Déclaration des ministres des affaires étrangères de l'Allemagne, de la Chine, des Etats-unis, de la France, du Royaume Uni et de la Russie, avec le soutien du Haut Représentant de l'Union européenne, sur le dossier nucléaire iranien, New York le 28 septembre 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration des ministres des affaires étrangères de l'Allemagne, de la Chine, des Etats-unis, de la France, du Royaume Uni et de la Russie, avec le soutien du Haut Représentant de l'Union européenne, sur le dossier nucléaire iranien, New York le 28 septembre 2007.

ti : 1. Les risques de prolifération associés au programme nucléaire iranien restent une cause de grave préoccupation pour la communauté internationale, comme l'ont exprimé très clairement les Résolutions 1696, 1737 et 1747 du Conseil de sécurité.

2. Nous sommes attachés au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et nous soulignons la nécessité pour tous les Etats parties à ce traité de respecter pleinement toutes leurs obligations. Nous recherchons une solution négociée qui réponde aux préoccupations de la communauté internationale sur le programme nucléaire de l'Iran. Nous réitérons notre engagement à ce que soient résolues les implications du programme nucléaire iranien en termes de prolifération, et nous nous sommes par conséquent réunis aujourd'hui afin de réaffirmer notre engagement vis-à-vis de notre approche à deux voies.

3. Nous demeurons prêts à engager avec l'Iran des négociations sur un accord global de long terme afin de résoudre la question nucléaire iranienne. Créer les conditions pour ces négociations nécessite que l'Iran suspende intégralement et de manière vérifiable ses activités liées à l'enrichissement et au retraitement, comme l'exigent les résolutions 1737 et 1747. Le Conseil de sécurité a offert à l'Iran la possibilité d'une "double suspension" - la suspension de la mise en oeuvre des mesures à condition et tant que l'Iran maintient une suspension de ses activités liées à l'enrichissement et au retraitement, sous vérification de l'AIEA. Nous demandons à l'Iran d'accepter cette offre et de permettre des négociations de bonne foi.

4. Nous demandons instamment à l'Iran d'entrer dans un dialogue permettant de créer les conditions de négociations basées sur notre proposition de juin 2006 afin de parvenir à une solution négociée, fondée sur le respect mutuel, qui rétablirait la confiance internationale dans la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire de l'Iran et ouvrirait la voie à une coopération plus large entre l'Iran et tous nos pays. Nous avons demandé au Dr. Javier Solana, haut représentant de l'Union européenne pour la Politique étrangère et de sécurité commune, de s'entretenir avec le Dr. Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de Sécurité nationale de l'Iran, afin de poser les bases de négociations ultérieures.

5. Nous saluons l'accord agréé entre l'Iran et l'AIEA pour résoudre l'ensemble des questions relatives aux activités nucléaires passées de l'Iran. Toutefois, nous demandons à l'Iran de produire, rapidement et de manière effective, des résultats tangibles en clarifiant l'ensemble des questions en suspens sur son programme nucléaire, y compris celles qui pourraient avoir une dimension nucléaire militaire, selon les termes des résolutions pertinentes de l'AIEA et des résolutions 1737 et 1747 du Conseil de sécurité des Nations unies ; en autorisant l'accès complet à ses installations comme le requièrent son Accord de garanties et l'Arrangement subsidiaire; ainsi qu'en mettant en oeuvre le Protocole additionnel.

6. Une pleine transparence et coopération de l'Iran avec l'AIEA est indispensable afin de répondre aux préoccupations actuelles. Nous réitérons notre plein soutien à l'AIEA et à son personnel dans l'exécution de ses tâches de vérification, et au rôle du Conseil de Sécurité des Nations unies. Nous attendons le rapport, en novembre prochain, du directeur général de l'Agence, M. El Baradei, devant le Conseil de gouverneur de l'AIEA sur le niveau, le champ et l'ampleur de la coopération et de la transparence de l'Iran.

7. Vu que l'Iran n'a pas respecté les obligations posées par les résolutions 1737 et 1747 du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment la suspension de ses activités d'enrichissement et de retraitement, nous sommes d'accord pour finaliser le texte d'une troisième Résolution de sanctions du Conseil de sécurité sous l'article 41 du chapitre VII de la Charte des Nations unies, avec l'intention de le soumettre au vote du Conseil de sécurité sauf à ce que les rapports de novembre de M. Solana et de M. El Baradei montrent que leurs efforts ont conduit à un résultat positif.

Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 3 octobre 2007

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