Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur le succès, auprès des jeunes, du volontariat en entreprises et dans les administrations étrangères, Paris le 14 mars 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Christian Poncelet, président du Sénat, sur le succès, auprès des jeunes, du volontariat en entreprises et dans les administrations étrangères, Paris le 14 mars 2007.

Personnalité, fonction : PONCELET Christian.

FRANCE. Sénat, président ; FRANCE. UMP, sénateur

Circonstances : Colloque "Volontariat international : bilan d'un septennat", au Sénat le 14 mars 2007

ti : Monsieur le Directeur Général d'UBIFRANCE,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Chers collègues
Mesdames et Messieurs les Conseillers de l'Assemblée des Français de l'étranger,
Mesdames et Messieurs,


Le Sénat est très heureux d'accueillir aujourd'hui ce colloque sur le volontariat international, sept années après l'adoption de la loi du 14 mars 2000 relative aux volontariats civils.

Il s'agissait alors de prendre en compte la réforme du service national engagée en 1996.

Il fallait maintenir ouverte, à nos jeunes, de plus en plus nombreux à être tentés par la mobilité internationale, la possibilité de servir pendant quelques mois à l'étranger, dans des domaines variés allant de la coopération à l'aide humanitaire en passant par le travail, avec et pour des entreprises.

La loi, dont vous allez ce matin essayer de faire le bilan, a opportunément voulu mettre en place un système caractérisé par la souplesse, amélioré à plusieurs reprises. C'est ainsi, par exemple, que de jeunes Européens peuvent dorénavant en bénéficier ou que les jeunes qui partent en entreprises peuvent rester jusqu'à cinq mois en France pour disposer d'une formation initiale suffisante.

Depuis 2001, le succès des volontariats en entreprises (« V.I.E. ») et en administrations (« V.I.A. »), ne s'est pas démenti, sur tous les continents, avec en tête des destinations les Etats-Unis et maintenant la Chine. On ne compte pas moins de 4.500 jeunes en mission à l'heure actuelle pour des entreprises françaises à l'étranger, y compris des PME, et près de 1.000 jeunes en mission dans des administrations françaises à l'étranger ou auprès de gouvernements étrangers. En sept ans, ce sont plus de 17.000 jeunes qui sont partis défendre les couleurs de la France à l'étranger, 13 000 dans des entreprises et près de 4 000 dans des administrations.

Je tiens à saluer l'esprit d'initiative et d'audace des jeunes qui, chaque année en plus grand nombre, se lancent dans l'expatriation et le grand large.

Le Sénat, vous le savez sans doute, est constitutionnellement l'instance suprême de représentation des Français de l'étranger. C'est d'ailleurs un des douze Sénateurs représentant les Français établis hors de France, mon collègue Robert DEL PICCHIA, qui était à l'époque rapporteur au nom de la Commission des Affaires étrangères du projet de loi.

La Haute Assemblée est très attentive à la situation des Français qui vivent à l'étranger et c'est pourquoi j'avais pris l'initiative, il y a un an, d'organiser dans ces murs un colloque ayant pour thème « L'expatriation, une chance pour la France ».

A chacun de mes déplacements à l'étranger, je tiens à rencontrer nos compatriotes sur place qui, chacun dans leur domaine, ont choisi de s'installer et de travailler, pour des durées et des motivations variées, sur une autre terre.

J'ai ainsi l'occasion de dialoguer avec des volontaires internationaux et de souligner l'indispensable contribution qu'ils apportent à la présence française à l'étranger et au rayonnement de notre pays dans le monde.

Ce colloque est donc une très heureuse initiative qui me permet de leur rendre hommage et de leur exprimer ma chaleureuse gratitude et je remercie nos amis d'UBIFRANCE et le ministère des Affaires étrangères, avec qui il a été organisé.

Bien sûr, tout n'est pas parfait, ici comme ailleurs.

Je sais par exemple que les retours de mission ne sont pas toujours faciles, qu'un certain nombre de Français établis hors de France et ayant créé leur entreprise à l'étranger souhaiteraient pouvoir recruter des V.I.E. ou bien encore qu'Ubifrance a parfois du mal à trouver des jeunes maîtrisant les langues rares.

Mais l'originalité de ce système mérite d'être saluée.

Alors que la mondialisation ne se contente plus de frapper à nos portes mais, parfois, les construit - ainsi que les serrures... -, l'internationalisation de nos activités, de nos formations et de nos études est une question de survie. Le volontariat international, envié à l'étranger, apporte sa pierre face à ce défi crucial.

Alors qu'il termine son premier septennat, je lui souhaite longue vie !

A tous, je souhaite d'excellents et fructueux travaux en espérant que vous garderez de votre passage au Sénat un très bon souvenir et que vous y reviendrez. Je vous remercie.

Source http://www.senat.fr, le 19 mars 2007

Rechercher