aide publique pour le développement de l'Afrique, à Saint-Petersbourg le 16 juillet 2006.

Personnalité, fonction : CHIRAC Jacques.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Sommet du G8 du 15 au 17 juillet ; déjeuner de travail, à Saint-Petersbourg (Russie) le 16 juillet 2006

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Notre partenariat avec l'Afrique répond à une double exigence : morale et politique.

La démographie africaine est explosive. La population, 900 millions aujourd'hui, devrait doubler d'ici 2050 à près de 2 milliards. La part de l'Afrique dans la population mondiale devrait ainsi passer de 14 à 22 %.

Nous avons donc un intérêt capital au développement de l'Afrique. Si nous ne parvenons pas à donner à sa jeunesse un avenir de dignité, elle sombrera dans la violence ou l'extrémisme, ou choisira en masse l'émigration, en particulier en Europe, entraînant de redoutables problèmes.

Grâce à l'augmentation de l'APD, aux annulations de dettes, à la hausse des matières premières, aux efforts de bonne gouvernance des Africains, la croissance du continent devrait accélérer à près de 6 % cette année.

Ce chiffre est cependant insuffisant pour réduire rapidement la pauvreté et réaliser les objectifs du millénaire. Pour investir massivement dans l'éducation, la santé, les infrastructures, il faut des financements innovants, des contributions internationales de solidarité, indexées sur la croissance de la richesse mondiale. La contribution de solidarité sur les billets d'avion constitue l'exemple de ce type de financements et en démontre la faisabilité. Il s'agit là d'une solution moderne et efficace.

Aider l'Afrique, c'est aussi soutenir le renforcement des structures de coopération régionales et continentales, car une Afrique fragmentée est faible et inaudible.

Notre partenariat, avec l'Union africaine pour les questions politiques, avec le NEPAD pour l'économie, produit de bons résultats.

Nous devons aider le NEPAD à se concentrer sur les points stratégiques pour lever les entraves au décollage économique du continent : la santé, l'éducation et les grandes infrastructures : eau, énergie, transport.

Au moment où l'Afrique commence à relever la tête, nous devons lui manifester notre appui politique, d'abord à l'occasion des sommets du G8, et avec les pays émergents.


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