Entretien de Mme Catherine Colonna, ministre déléguée aux affaires européennes, avec Radio France Internationale le 29 mars 2007, sur l'avenir de la construction européenne, notamment dans le domaine des institutions et de l'élargissement. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Entretien de Mme Catherine Colonna, ministre déléguée aux affaires européennes, avec Radio France Internationale le 29 mars 2007, sur l'avenir de la construction européenne, notamment dans le domaine des institutions et de l'élargissement.

Personnalité, fonction : COLONNA Catherine.

FRANCE. Ministre déléguée aux affaires européennes

ti : Q - Bonjour, Bonsoir, et bienvenue, c'est le 45ème numéro de "Carrefour de l'Europe", mais le tout premier numéro d'une nouvelle série. Nous recevrons en alternance des journalistes, comme par le passé, mais aussi des acteurs, des observateurs de l'Europe ; certains enthousiastes, d'autres très critiques sur la marche de notre continent, et nous les recevrons tantôt à Paris, tantôt dans d'autres villes et dans d'autres capitales européennes.

Catherine Colonna, bonjour.

R - Bonjour.

Q - Merci d'être là avec nous pour cette nouvelle série de "Carrefour de l'Europe". Vous êtes depuis deux ans la nouvelle ministre déléguée aux Affaires européennes après avoir été la porte-parole de Jacques Chirac pendant neuf ans. Comment vous définissez-vous par rapport à l'Europe ? Comme une militante, comme une passionnée voire une amoureuse ?

R - Comme une convaincue sans nul doute ! Mais, en vous écoutant, je pensais à Jean Monnet et à ce qu'il disait au sujet de l'Europe, qui a des hauts et des bas depuis ses origines, et lorsqu'il dit "je ne suis ni optimiste, ni pessimiste, mais déterminé", je me reconnais dans cette phrase.

Q - En tout cas, quand vous débarquez le matin dans ce ministère au lendemain du "non" français sur la Constitution européenne, c'était fin mai 2005, alors le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne va pas fort. Quand vous arrivez le premier matin dans votre bureau de ministre les mines sont déconfites et l'ambiance est glaciale ?

R - On peut rêver d'une autre configuration, voilà, je vais le dire pudiquement comme cela ! Etre ministre chargée des Affaires européennes dans un gouvernement formé au lendemain d'un référendum négatif en France était sans précédent, et je souhaite que cela reste une situation inédite !

Il fallait se retrousser les manches et peut-être reprendre les choses au commencement. L'Europe n'a pas toutes les qualités, elle a certains défauts aussi, comme chacun d'entre nous et ce qui me paraissait fondamental était d'être capables, collectivement, de dépasser ce désamour qui s'était installé entre l'Europe et les citoyens français et plus largement les incompréhensions en Europe. Nous avons fait un travail de fond et mené les négociations qu'il fallait mener pour que l'Europe continue d'avancer. Mais mon objectif prioritaire a bien été de "recoller les morceaux", de renouer le lien de confiance entre les citoyens et l'Europe, qui est notre avenir, je veux le redire.

Q - Alors d'un mot, la situation en Europe, vous diriez deux ans après que c'est un encéphalogramme plat, non ?

R - Non, il n'y a pas de crise ouverte. L'Europe va comme elle peut, elle a fait de bonnes choses mais je souhaiterais qu'elle aille plus vite et plus résolument.

Q - Léger mieux alors ?

R - Léger mieux. L'année 2005 a été, à l'évidence, une année difficile en France, aux Pays-Bas et partout ailleurs en Europe, avec des négociations budgétaires qui n'avaient pas pu être bouclées ; 2006 a été l'année de la reprise et 2007 doit être l'année de la relance car il faut relancer le projet européen. Il faut être positifs et il faut bâtir l'Europe résolument, en assumant et non en paraissant gênés.

Q - Justement vous étiez, il y a un peu moins d'une semaine, à Berlin pour les 50 ans du Traité de Rome qui marquent le début de la construction de l'Union européenne. Avez-vous ressenti un frémissement ?

