Interview de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, président de l'UMP et candidat à l'élection présidentielle 2007, à RTL le 21 février 2007, sur sa volonté de réduire des effectifs de fonctionnaires, son refus d'"instrumentaliser" la banlieue et de taxer les profits records des grands groupes industriels. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Nicolas Sarkozy, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, président de l'UMP et candidat à l'élection présidentielle 2007, à RTL le 21 février 2007, sur sa volonté de réduire des effectifs de fonctionnaires, son refus d'"instrumentaliser" la banlieue et de taxer les profits records des grands groupes industriels.

Personnalité, fonction : SARKOZY Nicolas, APHATIE Jean-Michel.

FRANCE. Ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire ; FRANCE. UMP, président ; FRANCE. Candidat à l'élection présidentielle 2007;

ti : Première partie

Q - Bonjour N. Sarkozy.

R - Bonjour J.-M. Aphatie.

Q - S. Royal vous a battu : 8,9 millions de téléspectateurs, lundi, sur TF1 l'ont suivie, lors de l'émission "J'ai une question à vous poser". Ils n'étaient que 8,2 millions vous concernant. On sait que vous attachez beaucoup d'importance à l'Audimat de vos émissions, en général. Vous êtes déçu ?

R - Absolument pas. Je pense que c'est très important pour la politique, que les émissions politiques fassent des scores importants ; ce qui montre à l'ensemble des dirigeants de chaîne et à ceux qui font la programmation que les Français ne se désintéressent pas de la politique, qu'ils veulent de la politique. Et ce qui montre à un certain nombre de commentaires ou de commentateurs qui parlaient d'une campagne médiocre qui n'intéressait pas, que la campagne passionne. Et à quoi assiste-t-on, plus les semaines passent ? A une campagne qui mobilise de plus en plus. Les UNE de journaux qui parlent de la campagne présidentielle s'arrachent. Les émissions font un succès d'audience et c'est très bien. Que Mme Royal comme moi nous dépassions largement les 8 millions de téléspectateurs, c'est bien pour la démocratie, c'est bien pour la politique, c'est bien pour le débat. Vive la politique !

Q - Et que S. Royal ait fait plus de téléspectateurs que vous. Quelle leçon, quels commentaires, vous faites ce matin, N. Sarkozy ?

R - Mais je n'en ferai aucun. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse comme...

Q - Ca n'a pas une signification ?

R - Ca n'a aucune signification, si ce n'est qu'un mois après, on rentre dans la campagne électorale et que plus ça va, plus les Français seront passionnés ; et je pense que dans un mois, les émissions, parce qu'on sera plus proche encore du premier tour, feront un meilleur score d'audience. C'était sans doute cela la réponse que vous attendiez de moi, monsieur Aphatie.

Q - Et du coup, l'institut de sondages CSA a sondé les Français, hier. Le terrain a été fait hier. Vous perdez 5 points, elle en gagne 2.

R - Vous savez, j'ai eu 24 sondages qui me mettent en tête. Je ne les ai jamais commentés. Et j'observais que jusqu'à hier, l'équipe de S. Royal indiquait que les sondages, ça voulait rien dire. J'imagine que depuis hier, elle a changé d'avis.

Q - A Rennes, hier, S. Royal a parlé de vous comme du "candidat sortant". Est-ce que vous êtes le candidat sortant de cette élection ? N. Sarkozy, assumez-vous le bilan du Gouvernement auquel vous appartenez depuis 2002 ?

R - A ma connaissance, je ne suis pas encore président de la République. Je ne serai que si les Français me choisissent.

Q - Non, je vous demandais si vous étiez le candidat sortant, c'est-à-dire : est-ce que vous présentez la majorité actuelle...

