Déclaration de M. Dominique Perben, ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, sur la réalisation d'une nouvelle liaision routière sécurisée à La Réunion et sur un projet de tram-train, Paris le 19 janvier 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Dominique Perben, ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer, sur la réalisation d'une nouvelle liaision routière sécurisée à La Réunion et sur un projet de tram-train, Paris le 19 janvier 2007.

Personnalité, fonction : PERBEN Dominique.

FRANCE. Ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer

Circonstances : Signature d'un protocole d'accord entre l'Etat et la Région pour le financement des grandes infrastructures des transports à l'île de La Réunion, à l'Hôtel Matignon le 19 janvier 2007

ti : Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Ministre, cher François,
Monsieur le Député, Madame la Présidente, Monsieur le Président, Messieurs les élus,
Mesdames, Messieurs,


Le protocole que le Premier ministre et le président de la région vont signer dans quelques instants marque une étape très importante pour l'île de la Réunion. En effet, il prévoit la réalisation de deux projets majeurs :
1) une nouvelle liaison routière sécurisée entre Saint-Denis et la Possession
2) un projet de tram-train

Ces deux opérations, dont le coût total dépasse 2 milliards d'euros, répondent à des enjeux très forts pour l'île : la Réunion compte aujourd'hui près de 800 000 habitants ; elle en comptera un million d'ici 2030. Or peu d'espaces sont urbanisables ; les habitants doivent donc pouvoir circuler d'une commune à l'autre.

La route du littoral relie Saint-Denis à la Possession. Elle constitue une artère vitale entre le port de l'île et la capitale, une artère empruntée par plus de 55 000 véhicules par jour.

Située au pied d'une falaise de 80 mètres, elle est menacée par les chutes de pierres. Bien sûr, l'État et la région ont mis en place un important programme de sécurisation qui comporte la pose de 450 000 mètres carrés de filets.

Mais ces protections ne peuvent pas lutter contre de grands effondrements, comme celui, dramatique, qui s'est produit le 24 mars dernier et qui a coûté la vie à 2 réunionnais. Les experts internationaux qui ont examiné la question ont conclu : on ne peut ni prévoir, ni anticiper ces phénomènes ; il faut donc écarter la route de la falaise.

Pour trouver une solution définitive de mise en sécurité de cet axe vital et incontournable, je me suis rendu le 11 avril dernier sur place. Conformément à la demande du Premier ministre et en plein accord avec François BAROIN et l'ensemble des élus, nous avons décidé d'accélérer le calendrier des décisions.

Bien sûr, les services de l'équipement ont été mobilisés pour finir au plus vite les travaux de l'actuel contrat de plan. Mais il fallait aussi que les études des différentes solutions soit finalisées pour que la concertation permette enfin de trancher.

J'ai donc demandé qu'on arrête la solution technique à l'été. C'est effectivement ce qui a été fait et, après la délibération de la région en faveur de la solution dite « B1 », j'ai arrêté, le 24 août dernier le choix technique de cette nouvelle route du littoral.

Il nous restait alors à régler la question du financement. Les échanges entre la région et le Gouvernement ont été particulièrement intenses pour répondre à la question suivante : comment réaliser simultanément deux opérations majeures dont le coût est celui des plus grands chantiers menés dans notre pays ?

C'est grâce à un effort des deux parties, la région acceptant notamment le transfert des routes, mon ministère contribuant à un niveau très important, que nous avons réussi à trouver un accord.

Cet accord sera scellé par la signature du protocole qui prévoit la réalisation simultanée des deux opérations - ce que personne ne croyait possible il y a encore quelques mois. L'État mobilise pour sa part 725 millions d'euros auquel il convient d'ajouter 104 millions de reversement de TVA. Cet effort considérable témoigne de la solidarité nationale pour la Réunion.

C'est donc tout l'enjeu de ce protocole : sécuriser un axe vital pour la Réunion, apporter, grâce au tram-train, une réponse complémentaire pour les déplacements des réunionnais, bref préparer l'avenir de l'île et mettre fin à une situation d'insécurité particulièrement pénible pour tous les habitants.

Source http://www.equipement.gouv.fr, le 22 janvier 2007

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