Déclaration de M. Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, sur la session 2007 du baccalauréat, l'organisation des épreuves et les effectifs des candidats, Paris le 6 juin 2007. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, sur la session 2007 du baccalauréat, l'organisation des épreuves et les effectifs des candidats, Paris le 6 juin 2007.

Personnalité, fonction : DARCOS Xavier.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale

ti : Mesdames et Messieurs,


Dans quelques jours, les candidats au baccalauréat 2007 découvriront les sujets des épreuves auxquelles ils se préparent depuis des mois. Ils s'inscriront ainsi dans une tradition quasi-bicentenaire, puisque le baccalauréat fête cette année son 199ème anniversaire. En 1808, date de sa création, 31 jeunes Français l'avaient obtenu. Cette année, c'est plus d'un million de lycéens des classes de terminale et de première qui sont appelés à composer à partir du 11 juin au matin. Au fil des ans, le baccalauréat est devenu, à l'instar du Code civil, l'une de ces "masses de granit" sur lesquelles Napoléon voulait bâtir l'unité nationale et la continuité de l'Etat. L'Éducation nationale partage l'attachement des Français à ce lieu de mémoire auquel elle offre, chaque année, une nouvelle jeunesse.

Comme le veut la tradition, l'édition 2007 du baccalauréat s'ouvrira par l'épreuve de philosophie des séries générales et technologiques et s'achèvera le 9 juillet avec la fin des épreuves orales du deuxième groupe.

L'organisation d'un examen national avec autant d'épreuves suppose une organisation très lourde, qui mobilise l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale. Quelques chiffres suffisent à donner une idée de l'ampleur de la tâche. Les épreuves se dérouleront dans 4 366 lycées transformés en centres d'examens. Les 2 400 sujets écrits posés aux candidats seront corrigés par les 130 000 correcteurs et examinateurs. Ils auront quatre millions de copies à corriger et prêt d'un million d'épreuves orales à faire passer !

Cette lourde organisation est déployée pour accompagner les 621 532 élèves en classe de terminale qui se présentent aux épreuves du baccalauréat ainsi que leurs 485 645 camarades de première inscrits aux épreuves anticipées.

Cette année, les candidats sont un peu moins nombreux qu'en 2006. Au total les effectifs globaux sont en baisse de 3% par rapport à la session 2006. Cette évolution n'est en rien préoccupante : elle est tout simplement le reflet de la légère érosion démographique des classes d'âge concernées.

Parmi les candidats, un peu plus de la moitié présentent le baccalauréat général, 27,5% le baccalauréat technologique, et un peu moins de 20% le baccalauréat professionnel. Cette répartition est à peu de choses près la même qu'au cours des années passées.

Je veux aussi signaler que cette année 22 candidats inscrits ont moins de 16 ans. Cette précocité n'est pas inhabituelle, ce qui n'enlève rien au mérite de ces jeunes candidats.

21 candidats sont âgés de plus de cinquante ans. Pour plusieurs d'entre eux, le choix de se présenter aux épreuves du baccalauréat s'intègre dans une démarche de reconversion professionnelle que je souhaite saluer.

Le baccalauréat, je vous l'ai dit, c'est un monument scolaire auquel les Français sont attachés. Mais c'est aussi une institution bien vivante, qui évolue d'année en d'année. Cette année, il y aura plusieurs nouveautés importantes et je veux prendre le temps de vous les présenter.

Tout d'abord, le baccalauréat technologique inaugure la série Sciences et technologies de la gestion (S.T.G.). En effet, la première génération de candidats de cette série va passer les épreuves de terminale cette année. Ce n'est pas un événement anodin puisque près d'un candidat sur sept se présente dans cette série. Elle se distingue de l'ancienne série sciences et technologies tertiaires (S.T.T.) par l'introduction d'une nouvelle épreuve, le "management des organisations". Par ailleurs, dans cette même série, les candidats seront évalués, dans les deux langues vivantes qu'ils auront choisies, sur leurs compétences écrites et orales. Cette évolution me semble particulièrement positive puisque nos jeunes bacheliers auront besoin, au cours de leur vie professionnelle, de maîtriser parfaitement les langues vivantes.

Le baccalauréat professionnel 2007 propose pour sa part neuf nouvelles spécialités : deux créations et sept rénovations de spécialités déjà existantes. La diversification des filières du baccalauréat professionnel est le signe de la volonté de l'Éducation nationale de suivre les évolutions technologiques et les mutations du tissu entrepreneurial.