R - Vous me posiez la question de savoir : est-ce que je suis le sortant ?
Je vous réponds "non", puisqu'à ma connaissance, je ne suis pas le président de la République. S'agissant de bilan, le bilan du Gouvernement de J. Chirac - des gouvernements de J. Chirac - est un bilan qui est tout à fait honorable dont on peut être fier. S'agissant des cinq années qui viennent, est-ce que je ferai la même chose ? Non, parce que je suis différent. On a beaucoup parlé des ennuis de campagne de S. Royal. Son équipe n'allait pas bien. On constate qu'il y a aussi des tensions chez vous. C'est inhérent à toutes les campagnes présidentielles, ça ne peut pas se passer autrement ?

Q - Pouvez-vous m'informer sur lesquelles ?

R - J'ai lu beaucoup d'échos de presse sur C. Guéant, F. Fillon, B. Hortefeux qui ne s'entendraient pas très bien ? C'est faux.

Q - Mais voilà, c'est dit.

R - Merci.

Q - Il y a beaucoup de choses fausses dans les journaux alors ?

R - Non, il n'y a pas beaucoup de choses fausses. En l'occurrence, vous me posez une question pour savoir si C. Guéant, B. Hortefeux et F. Fillon s'entendent... Oui. J'ai une petite idée pour savoir s'ils s'entendent, puisqu'on se voit ensemble tous les jours.

Q - Vous annoncez, N. Sarkozy, pour financer certains de vos engagements de campagne, qu'il est nécessaire d'alléger la charge de l'Etat ; et donc vous vous engagez à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui partirait à la retraite. Cela représente à peu près 30.000 postes de fonctionnaires qui ne seraient pas remplacés. Est-ce que vous allez dire avant l'élection présidentielle quelles administrations, quels services publics subiraient cette réduction, selon vous nécessaire de la charge de l'Etat ?

R - C'est un sujet extrêmement important avec lequel il faut être à la fois précis et respectueux parce que les fonctionnaires sont des gens qui travaillent bien, qui sont dévoués, qui méritent d'être respectés. L'organisation de la fonction publique, qui est extrêmement préoccupante - et je veux d'ailleurs dire aux fonctionnaires de France que c'est pas ceux qui proposent d'en augmenter toujours plus qu'ils les paieront mieux - le problème de la fonction publique, c'est que les fonctionnaires doivent être mieux respectés, mieux formés, mieux rémunérés, mieux considérés. J'observe une chose. Savez-vous que depuis 1980, la France a augmenté de 1 million le nombre d'emplois publics. 1 million ! J'ai proposé, effectivement, de profiter des 400 - je suis précis - des 450.000 départs à la retraite dans la fonction publique dont 300.000 dans la fonction d'Etat d'ici à 2012. Il y a donc 450.000 personnes qui vont partir sans qu'on ait à licencier personne.

Q - Non, c'est des départs à la retraite normaux.

R - Normaux. Si nous ne remplaçons qu'un sur deux de ces départs, savez-vous à quel niveau sera la fonction Publique française à la fin de mon quinquennat, si les Français me choisissent ? Exactement au niveau de 1992, à l'époque où F. Mitterrand était président de la République et où personne ne disait que la France était sous-administrée. Je propose donc, alors que l'informatisation et que la décentralisation sont passées par là, de faire revenir les effectifs de la fonction publique au niveau de 1992. Prenons des exemples. Savez-vous que la Douane - 20.000 fonctionnaires - se trouve au même niveau d'effectifs qu'en 1980 ? Entre temps, on a supprimé les frontières dans l'Union européenne. Y a-t-il quelque chose à faire ? Ma réponse, c'est oui. Savez-vous que l'Etat a décentralisé aux régions la formation professionnelle ? Eh bien, le nombre de fonctionnaires de l'Etat qui s'occupe de la formation professionnelle a été multiplié par quatre. Savez-vous que l'Etat a décentralisé aux départements l'action sociale ? Eh bien le nombre de fonctionnaires d'Etat qui se consacrent à l'action sociale a augmenté de 60%. Enfin, dernier point, Mme Royal dit - et elle a raison : il faut réduire la dette de la France. Or, 45% du budget de la France c'est les salaires de la fonction publique. Et les retraites ? Si on ne pose pas la question des effectifs et de leur diminution, on ne peut pas réduire l'endettement.

