Déclaration de Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie, sur l'aide française à la préservation du patrimoine cinématographique africain, à Ouagadougou le 1er mars 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie, sur l'aide française à la préservation du patrimoine cinématographique africain, à Ouagadougou le 1er mars 2007.

Personnalité, fonction : GIRARDIN Brigitte.

FRANCE. Ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie

Circonstances : Déplacement au Burkina Faso ; ouverture de l'atelier "Préservation des patrimoines cinématographiques africains" du FESPACO, à Ouagadougou le 1er mars 2007

ti : Madame la Ministre de la Culture,
Monsieur le Délégué général du FESPACO,
Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,


Je suis très heureuse d'être parmi vous aujourd'hui, pour cet événement exceptionnel qu'est le FESPACO, dont j'ai pu apprécier depuis mon arrivée à quel point il est un lieu d'énergie et de créativité.

Je tiens tout particulièrement à vous remercier, Madame la Ministre, d'avoir choisi de placer le festival sous le vocable de la diversité culturelle. Comme vous le savez, la France s'est mobilisée, avec votre aide, pour permettre l'adoption, le 20 octobre 2005, à l'UNESCO, de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui va prochainement entrer en vigueur grâce à l'appui des Etats qui l'ont ratifiée, dont un grand nombre d'Etats africains.

L'atelier de ce matin porte sur un aspect très important de la diversité culturelle, qui est la préservation de la mémoire des images. Il n'y a pas de culture, il n'y a pas de création sans mémoire. Et celle des images éclaire d'une façon particulière, à la fois directe et sensible, l'évolution des mentalités et des cultures.

La France partage l'ambition qui vous réunit tous ici aujourd'hui, celle de sauver ces images souvent menacées par la dégradation ou l'obsolescence des supports. Elle essaie de relever ce défi, par le biais des plans de préservation lancés par l'INA pour les archives de télévision, et par le CNC pour les archives cinématographiques. Nous souhaitons partager cette expérience avec vous : mon ministère a mis en place dans ce but un programme spécifiquement consacré au sauvetage des patrimoines audiovisuels, le Plan Images Archives. Ce Plan a déjà permis de restaurer et numériser de grands films africains, les plus anciens, déposés à la Cinémathèque Afrique de Paris, comme Afrique sur Seine ou Le retour d'un aventurier, dont vous allez voir des extraits, et ceux qui ont reçu le grand prix du FESPACO, l'Etalon de Yennenga, en partenariat avec Culturesfrance. Nous espérons que ce sera un premier pas pour aider le cinéma africain à entrer dans l'ère numérique, et être ainsi mieux distribué et mieux connu, comme il le mérite.

D'autres projets sont en préparation, dont je salue les initiateurs, ici présents : un vaste programme d'inventaire, de restauration et de numérisation des archives audiovisuelles malgaches, avec l'aide de l'INA ; un projet régional, coordonné par le Centre cinématographique marocain, et qui porte plus précisément sur le sauvetage des actualités cinématographiques d'Afrique subsaharienne, documents précieux sur l'histoire de vos pays depuis les années 60. "La conférence de l'espoir" de 1963, film d'actualité burkinabé numérisé par le Plan Images Archives, illustre parfaitement l'importance de ce type de documents. Je sais que vous avez d'autres idées, d'autres expériences ou préoccupations à partager.

En venant ce matin à votre rencontre pour ouvrir vos travaux, je souhaitais donc vous délivrer ce message : nous sommes prêts à contribuer à vos projets, dans la mesure de nos moyens, avec l'INA et le CNC, et avec les autres partenaires qui agissent déjà dans ce domaine, comme l'OIF ou l'UNESCO, ou qui pourraient le faire à l'avenir. Le chantier est grand, il requiert l'implication de tous.

Je vous souhaite à tous des échanges passionnants et fructueux.

Je vous remercie.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 2 mars 2007

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