Message de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la lutte contre la tuberculose, à Paris le 1er novembre 2006. | vie-publique.fr | Discours publics

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Message de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur la lutte contre la tuberculose, à Paris le 1er novembre 2006.

Personnalité, fonction : CHIRAC Jacques.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Ouverture de la Conférence de l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, à Paris le 1er novembre 2005

ti :
Madame la Présidente et
Monsieur le Directeur de l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires,
Monsieur le Directeur du Partenariat "Halte à la Tuberculose",
Monsieur le Directeur du Département "Halte à la Tuberculose" de l'OMS,
Mesdames et Messieurs,


Je suis particulièrement heureux de vous adresser ce message de bienvenue, à l'occasion de l'inauguration de la 37ème Conférence mondiale de l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires. La France se félicite d'accueillir vos travaux : la lutte contre les grandes pandémies, et plus généralement l'attention aux questions majeures de santé publique, quel meilleur exemple de l'idéal de solidarité et d'humanisme qu'incarne notre pays ?

La lutte contre la tuberculose, première cause de décès des malades du SIDA, est aujourd'hui inséparable du combat contre le VIH. Mais la tuberculose se propage aussi dans des régions où le taux d'infection par le VIH reste relativement faible, comme l'Afghanistan, l'Amérique centrale ou certains pays d'Afrique de l'Ouest. Vaincre la tuberculose est un défi humain et sanitaire majeur. Il justifie la mobilisation totale de toutes les nations et celle des organisations internationales.

Première institution à s'être consacrée spécifiquement à la lutte contre ces maladies, l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires accomplit depuis près de cent quarante ans un travail irremplaçable, par son action d'information, de formation et de renforcement des capacités sanitaires dans les pays les plus touchés.

Je remercie tout particulièrement, pour leur action vigoureuse et déterminée, la présidente de l'Union, Madame Asma El SONY, et son directeur exécutif, M. Nils BILLO, ainsi que les représentants du Partenariat "Halte à la Tuberculose" de l'Organisation Mondiale de la Santé. Je salue également toutes celles et tous ceux qui sont venus à cette conférence partager leur expérience et leurs connaissances.

Je me félicite que vous ayez décidé de mettre l'accent, au cours de vos travaux, sur une question cruciale : l'immense besoin de professionnels qualifiés pour améliorer la santé publique dans le monde. Nous savons en effet que le manque de ressources humaines dans le domaine de la santé compromet aujourd'hui gravement les efforts de la solidarité internationale.

La France est à vos côtés dans le combat contre la tuberculose, à laquelle elle prend toute sa part depuis longtemps. Elle finance des projets de soutien aux stratégies nationales des pays du Sud : elles ont obtenu des résultats significatifs, notamment à Djibouti, en Mauritanie, au Bénin ou en Centrafrique. Avec une contribution de 225 millions d'euros en 2006 et de 300 millions d'euros en 2007, la France s'investit aussi massivement dans le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, qui porte aujourd'hui soixante pour cent de l'aide internationale dans ce domaine.

Mais, pour répondre aux grands défis de la santé publique dans le monde, l'augmentation des ressources d'aide publique au développement, si nécessaire soit-elle, ne suffira pas. Elle doit être complétée par de nouveaux mécanismes de financement. C'est tout le sens de la contribution de solidarité sur les billets d'avion que j'ai souhaité mettre en place. Elle est entrée en vigueur en France au 1er juillet dernier : l'essentiel de son produit sera affecté à UNITAID, la Facilité internationale d'achat de médicaments.

Dans la lutte contre la tuberculose, le rôle d'UNITAID sera déterminant. L'émergence de bacilles multi résistants nécessite des médicaments coûteux. Les laboratoires pharmaceutiques sont réticents à investir sur ces marchés, qui ne sont pas toujours solvables. C'est pourquoi, après les actions déjà engagées, qui permettront de procurer d'ici 2008 des médicaments au meilleur prix à 150.000 enfants atteints de tuberculose, UNITAID a inscrit dans ses prochaines actions le financement des médicaments contre la Tuberculose multi résistante.

Mesdames et Messieurs, je forme tous mes voeux pour que votre Conférence puisse faire progresser la sensibilisation, l'information et la recherche, et contribue ainsi au recul de cette pandémie. Dans ce combat, vous pouvez compter sur la constance de mon engagement à vos côtés.


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