R - Oui, c'était une réunion très intéressante. Les vingt-sept chefs d'Etat ou de gouvernement étaient réunis à Berlin dimanche dernier, le 25 mars, pour les 50 ans du Traité de Rome, et ils ont pu adopter une déclaration qui, je crois, restera dans l'histoire comme le début de cette reprise tant attendue de la marche en avant du projet européen. Ils ont non seulement regardé le passé - il faut le faire- et rappelé tout ce que la construction européenne a apporté depuis 50 ans sur ce continent qui était en guerre génération après génération, disons les choses clairement, mais il faut aussi y trouver la force pour vouloir continuer pour le futur. Ce qu'ils ont souligné - c'est aussi la force de la déclaration de Berlin - est que la construction européenne est aussi pertinente pour relever les défis du XXIe siècle - la mondialisation, l'énergie, les inégalités de développement Nord-Sud, ce qu'il faudra faire pour investir massivement dans la recherche - l'Europe est aussi indispensable au XXIe siècle qu'elle a été indispensable pour relever ce qu'étaient les défis du XXIe siècle.

Q - Il y a quelqu'un qui doute un peu de ce frémissement, de ce sursaut, et que vous connaissez probablement puisqu'il a été professeur à Sciences Po, c'est Alfred Grosser. Il est un des grands spécialistes des relations franco-allemandes, écoutez-le, il n'est pas très tendre : "c'est de Varsovie et de Prague que viennent les plus grandes difficultés et, à Varsovie, Mme Merkel a dû se battre contre le fait qu'il reste beaucoup de préjugés. C'est là où on aurait eu besoin de la France pour expliquer l'Allemagne aux Polonais et quand M. Chirac va là-bas, il dit - ce qui est vraiment incroyable- dans un discours d'adieu : la France c'est une nation ardente et indépendante, elle doit avoir son rang, l'histoire nous doit un rang mais l'histoire ne doit pas un rang aux autres pays ? Alors, ce discours-là est quelque chose qui nous fait mépriser en Europe, alors l'étonnement que nous provoquons ailleurs, c'est que nos amis disent : cessez de tenir ce langage."

Alors on dit que la France est arrogante, Catherine Colonna ?

R - Cette accusation n'est pas toujours fondée !

Q - Pas toujours ?

R - Elle l'est de moins en moins et nous avons appris, notamment par le référendum, à être un peu plus humbles en Europe que certains ne le pensent. Je ne suis évidemment pas d'accord avec le professeur Grosser que je ne connais pas - puisque c'était avant mon époque - et qui a l'habitude d'avoir des analyses tranchées et parfois un peu excessives. Alors, quand il nous reproche de tenir notre rang, cela n'a pas de sens : la France est un pays moteur de l'Europe qui a pris beaucoup d'initiatives, de l'énergie à la recherche, au doublement des bourses Erasmus, au début de la relance institutionnelle, ou pour mieux associer les parlements nationaux. C'est normal, c'est de notre responsabilité.

Deuxièmement, il parle de la Pologne, alors qu'est ce qui se passe en Pologne ? C'est un pays qui vient d'entrer dans l'Union européenne, qui a un passé difficile sur lequel je ne reviendrai pas, qu'il faut aider à devenir européen, pro-européen, et que voit-on ? Une population qui devient plus européenne, qui voit l'aide que lui apporte l'Europe, et un pouvoir exécutif - un président et un Premier ministre - qui est un peu à contre-courant, pour ne pas dire à contre-temps de son époque. Il faudra donc dépasser ces difficultés, que je crois temporaires, car le sens de l'histoire n'est pas celui-là.

