Interview de M. Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, et de M. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, à "Europe 1" le 13 juillet 2007, sur les institutions, la composition du gouvernement et la sécurité routière. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, et de M. Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, à "Europe 1" le 13 juillet 2007, sur les institutions, la composition du gouvernement et la sécurité routière.

Personnalité, fonction : BORLOO Jean-Louis, ELKABBACH Jean-Pierre.

FRANCE. Ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables;

ti : Nicolas Charbonneau : Votre invité ce matin, Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de
l'écologie, du Développement et de l'aménagement durables.


QUESTION : Donc, un ministre et un dirigeant politique. Jean-Louis Borloo, bonjour.

Jean-Louis Borloo : Oui, bonjour.


QUESTION : N. Sarkozy lance une réflexion au-dessus des partis, on l'a entendu à Epinal, pour moderniser la Vème République, l'adaptée au 21ème siècle. Il veut un Président qui gouverne, les Français aussi d'ailleurs. Vous connaissez, vous, les effets d'un Président qui gouverne, quelques fois ça fait mal pour faire un peu de bien, ça décoiffe. Ca dé-coiffe, même vous, non ?

Jean-Louis Borloo : Pas encore, non mais je suis bien coiffé ce matin. Non mais, oui, un Président qui gouverne, enfin un Président qui a été élu au suffrage universel par les Français, on est dans un quinquennat, je trouve qu'on en tire, le Président en tire toutes les leçons, il l'avait dit vraiment avant, il avait dit qu'il souhaitait assumer ses responsabilités, montrer le chemin, monter en première ligne bien souvent, il le fait. Finalement, rien que de très normal.


QUESTION : Oui, c'est nécessaire pour faire bouger aujourd'hui l'Etat et la société
française ?

Jean-Louis Borloo : Oui, je crois. Je crois vraiment qu'à partir du moment où il y a ce suffrage universel, à des rythmes assez brefs, tous les cinq ans finalement c'est un rythme bref, c'est assez normal que le Président soit vraiment le principal gouvernant de ce pays. Alors, ça modifie un peu le fonctionnement, y compris d'ailleurs des ministres.


QUESTION : Qu'est-ce qui reste à un n° 2 ?

Jean-Louis Borloo : Je ne sais pas qu'est-ce que vous appelez par n° 2, si c'est le chef du Gouvernement, le Premier ministre, il reste...


QUESTION : Il y a le Premier ministre, évidemment. Qu'est-ce qui reste du n° 1 qui est le chef du Gouvernement ?

Jean-Louis Borloo : Le chef du Gouvernement coordonne, arbitre l'action quotidienne des ministres et du Gouvernement, c'est une tâche d'ailleurs très ingrate, dans laquelle F. Fillon, je trouve, s'épanouit parfaitement, dans un rôle probablement assez nouveau, il le vit bien. De temps en temps, on voit des commentaires assez surréalistes d'ailleurs, « où est passé le Premier ministre ? », c'est tout simplement ridicule, je trouve même ça un petit peu injurieux parce qu'il fait complètement le travail de coordination, d'animation. Hier, on a fait un séminaire de quatre heures autour de lui. C'est un nouveau rapport avec le Président de la République qui gouverne activement.


QUESTION : Et qu'est-ce que vous ajouteriez, vous, n° 2 du Gouvernement, ministre d'Etat, et puis en même temps, comme je l'ai dit, homme politique ?

Jean-Louis Borloo : Qu'est-ce que j'ajouterais ?


QUESTION : A ce qui a été dit hier sur les institutions, qu'est-ce qu'il faudrait, qu'est-ce qu'il faudrait retrancher ? Est-ce que c'est bien qu'il dise qu'il rende compte une fois par an devant le Parlement, qu'il y ait une limitation des mandats présidentiels ?

Jean-Louis Borloo : Moi, je trouve que l'ensemble de cette présentation est clair. 1 : le budget de l'Elysée, vous savez cette espèce de suspicion permanente depuis des décennies, ben voilà, ça sera le président de la Cour des comptes qui contrôlera le budget de l'Elysée, c'est bien, voilà, c'est très bien. Qu'il y ait un débat sur le nombre de mandats présidentiels, je trouve ça très bien aussi. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ? Un statut de l'opposition, eh bien c'est bien également. C'est clair qu'à partir du moment où on a une Vème République où l'exécutif est normalement fort, actif, avec des majorités a priori claires, il est bien que du coup il y ait une opposition qui soit reconnue, qui ait des capacités d'initiative. Il y aura probablement d'autres propositions vu la qualité des membres de cette commission, j'espère, sur à la fois le respect de l'opposition mais la rapidité, le rythme parlementaire, des avancées réglementaires dans ce domaine. Mais enfin, c'est à la Commission de faire des propositions.


QUESTION : L'ombre du général de Gaulle planait à Epinal. Pour les institutions, est-ce que 2007, comme l'écrit aujourd'hui Le Figaro, 2007 c'est le 1958 de Sarkozy ?

Jean-Louis Borloo : 58 et 62, peut-être, je ne sais pas. Oui, oui, c'est avec le Président et à un moment où on tire les leçons du quinquennat, vraiment, on tire les leçons du fait que 85 ou 6 % des Français se sont exprimés, on tire les leçons de ce goût à la politique retrouvé, et puis le sentiment qu'il faut rentrer dans des mutations beaucoup plus rapides, le monde change à toute vitesse, à toute vitesse notre pays doit se mettre à ce rythme-là.

