Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national et candidat à l'élection présidentielle de 2007, sur la maltraitance animale, Paris le 5 mars 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national et candidat à l'élection présidentielle de 2007, sur la maltraitance animale, Paris le 5 mars 2007.

Personnalité, fonction : LE PEN Jean-Marie.

FRANCE. Front national, président ; FRANCE. Candidat à l'élection présidentielle de 2007

Circonstances : Intervention le 5 mars 2007

ti : La maltraitance animale est insupportable et devrait être réprimée sévèrement dans un pays qui se dit "civilisé".

Cela ne représente hélas pas la moindre préoccupation pour nos hommes politiques : pas ou très peu de présence à l'intergroupe du Parlement européen, aucune allusion dans les discours des présidentiables... Et pourtant, nous sommes des millions en France à être concernés par la vie animale, par les conditions dans lesquelles ceux-ci vivent.

Se soucier de l'environnement, ce n'est pas seulement se soucier de la qualité de l'air, de l'eau, des espèces en voie de disparition. Nous devons également être concernés par la condition de vie des animaux de compagnie, aussi bien que ceux destinés à la boucherie.


1/Création d'une autorité au niveau de l'Etat

Cela est en effet indispensable, il faut absolument un organisme supervisant dans son ensemble la condition animale : ministère ou secrétariat d'Etat, une autorité qui puisse avoir les moyens d'action sur le plan local, national, avec des moyens juridiques, afin de mener une action en relation avec les associations de défense des animaux existantes.

2/Les animaux de compagnie

Deux axes d'action :

-appliquer sans complaisance la répression et les sanctions qui s'imposent à tout délit de maltraitance : brutalité, cela allant des combats de chiens organisés clandestinement aux mauvais traitements (coups et blessures), abandon d'animaux, abandon d'élevage, non assistance en cas de soins d'urgence à prodiguer.

Il faut absolument permettre aux autorités locales de pouvoir intervenir sur les lieux, éventuellement assistées d'association de protection animale, le plus rapidement possible. Plus le temps passe et plus les situations se dégradent.

Dans l'éventail des sanctions, il faut ne plus permettre à des éleveurs abandonnant leur élevage, de pouvoir à nouveau pratiquer cette activité. A ce titre, la rédaction d'un rapport a été demandé par le ministère de la justice en 2005 à madame Suzanne ANTOINE sur une modification du code civil sur le statut de l'animal. Ce rapport existe mais il est resté dans un tiroir. En fait, pas de volonté politique dans ce domaine...

-l'éducation et la sensibilisation des enfants à l'école ; dans le mot animal est contenu le terme "anima", en latin cela signifie l'âme.

Un chien, un chat, une tortue ne sont pas des objets, des consoles de jeu avec lesquels on joue et que l'on laisse dans un coin quand ils ne présentent plus d'intérêt ; un cheval n'est pas un vélo moteur que l'on remet entre les quatre murs de son box après l'avoir utilisé pendant une heure... Un animal dépend de la vie qu'on lui offre, subit son sort, et tout comme un être humain, peut être malheureux et souffrir. De même, il peut présenter tous les symptômes dus au stress (eczéma par exemple).

Ces animaux de proximité physique et affective dépendent de nous. Nous ne sommes jamais obligés d'acheter un animal. Aussi la notion de responsabilité, d'engagement, de contrat moral, doit absolument être enseignée aux enfants.

3/les animaux destinés à la boucherie

La situation des élevages est désormais en partie supervisée par les services vétérinaires et les situations dramatiques sont heureusement de plus en plus rares. Toutefois, la maltraitance s'observe encore dans le transport de ces animaux.

La législation internationale tend à limiter les transports à 8h par jour mais, 8h de transport au printemps aux Pays Bas et 8h de transport en août dans les pays méditerranéens ne signifient pas les mêmes conditions de transport.

Il semble que la meilleure solution serait de revenir à des abattoirs de proximité : au moins un abattoir par département ce qui limiterait ces durées de transport. Il faudrait aussi que soit instauré le transport par ferroutage pour les animaux qui sont destinés à l'étranger

4/Importation

Pour ce qui est de l'importation d'animaux tels des chiots pour les animaleries, les animaux « exotiques », les produits tels que fourrures dérivés de chats domestiques, produits dérivés du phoque...il est bien évident que si nous bénéficions de la restauration de nos frontières, alors seulement nous serait-il possible d'intercepter, de sanctionner toute importation illégale, car il faut être réaliste, au niveau européen, les intentions sont peut-être bonnes mais non mises en application. Or pour chaque problème soulevé par les associations de défense animale, il faut faire « monter » une question écrite, obtenir un certain nombre de signatures (plus de 330), avant que le Parlement ne se penche sur le problème. Or les pays membres de la communauté européenne, récemment entrés dans l'Union, ont d'autres préoccupations humaines et se soucient peu de la condition animale. Encore à ce niveau faut-il une véritable volonté politique !

Mais avec la détermination de prendre ce problème avec énergie et sérieux, de grandes avancées pourraient être enfin faites dans ce domaine, d'autant que les personnes qualifiées ne manquent pas...Rappelons que toutes les associations ne fonctionnent souvent que grâce aux dons et au bénévolat. Un soutien efficace de l'Etat justice rendue pour toutes les maltraitances endurées.

Source http://www.frontnational.com, le 16 avril 2007

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