Et, enfin, l'état de l'Europe : nous avons fait une oeuvre remarquable en réussissant l'élargissement - et le ''nous'' est collectif, je ne parle pas que de la France. C'est profondément la vocation de l'Europe que de faire la paix et la démocratie sur un continent qui connaissait la guerre et qui était coupé en deux. Soyons clairs, on l'a réussi, c'est une oeuvre fantastique. Cela a des conséquences. Nous sommes 27 pays, nous avons des visions parfois hétérogènes. Il faut prendre le temps de consolider la maison européenne avant de pouvoir envisager d'autres élargissements. Ce qui a été fait est sans précédent historique, ayons au moins la sagesse de le voir au lieu de rester seul dans notre coin, cela n'est pas comme cela que l'on fait avancer le monde.

Q - Néanmoins, il y a une tendance au nationalisme - nous ne sommes pas dans les années 30 - mais si on regarde ce qui se passe en France avec la campagne électorale : il y a une guéguerre autour du drapeau français et on cherchera en vain dans les meetings un drapeau européen ...

R - ...On en a vu quand même beaucoup pour les 50 ans !

(...)

Q - La paralysie de l'Union européenne s'explique notamment par la faiblesse de ces institutions et par le double non. Ce Traité constitutionnel qui ne s'appellera pas nécessairement Constitution est remis sur les rangs par Angela Merkel pour 2009 plus ou moins. C'est long quand même ?

R - C'est long et c'est pourtant un objectif qu'il va falloir s'efforcer de tenir à bon rythme. La déclaration de Berlin se termine par le voeu des 27 membres mais aussi de la Commission européenne et du Parlement européen de tenter de trouver des nouvelles bases pour les institutions d'ici 2009. 2009 pourquoi ? Parce que c'est une année d'élections européennes, nous élirons les députés européens au Parlement européen.

Il faudra d'ici là que nous ayons pu adopter un nouveau traité, un certain nombre de nouvelles réformes. Lesquelles ? Nous avions le Traité constitutionnel, qui ne sera pas en vigueur, et nous connaissons aujourd'hui un certain nombre de blocages, donc il faudra en sortir. Moi, j'ai la conviction depuis plus de six mois qu'il va falloir être pragmatique et procéder sans doute en deux étapes : d'abord l'urgence - 2009 - et puis, ensuite, plus tard et dans un autre contexte, et avec peut être une ambition plus globale, les moyens d'adapter l'Europe à ce qui sera la situation du moment. L'urgence c'est quoi ? Ce sont les institutions au sens des "mécanismes de prise de décisions". Aujourd'hui, je peux témoigner de l'intérieur depuis deux ans que j'exerce ces fonctions, qu'à vingt-sept et avec beaucoup de matières qui restent à l'unanimité, eh bien nous ne prenons pas suffisamment de décisions, et nous ne les prenons pas rapidement. L'unanimité est un facteur de blocage, cela empêche ceux qui voudraient avancer d'avancer, cela n'est pas bien. Le monde, croyez-moi, va très vite et il faut que l'Europe apprenne à aller plus vite et sûrement pas plus lentement ! Alors, par priorité, oui, d'ici la fin de l'année si on le peut, un accord sur un nouveau texte, en 2008 la ratification, et un nouveau système de prise de décisions centré sur les institutions en vigueur pour les élections de 2009 au Parlement.

Q - Ce temps perdu il vous parait très grave ?

R - Le monde ne nous attend pas, il se réforme, il s'adapte et l'adaptation c'est la condition de la "Vie" - je le dis avec une majuscule - donc il faut s'adapter comme l'Europe l'a toujours fait. Il y a eu plusieurs traités dans l'histoire de l'Union européenne, les choses ne sont pas faites une fois pour toutes. Je crois même que les Pères fondateurs disaient, dès le début, que l'Europe ne se ferait pas d'un coup mais qu'elle se ferait pas à pas ! Alors, faisons-la pas à pas et ce dont on a besoin maintenant c'est un mécanisme de décisions plus efficace et démocratique et qui nous permette de relever tous ces défis de l'énergie, des migrations, du développement, de la recherche, etc. Il le faut et il le faut vite !

Q - Catherine Colonna, tendez bien l'oreille !

