Déclaration de M. François Loos, ministre délégué à l'industrie, sur le rôle de valorisation industrielle de l'INRIA, Paris le 7 mars 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Loos, ministre délégué à l'industrie, sur le rôle de valorisation industrielle de l'INRIA, Paris le 7 mars 2007.

Personnalité, fonction : LOOS François.

FRANCE. Ministre délégué à l'industrie

Circonstances : Signature du contrat quadriennal de l'INRIA, à Paris le 7 mars 2007

ti : Monsieur le Ministre,
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,


Je suis très heureux de signer ce contrat d'objectif et de moyens ambitieux avec un établissement qui est en pointe dans la valorisation industrielle de ses recherches.

Une organisation orientée « projets » : La stratégie de l'Institut repose sur la combinaison étroite de l'excellence scientifique et du transfert technologique. Privilégiant la souplesse et la réactivité et comportant peu de niveaux hiérarchiques, l'organisation de la recherche est structurée autour de ¿projets de recherche¿. Regroupant une vingtaine de personnes autour d'objectifs précis à moyen terme, ces projets font l'objet d'évaluations régulières, conduisant à modifier ou arrêter ou créer un nombre significatif d'entre eux chaque année. Environ 1/4 de ces projets sont développés en commun avec d'autres organismes (CNRS, universités).

L'INRIA est le deuxième organisme le plus performant en matière de valorisation derrière le CEA. L'INRIA est de plus à l'origine de nombreuses start-up : 80 sociétés issues de l'institut ont été créées, dont plus de la moitié sont en activité au 31/12/2006 (les autres ont fusionné avec d'autres sociétés ou ont cessé leur activité). Elles totalisaient au 31/12/2006 environ 200 Meuros de chiffre d'affaires et employaient directement environ 1700 personnes. L'accompagnement des sociétés par INRIA Transfert, filiale à 99,99% de l'INRIA, constitue un élément important du dispositif : l'institut dispose d'une équipe qui peut investir dans ces jeunes sociétés et les accompagner pendant les phases cruciales de leur démarrage.

Parmi les réussites, on compte Kelkoo (racheté par Yahoo pour 475 M$), ILOG (6ème éditeur français, coté au Nasdaq), et des sociétés montantes comme Esterel Technologies. Microsoft n'a d'ailleurs pas manqué d'identifier l'importance de l'INRIA, avec son investissement dans un centre de recherche commun avec l'institut.

La diffusion des technologies informatiques est une priorité pour notre industrie.

La France dispose d'atouts considérables dans ce secteur : des entreprises leader mondiales, dont plusieurs collaborent régulièrement avec l'INRIA ; une attractivité forte pour les investisseurs internationaux ; et puis, également des niveaux records d'équipement des foyers.

Pour autant, notre économie a également une faiblesse dans ce domaine, l'insuffisante diffusion des TIC dans l'économie et en particulier dans les entreprises, surtout les plus petites d'entre elles. C'est là une des raisons principales pour lesquelles la productivité aux Etats-Unis croît plus vite qu'en France aujourd'hui. C'est aussi, tout simplement, une des explications de l'écart de croissance.

C'est pour cette raison que votre action est importante : non seulement vous développez des connaissances scientifique indispensables, mais vos recherches, une fois appliquées, sont aussi une source de croissance et de productivité pour l'ensemble de notre économie.

Cela se traduit bien d'ailleurs dans l'activité des pôles de compétitivité, dans lesquels je salue l'implication de l'INRIA. Les objectifs assignés à l'organisme dans le contrat sont en très bonne cohérence avec la politique des pôles de compétitivité. L'INRIA contribuera ainsi à cette politique, en favorisant la constitution de « masses critiques » territoriales de chercheurs, sur des thématiques précises de la R& D en logiciel. C'est ainsi, notamment, que le site de Saclay, qui s'intègre dans le pôle System@tic, concentrera près d'un tiers des créations d'emplois budgétaires hors siège.

Au-delà des pôles portant spécifiquement sur le logiciel ou les TIC, ces technologies sont au c¿ur de près de 50% des projets de R& D déposés par les 66 pôles de compétitivité : l'automobile, l'aéronautique, tous les secteurs industriels ont besoin de développer des innovations dans ce domaine. Ce dynamisme montre que le rattrapage est en cours grâce à cette dynamique.

Conclusion

Le contrat quadriennal est un outil moderne et efficace de pilotage de l'organisme de recherche ; ce type de formule a par exemple été utilisé aussi pour l'IFP.

Ce contrat donne la visibilité nécessaire à l'établissement et à ses personnels pour s'engager dans des projets importants.
C'est un contrat ambitieux, sur lequel l'Etat met des moyens importants :

- croissance des emplois budgétaires sur la période est de 400 postes ;
- une augmentation de 30%, de la ligne « fonctionnement et investissement non programmé » de la subvention pour charges de service public.

C'est aussi un contrat exigeant qui fixe des indicateurs précis et des objectifs quantifiés

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