Une dernière nouveauté bénéficiera à l'ensemble des candidats au baccalauréat : les lycéens pourront consulter très facilement et gratuitement leurs résultats sur le site internet du ministère de l'Éducation nationale. Une campagne d'information nationale a été prévue pour promouvoir ce service simple et direct. Elle sera lancée dès le début des épreuves le 11 juin, et se poursuivra jusqu'à l'annonce des derniers résultats le 9 juillet.

Le baccalauréat, toutes sections et toutes filières confondues, est un rite de passage qui sanctionne la fin des études secondaires et marque, pour bien des lycéens, l'accès au monde des adultes. A ce double titre, il revêt une importance considérable et l'Éducation nationale se doit de donner à ce rendez-vous incontournable du mois de juin un lustre particulier. Aujourd'hui, tout est prêt pour le bon déroulement des épreuves. Je veux d'ailleurs profiter de l'occasion qui m'est donnée pour saluer l'immense tâche accomplie par l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale qui ont contribué à la préparation du baccalauréat 2007. Je pense bien entendu aux recteurs, aux inspecteurs, aux personnels d'encadrement, aux personnels administratifs et aux enseignants qui ont préparé leurs élèves aux épreuves et vont bientôt les évaluer. Le bon déroulement du baccalauréat ne serait pas possible sans leur action déterminée et dévouée et je tiens à les en remercier vivement.


Je veux également présenter mes voeux de réussite aux candidats. Sursum corda, le précieux diplôme est au bout de vos plumes ! Cette semaine, les élèves de première et de terminale ressentent probablement cette appréhension qui précède les grandes échéances. Tous les candidats au baccalauréat l'ont connue. Mais tous les lycéens savent aussi que le travail, le sérieux et la rigueur sont les conditions du succès. Car le baccalauréat est un examen exigeant et l'Éducation nationale est déterminée à ce qu'il le soit encore longtemps.

Pour ce faire, elle est fermement décidée à ne pas transiger avec les critères d'évaluation auxquels sont soumis les candidats. Il n'y a qu'ainsi que le baccalauréat demeurera cette sanction républicaine de l'effort et du mérite qu'il est depuis si longtemps.

En 2006, 63,8% d'une classe d'âge a décroché le bac. C'est un record en la matière. Cette proportion n'a cessé de progresser au cours des dernières années. Nous devons tout faire pour qu'elle continue à augmenter au cours des prochaines années.

Pour autant, l'élévation du taux d'accès et de succès au baccalauréat ne saurait constituer l'objectif unique du Ministre de l'Éducation nationale. Il me semble très important de ne pas quitter des yeux les autres frontières de l'école.

Le président de la République l'a rappelé, la nouvelle frontière du pacte républicain, c'est de garantir non seulement l'égalité des droits, mais aussi l'égalité des chances, en donnant davantage à ceux qui ont moins. Le gouvernement de François Fillon est fermement décidé à faire reculer cette nouvelle frontière. En matière d'éducation, cela veut dire assurer la réussite de tous en accentuant l'effort en faveur des établissements les plus défavorisés. Il nous faut aussi repérer plus précocement les élèves en difficulté, et leur venir en aide par un suivi individualisé qui leur permette de combler leurs retards au plus vite. Il est également nécessaire d'en finir avec l'orientation par défaut ou par ignorance. Dans cette perspective, il m'apparaît indispensable de développer les passerelles entre les différentes filières afin qu'aucun choix d'orientation ne soit irréversible. Parallèlement, la création d'un grand service public de l'orientation, comme l'a voulu le président de la République, permettra aux élèves de mieux connaitre les caractéristiques et les débouchés des différentes filières. Ils pourront aussi être informés de leurs chances réelles de succès. Ce service de l'orientation donnera donc aux familles cette information claire, sans laquelle il n'est pas d'orientation réussie. C'est ainsi que nous pourrons assurer la réussite de tous les élèves, et permettre à chacun d'entre eux, bachelier ou non, de tendre vers l'excellence.

Au moment où vont s'ouvrir les épreuves du baccalauréat 2007, je souhaite terminer en souhaitant à tous, aux candidats, aux familles qui les soutiennent et partagent avec eux cette aventure, aux surveillants, aux professeurs, aux personnels administratifs et techniques, le meilleur des baccalauréats possibles. Bon bac à tous !


Je vous remercie.


Source http://www.education.gouv.fr, le 11 juin 2007

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