"La question d'ailleurs" nous vient de Sarajevo, bonjour, vous êtes professeur de littérature française à Sarajevo, vous avez écouté Catherine Colonna et vous avez une question à lui poser. "Je vous ai écouté et j'ai trouvé cela passionnant, j'ai une question incontournable qui porte sur la place de ma Bosnie-Herzégovine dans l'Union européenne".

R - Je vous réponds, Madame, avec d'autant plus de plaisir que, comme Daniel Desesquelle l'a rappelé, j'ai longtemps servi aux cotés du président de la République. Vous vous souvenez, tout le monde se souvient, de l'action décisive qui a été la sienne en 1995 pour changer le cours de choses, mettre un terme à la guerre en Bosnie-Herzégovine et à ce qui avait été aussi un comportement inadmissible de la part des démocraties occidentales. Pour nous - et nous l'avons toujours dit - c'est notre politique et elle ne changera pas, l'élargissement se poursuivra en Europe et les pays des Balkans font partie de l'Europe. Il suffit de prendre une carte pour voir qu'ils sont en Europe. Nous souhaitons qu'ils puissent nous rejoindre. C'est même sous la présidence française de 2000 que s'était tenu le Sommet de Zagreb, qui avait offert à tous les pays des Balkans - droits et devoirs étant mis, pour les uns et pour les autres, sur la table - une feuille de route claire et cette perspective européenne. Il y a des conditions, c'est normal, comme pour tous les pays, mais nous souhaitons que, le moment venu, votre pays puisse nous rejoindre avec, comme première étape, l'accord de stabilisation et d'association. L'Union est là pour vous aider dans vos propres réformes, pour faire progresser l'unité nationale, pour apaiser ce qui reste encore de déchirures et de difficultés entre les citoyens de votre pays, et il y en a. Pensez à l'avenir vous aussi, nous y pensons pour vous.

Q - Merci, désolé nous n'aurons pas le temps de poser une deuxième question, je rappelle que vous être professeur de littérature française et que vous étiez en direct de Sarajevo. Donc, les Balkans ont vocation à rejoindre l'Union européenne, vous venez de le dire Catherine Colonna, mais où s'arrêtent les frontières de l'Europe ? Je vous propose d'écouter une voix que vous n'aurez aucun mal à reconnaître : "J'espère qu'ultérieurement, la Turquie devenant membre de la Communauté européenne à part entière, à sa place, avant 50 ans...". Nous avons tous reconnu Jacques Chirac, le président français. La Turquie dans l'Union européenne, ou simplement associée à l'Union européenne, vous êtes plutôt de l'avis de Jacques Chirac pour une Turquie pleine et entière dans l'Union européenne ou plutôt de l'avis de Nicolas Sarkozy qui la voit plutôt, si ce n'est en dehors, en tout cas, à côté ?

R - La question se pose, et se pose depuis plusieurs dizaines d'années, depuis que, en 1963, les pays européens ont offert une perspective à la Turquie. C'est un sujet difficile parce qu'il y a des arguments - je ne parle pas des arguments polémiques qui ne m'intéressent pas même si nous en avons vus il y a quelques années, je parle des arguments de fond - il y a des arguments sérieux pour être favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et des arguments tout aussi sérieux pour avoir des réserves ou même de fortes interrogations. Je crois qu'il faut partir de la réalité, comme toujours, c'est encore le meilleur moyen de cheminer. Des négociations ont été ouvertes par l'Union européenne avec la Turquie, qui doit respecter les critères que tout Etat doit respecter lorsqu'il présente sa candidature, qui a des difficultés à le faire - et nous savons que cela suppose de la part de la Turquie de très gros efforts, qu'elle fait en partie - et que cela avait été souligné l'an dernier.

