Interview de Mme Marie-George Buffet, députée PCF et candidate à l'élection présidentielle 2007, datée du 1er février 2007 sur le site internet www.mariegeorge2007.org, portant sur les objectifs de sa campagne pour une "vraie politique de gauche" et un "programme de vrai changement". | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Marie-George Buffet, députée PCF et candidate à l'élection présidentielle 2007, datée du 1er février 2007 sur le site internet www.mariegeorge2007.org, portant sur les objectifs de sa campagne pour une "vraie politique de gauche" et un "programme de vrai changement".

Personnalité, fonction : BUFFET Marie-George.

FRANCE. PCF, députée ; FRANCE. Candidate à l'élection présidentielle de 2007

ti : Q - Depuis votre entrée en campagne, vous parcourez la France. Que vous disent les gens que vous rencontrez ?

R - Ce qui me frappe dans toutes ces rencontres, c'est l'ampleur des souffrances sociales. Il faut prendre la mesure de l'urgence : 9 millions de mal logés, 7 millions de travailleurs pauvres, 2 millions de chômeurs « officiels » et 2 millions supplémentaires en réalité... Ce que me disent les salariés, les privés d'emploi, les jeunes, c'est d'abord leur colère face à cette situation. Moi aussi, je suis en colère, parce que je côtoie ces injustices tous les jours, en Seine- Saint-Denis, où j'habite et où je suis élue. Je suis engagée pour battre Sarkozy et Le Pen et pour une nouvelle politique à gauche, qui change vraiment la vie.

Q - La gauche a déjà été au pouvoir, et elle n'a pas réglé ces problèmes. Quelles mesures permettraient d'y parvenir, cette fois-ci ?

R - La gauche a été au pouvoir à trois reprises, et elle a déçu parce qu'elle n'a pas répondu aux attentes. Si l'on veut que, cette fois-ci, la gauche garantisse à chacun un toit, un emploi, un salaire décent, il faut qu'elle s'en donne les moyens. Je propose trois moyens clés pour une vraie politique de gauche. Un : il faut aller chercher l'argent du côté des marchés financiers, des banques et des contribuables les plus riches. Cela suppose une réforme de justice fiscale. Deux : il faut donner de nouveaux droits aux citoyens, et aux travailleurs dans l'entreprise. Cela suppose une VIe République qui remette le pouvoir entre les mains du peuple. Trois : il faut oser affronter la Commission de Bruxelles qui nous impose ses directives antisociales pour construire une autre Europe.

Q - Comment faire pour que la gauche mène cette politique de courage ?

R - C'est tout l'enjeu de ces élections. Je ne veux pas me résigner à une droite dure, une gauche molle et des votes protestataires. Nous sommes des millions, socialistes, communistes, écologiques, associatifs ou syndicalistes à vouloir battre la droite pour une majorité de gauche en rupture avec ce libéralisme et cette loi de l'argent. Pour cela, il faut qu'à la présidentielle et aux législatives nous faisions entendre l'exigence d'une autre politique à gauche. Mon objectif, c'est une gauche rassemblée sur un programme de vrai changement. J'ai le sentiment que dans cette élections, une campagne populaire, citoyenne, dans les quartiers et les entreprises peut bousculer les scénarios écrits à l'avance.

Source http://www.mariegeorge2007.org, le 19 février 2007

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