Q - Mais direz-vous : dans quelles Administrations ? On a compris le raisonnement, N. Sarkozy... ...

R - J'ai pris un certain nombre d'exemples. ...

Q - Direz-vous don, par exemple, l'Education nationale : le nombre d'enseignants diminuera-t-il ?

R - Prenons des exemples, si vous le voulez bien. Je n'ai jamais compris. J'ai été deux ans ministre du Budget...

Q - Pas deux ans... ...

R - Si !

Q - Ministre du Budget ? Ah oui, en 1993-1995, d'accord. Je croyais dans la période actuelle. D'accord, d'accord. Ministre du Budget...

R - Monsieur Aphatie, c'est rare quand vous faites une erreur.

Q - Non, non, mais ministre du Budget : 1993-1995.

R - Ca prouve que ça peut arriver à tout le monde, pas simplement à A. Duhamel ! C'est rassurant. Ca vous prouve très humain.

Q - C'était une erreur, A. Duhamel ? D'accord. Merci.

R - Alors, la DGI calcule l'impôt des Français : 80.000 fonctionnaires. La comptabilité publique perçoit l'impôt des Français : 60.000 fonctionnaires. Je veux la fusion de ces administrations. Deuxième exemple - vous en voulez un ! ANPE, UNEDIC, Maison de l'Emploi... Celui qui alloue un chèque d'indemnisation aux chômeurs n'est pas celui qui lui trouve un emploi. Je veux que ce soit le même service. Mais je peux en prendre d'autres.

Q - Et ça suffira, ça, à atteindre le chiffre de 200.000 [ ?] ? En cinq ans de 200.000 postes de fonctionnaires supprimés ?

R - J'ai un programme que j'ai chiffré à plus de 2 milliards d'euros. Si on considère les dépenses réaménageables de l'Etat à la Sécurité sociale, à 590 milliards d'euros, ça veut dire qu'en cinq ans, je veux redistribuer 5% des dépenses de l'Etat. C'est parfaitement jouable.

Q - S. Royal propose que les entreprises qui délocalisent remboursent les aides publiques qu'elles auraient perçues. Est-ce que c'est une bonne idée, N. Sarkozy ?

R - Tout à fait, à partir du moment où on a reçu des aides publiques pour rester en France, on reste en France.

Q - Et quand on s'en va, on rend les aides...

R - Naturellement.

Q - Le groupe pétrolier Total a enregistré 12 milliards d'euros de bénéfices l'an dernier. Certains proposent de taxer un groupe qui enregistre autant de bénéfices. Est-ce une bonne idée, N. Sarkozy ?

R - C'est absurde parce que le jour où on taxera les entreprises qui font des bénéfices en France, comme le capital est mobile, que les frontières sont ouvertes, elles iront déclarer leurs bénéfices ailleurs. Je veux que la France soit un pays où on puisse créer de la richesse. Dire qu'on n'a pas le droit de faire des bénéfices en France, ça n'a aucun sens. En revanche, agissons pour que Total répercute à la pompe les baisses de prix du pétrole lorsqu'ils arrivent. Agissons pour que Total, avec les moyens considérables qui sont les siens, investissent dans les énergies renouvelables. Mais dire qu'on va poursuivre et sanctionner les entreprises qui font des bénéfices en France, ça n'a tout simplement aucun sens. Qu'est-ce qu'on veut ? Que des entreprises en faillite ?

Q - Et peut-on agir par la fiscalité pour que les bénéfices soient réinvestis plutôt que donnés aux actionnaires ?