Donc, la situation d'aujourd'hui est la suivante : ces négociations restent ouvertes, sur un rythme ralenti, un certain nombre de chapitres ne pourront pas être ouverts tant que la Turquie ne tient pas ses engagements. Elle a pris des engagements à l'égard de l'Union, nous sommes 27 Etats membres, dont la République de Chypre, qu'il faudra reconnaître et avec laquelle il faut avoir des relations normales parce que l'on ne peut pas être candidat à un ensemble qui comprend 27 pays et ne pas reconnaître cet ensemble. Cheminons pas à pas, là aussi, ces négociations prendront du temps. Je ne sais pas quel sera l'état du monde et l'état de l'Europe dans dix ans, douze ans ou quinze ans. Peut-être nous dirons-nous alors que oui, nous avons intérêt à ce que la Turquie moderne, réformée, démocratique soit en Europe, ou peut-être aurons-nous pris un autre chemin. Il ne me paraît pas opportun de répondre maintenant et un peu dans l'abstrait à une question aussi fondamentale.

Q - Et vous personnellement, les frontières de l'Europe vous les voyez où ? A la frontière de la Russie ?

R - L'Europe est à la fois une géographie - mais que personne, jamais, n'a fixée de façon détaillée, précise -, une histoire et des valeurs. Tout Etat européen respectant les principes et les valeurs de l'Union peut aspirer à la rejoindre. Alors, qu'est-ce qu'un Etat européen ? Là aussi, c'est une question fondamentale qui pose la question encore plus fondamentale de notre identité. Quelle est notre identité en tant qu'Européen ? Il n'y a pas de réponse facile et surtout il n'y a pas de réponse toute faite. Nous la construisons dans la réalité commune. Alors, oui, bien évidemment, cela s'arrêtera quelque part : aujourd'hui, nous avons une vision qui ne permet pas d'inclure dans cette perspective à long terme l'Ukraine, la Moldavie, la Biélorussie ou la Russie ou les pays du Caucase. Certains regardent vers l'Europe ou voudraient développer leurs relations avec l'Europe. Nous avons en Europe suffisamment à faire pour nous consolider, pour envisager ensuite d'autres élargissements, n'allons pas trop vite et pensons à d'autres étapes, pas à pas, et sur la base de l'intérêt commun qui est la raison d'être de l'Europe.

Q - Catherine Colonna, merci, avant de nous quitter, d'un mot, une action dont vous avez été particulièrement fière, contente, ou heureuse à l'intérieur de votre ministère et puis à l'inverse un regret de ce que vous auriez aimé y faire que nous n'avez pas pu, vous n'avez pas eu le temps ?

R - Une action dont je suis particulièrement fière et qui ne me sera pas forcément attribuée : en France, il y a partout, dans toutes nos régions, des milliers et des milliers de projets qui sont aidés par les fonds européens. Cela va de la rénovation de quartiers à la construction de routes ou d'infrastructures, à des actions en faveurs du patrimoine, de la formation ou même de l'insertion et de la réinsertion. Très peu de Français le savent et ils ne le savent pas depuis cinquante ans parce que nous ne leur avons pas dit, tout simplement. Alors nous avons décidé, à la demande du président de la République et sous la conduite de Dominique de Villepin, de changer les choses, d'adopter un nouveau dispositif. Désormais, chaque fois qu'un projet recevra des aides européennes, il faudra le dire, il faudra l'écrire et cela sera contrôlé de façon à ce que cela se fasse vraiment. Je pense que, d'ici quelques années, cela changera le regard des Français sur l'Europe, parce qu'ils s'apercevront que l'Europe ce n'est pas seulement des discussions de chefs d'Etat, des directives ou des négociations âpres, mais c'est dans notre vie quotidienne et elle nous aide. L'Europe est près de chez nous, c'est cela que je voudrais que l'on réalise mieux. C'est fait depuis le 1er janvier, il faut maintenant que cela s'installe.

Et mon plus grand regret, vous savez, c'était avant ma prise de fonction : je l'ai eu le 29 mai au soir.

Q - Merci Catherine Colonna d'avoir été au Carrefour de l'Europe.

Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 3 avril 2007

Rechercher