Point de presse de M. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères, sur l'enlèvement de touristes occidentaux à la frontière entre l'Ethiopie et l'Erythrée, Paris le 2 mars 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Point de presse de M. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères, sur l'enlèvement de touristes occidentaux à la frontière entre l'Ethiopie et l'Erythrée, Paris le 2 mars 2007.

Personnalité, fonction : DOUSTE-BLAZY Philippe.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères

ti : Selon les informations dont nous disposons à cette heure, il semble en effet que des touristes occidentaux ont été enlevés dans cette zone. A ce stade, nous n'avons pas de certitude, ni sur le nombre, ni sur la nationalité de ces personnes enlevées, même si plusieurs indications nous portent à penser qu'il y a des Français parmi elles.

Le ministère de la Défense éthiopien est en train d'enquêter, et notre ambassade se tient bien sûr informée. Depuis hier soir, notre ambassade à Addis-Abeba est pleinement mobilisée. Elle vérifie avec les autorités éthiopiennes, avec les agences de voyage et toutes les sources possibles, les indications dont nous disposons pour le moment. Un des membres de l'ambassade se rend aujourd'hui à Mekele, la capitale de la région concernée.

Je rappelle que cette région, frontalière avec l'Erythrée, est considérée comme dangereuse. Nous avons d'ailleurs formellement déconseillé, depuis longtemps, aux voyageurs de s'y rendre. Je vous remercie.

Q - Y-a-t-il plus de précisions sur le nombre de touristes dans le groupement total ? Les rapports disent qu'il y a 11 Français dans le groupe. Avez-vous des précisions à apporter ?

R - J'ai vu qu'un certain nombre de Français et de Britanniques ont été mentionnés. Encore une fois, il faut rester prudent sur toutes les informations qui ont été données ce matin. Nous sommes en train de vérifier avec notre ambassade à Addis-Abeba toutes les indications qui nous sont rapportées heure par heure. Nous ne manquerons pas, bien sûr, de vous communiquer les informations dès qu'elles seront plus précises et dès que nous serons en mesure de vous les confirmer.

Q - (A propos de l'identité des personnes concernées)

R - Ainsi que je vous le disais, nous ne disposons pas encore du nom des personnes concernées. Plusieurs agences de voyage nous ont fait part de la présence d'un certain nombre de Français dans la région, on peut donc penser qu'il pourrait y avoir des Français. Pour l'instant, nous ne disposons d'aucun nom, d'aucune identité. Nous vous informerons dès l'instant où ces indications nous seront données. Je voulais simplement faire le point tout de suite pour vous mettre au courant de cet événement.

Q - Quels sont les risques ?

R - Vous connaissez aujourd'hui les conflits qui existent dans la région de l'Erythrée, la Somalie, la Corne de l'Afrique et tous les risques afférents.

Q - Pensez-vous que les Français sont plus exposés que d'autres nationalités ?

R - Certainement pas. Cette zone est dangereuse pour toutes les personnes qui s'y trouvent et nous l'avons d'ailleurs rappelé à plusieurs reprises. Nous déconseillons formellement aux touristes d'aller dans cette région, la Corne de l'Afrique, qui est très dangereuse. Des conflits ont récemment eu lieu en Somalie. Il existe également des sujets de préoccupation en Erythrée et en Ethiopie. Il faut aujourd'hui être vigilant dans cette région. C'est la raison pour laquelle il faut être excessivement rigoureux et prudent.

Q - Il y a des rebelles dans cette zone ? Le ministère des Affaires étrangères a-t-il des contacts avec ces rebelles ?

R - Aujourd'hui, je voulais faire part du drame qui vient de se produire. Je redis ici à tous ceux qui avaient l'intention d'aller dans cette région de faire extrêmement attention. Nous déconseillons depuis de nombreux mois aux voyageurs de se rendre dans cette région du monde. Nous vous communiquerons les informations dont nous disposons dès que nous aurons une certitude sur la nationalité des personnes concernées. Dès que nous le saurons, nous vous le dirons.

Q - Y-a-t-il des témoignages quelconques ?

R - Nous n'avons pas plus de précision.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 7 mars 2007

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