R - Non, il y a d'autres façons d'agir. La France voit bien avec une fiscalité plus lourde qu'ailleurs que nous prenons le risque de faire délocaliser nos entreprises, et délocaliser nos emplois. La France a 68 milliards de prélèvements obligatoires par rapport à la richesse de plus que la moyenne de l'Union européenne. Alors, monsieur Aphatie, c'est simple. Soit on est européen, et dans ce cas-là, on doit être pour la baisse des impôts, pas pour des raisons idéologiques, parce que l'Europe, c'est l'abaissement des frontières. C'est un projet politique d'unification. Qu'est-ce que cela signifie pour la France d'être européen et d'avoir des impôts plus lourds que les autres ? Soit on n'est pas européen, ce qui est un choix. Ce n'est pas le mien. Je suis européen. Et dans ce cas-là, on fait les impôts qu'on veut. Mais quand je vois que le programme socialiste, ça consiste à s'acharner sur les entreprises en France qui gagnent de l'argent. Très bien. On va donc aller les mettre chez les autres. A taxer les Français qui vont conquérir des parts de marchés à l'extérieur alors que l'Europe c'est un projet qui favorise la mobilité. Je me demande si nos amis socialistes ont bien compris que dans le monde d'aujourd'hui, on ne peut pas aller à contre-courant de ce que font tous les autres.

Q - Vous le constatez, N. Sarkozy : F. Bayrou monte dans les sondages. Il dit "je peux être le meilleur candidat pour battre N. Sarkozy".

R - Eh ben, quel projet !

Q - Oui. C'est son projet.

R - Ah, c'est un projet curieux lorsqu'on sait que la totalité des parlementaires de l'UDF sont élus avec les voix de la droite et du centre. Je ne suis pas sûr que ces électeurs aient voté pour F. Bayrou et pour ses députés pour n'avoir comme seule ambition que de me battre. Mais enfin, chacun a les ambitions qu'il souhaite.

Q - Quand irez-vous en banlieue, N. Sarkozy ?

R - J'ai été pendant cinq ans en banlieue, chaque semaine. J'ai fait quelque 300 déplacements ; et à l'époque, un certain nombre de vos confrères m'ont reproché d'instrumentaliser la banlieue. Voudriez-vous que j'y aille aujourd'hui parce que c'est la campagne électorale !

Q - Oui, ça a l'air de vous poser problème d'y aller ?

R - Cela ne me pose aucun problème... Pour y amener quelques caméras et pour qu'il y ait des incidents qui servent qui ? Tout à l'heure, F.-O. Giesbert parlait des sondages - je l'en remercie, il en parlait avec beaucoup d'honnêteté - qui montraient que j'étais en tête en banlieue. Pourquoi voudriez-vous que ça me gêne ? Je ne veux pas instrumentaliser la banlieue.

Q - Or, vous irez pendant la campagne ?

R - Je dis, en revanche, je dis une chose : c'est qu'il faut trouver une solution pour ces jeunes de banlieue qui ont besoin d'avoir un avenir et une formation. Je veux faire évoluer la politique de la ville. Jusqu'à présent, on a travaillé sur les zones, sur les immeubles, sur la géographie. Moi je souhaite qu'on donne la chance d'une formation pour chaque jeune qui veut se lever le matin. En vérité, ma politique est assez simple : je veux qu'on soit plus ferme avec celui qui empoisonne la vie des autres, et je veux qu'on donne plus de chance à celui qui veut s'en sortir. C'est bien. Borloo a fait un travail remarquable de refaire les immeubles. Maintenant ce que je veux, c'est qu'on s'occupe de ceux qui vivent dans les immeubles en leur donnant la chance d'une formation. Tout mon projet, c'est le travail. Mon projet politique, c'est de commencer par le travail, de poursuivre par le travail, de terminer par le travail. Il faut revaloriser le travail.

Q - On vous verra bientôt donc en banlieue pour lancer la campagne, N. Sarkozy ?

R - Avec vous, monsieur Aphatie...

Q - Je viendrai avec vous. 45.000 voitures ont été brûlées l'an dernier, plus de 120 par jour, rien ne change finalement ?

R - Pourquoi vous dites ça, monsieur Aphatie ?

Q - Parce qu'il en brûle toujours beaucoup.

R - Bien sûr.

Q - Ce n'est pas un échec pour le ministre de l'Intérieur que vous êtes ?

R - Enfin, vous savez, nous avons fait reculer la délinquance de façon spectaculaire en cinq ans. Et je crois avoir montré qu'il n'y avait pas de fatalité en la matière. Aucune fatalité. Mais je souhaite qu'on aille plus loin.

Q - Je vous parlais des voitures.

R - J'y viens. Je souhaite qu'on aille plus loin. Qu'est-ce que je propose ? La première chose, il faut mettre un terme à l'impunité pénale des mineurs. Je propose donc à l'été qui suivrait mon élection, qu'une loi soit votée pour qu'un mineur multi-récidiviste - la majorité pénale soit portée à 16 ans, qu'on en finisse avec l'impunité des mineurs, qui sont aujourd'hui dans les quartiers, utilisés par un certain nombre de délinquants majeurs sans scrupules parce qu'on sait parfaitement qu'aujourd'hui, un mineur est irresponsable pénalement. Deuxième proposition, je souhaite qu'on se préoccupe des multi-récidivistes avec des peines incompressibles. Il y a un moment où la société doit se défendre devant un individu qui ne comprend pas les avertissements et les condamnations répétés qui lui sont adressés. Avec cela, on ira encore plus loin, on aura encore de meilleurs résultats.

Q - Marginal mais symbolique, N. Sarkozy. Vous proposez que l'on discute des régimes spéciaux de retraite... Régime marginal mais symbolique : le régime spécial de retraite des parlementaires, il faut aussi le...

R - Tous les régimes spéciaux - merci de prendre cette question par le grand bout de la lorgnette...

Q - Mais on n'en parle jamais du petit bout ! Le petit bout, on n'en parle jamais parce que comme ça...

R - Alors parlons-en justement. Mais vous auriez pu me poser une autre question. Mme Royal propose de revaloriser les retraites de 5%. Pourquoi pas ! Il y a 3 millions de petites retraites, notamment celles des commerçants, des agriculteurs, d'un certain nombre de femmes veuves. Il faut les revaloriser. Simplement, elle propose dans le même temps de démonter les lois Fillon, c'est-à-dire qu'elle propose d'augmenter les retraites sans même nous dire comment elle va les payer. Moi, je confirme le choix des lois Fillon mais je vais plus loin. Et je pose cette question. C'est quand même extraordinaire que je sois le seul à dire que les salariés du public cotisent 40 ans, les salariés du privé cotisent 40 ans et les régimes spéciaux de retraite - 1,1 million - et les régimes spéciaux de retraite sont toujours à 37 ans et demi. Eh bien est-ce que vous ne croyez pas qu'il est normal qu'on les porte à 40 ans ? Non pas parce que je leur voudrais du mal. Simplement parce que ma campagne, c'est celle de la vérité, et donc du courage. Et je regrette que ce sujet-là, je sois le seul à l'affronter.

Q - Et les parlementaires quand ils cotisent une année, ils en ont deux engrangés. Donc ça aussi, il faudra le regarder.

R - Et on regardera bien sûr les avantages des parlementaires. Et puis, monsieur Aphatie, les vôtres aussi.

Q - Et les miens, mais il n'y a pas de problème.

R - Ah pas les vôtres, à titre personnel. Ca serait désagréable.

Q - Mais ceux des journalistes.

R - Voilà.

Q - Des esprits malins ont noté que vous citiez souvent Jean Jaurès et Léon Blum. Et depuis 1983, vous êtes de Neuilly, et ces esprits malins ont noté qu'il n'y a pas une rue Jean Jaurès, pas une rue Léon Blum à Neuilly. Un oubli peut-être ?

R - Ah certainement, certainement. La différence entre Neuilly et moi, c'est que moi, Neuilly je l'ai gagnée par les élections. D'autres qui critiquent beaucoup Neuilly y sont nés.

Q - Vous resterez avec nous à 8h30 ?

R - Avec plaisir.


Seconde partie : Réponses aux questions des auditeurs
(non disponible)


source http://www.u-m-p.org, le 22 février 2007

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