QUESTION : Pour rester dans l'actualité, C. Sarkozy a rencontré deux fois le Colonel Kadhafi, hier, les infirmières bulgares, le médecin palestinien, détenus et condamnés à mort. Elle est rentrée dans la nuit. C. Guéant, le secrétaire général de l'Elysée qui l'accompagnait a dit : « on peut être raisonnablement optimiste sur une issue positive pour les infirmières bulgares ».

Jean-Louis Borloo : Ca serait absolument génial, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, moi ? Le Président, je sais, depuis qu'il est à l'Elysée ça fait partie de ses obsessions ces infirmières bulgares. La France n'a jamais baissé les bras dans cette affaire-là. Alors, il y a quelque chose de symbolique de voir la femme du Président aller rencontrer ces infirmières, les familles, les parents des enfants qui étaient touchés par le virus, donc les deux, quoi, enfin la compassion, l'attention...

QUESTION : ... c'est la première action humanitaire forte à dimension politique de C. Sarkozy.

Jean-Louis Borloo : Peut-être qu'elle en a fait d'autres secrètes et confidentielles, mais ça lui ressemble bien, je trouve, voilà. Ca lui ressemble bien, c'est une femme... il y a un formidable beau mystère autour de cette femme et je trouve qu'aller dans ce pays, si ça réussit... je ne sais pas pourquoi, moi, je n'ai aucune information, je vous le dis très franchement, mais je crois qu'on en a tous tellement envie, elle sûrement plus que quiconque, que j'espère vraiment que ça va marcher.

QUESTION : Alors, J.-L. Borloo, vous êtes aussi ministre des Transports. Pour des millions de Français, ce week-end est peut-être le plus agréable ou le plus meurtrier, c'est-à-dire le pire. Sur les routes, la période du 14 juillet est la plus délicate de l'été. Les chiffres des premiers mois de 2007 étaient mauvais. Est-ce que vous pouvez donner les chiffres de juin 2007 ?

Jean-Louis Borloo : Alors, les chiffres de juin 2007 sont meilleurs, si j'ose dire : il y a moins de morts et de blessés, d'handicapés, que juin 2006. Deux points sur la situation : simplement, en France, très vite, j'annoncerai tout à l'heure les chiffres de l'année, c'est -11 % de morts...


QUESTION : De l'année 2006.

Jean-Louis Borloo : De l'année 2006. On a eu des mauvais mois en début d'année 2007 et aujourd'hui c'est... à nouveau, on est sur une bonne tendance. Cela dit, au-delà des chiffres c'est insupportable. Alors, il y a deux fois moins de morts en cinq ans, la grande cause nationale, très bien, tout le monde s'y est mis, les "assos". de jeunes, les boîtes de nuit, tout le monde...


QUESTION : ...d'accord, mais pourquoi ce rebond au début de 2007 ?

Jean-Louis Borloo : Relâchement, relâchement. Dans cette guerre-là, il ne faut aucun relâchement. C'est inacceptable, on a encore 4.700 morts, 4.100 morts, c'est des flux, c'est des vies brisées, ce n'est pas acceptable. Il y a des pays qui font beaucoup mieux. Il y a quatre fois plus d'handicapés encore que de morts, et 100.000 blessés par an. Alors, de grâce à ceux qui nous écoutent ce matin, il va y avoir là les grandes vacances, les grandes migrations, c'est les moments les plus meurtriers. Des choses simples, je vous en supplie, avant de partir, 15 % des accidents c'est les pneus, ce n'est pas compliqué de faire vérifier ses pneus. Deuxièmement, la somnolence, parce qu'on prend l'habitude de la voiture pour 8-10 km pendant l'année, et puis là on la prend pour 200, 500, 1.000 km ; la somnolence : 30 % des accidents, dès que vous voyez que ça picote, dès que vous voyez que votre femme a mal aux yeux, ou votre mari quand il est au volant, dites-lui de s'arrêter, de se dégourdir les jambes. La somnolence c'est absolument majeur. Et puis, attention, les voitures sont plus lourdes, plus chargées, il faut ralentir.


QUESTION : Mais oui, J.-L. Borloo, mais pourquoi vous ne parlez pas d'alcool, parce que la cause n° 1 est l'alcool ?

Jean-Louis Borloo : Parce que pendant ce week-end là, c'est la somnolence, pendant le week-end des vacances. Et puis il reste l'alcool. On va faire de grosses propositions à la rentrée, notamment je voudrais développer avec les constructeurs des éthylotests autobloquantes, il faudrait qu'on ne puisse pas démarrer, alors sur quelques flottes particulières. Des éthylotests, c'est pour s'auto-évaluer, pas trop chers, qu'on puisse acheter pour un ou deux euros chez les buralistes, dans les grandes surfaces. Enfin, on va annoncer de nouvelles mesures à la rentrée. Mais cette guerre, cette guerre il ne faut pas l'arrêter, ce n'est pas supportable. Il n'y pas de barrière où on puisse être heureux en matière d'accident de la route.


QUESTION : J.-L. Borloo, on peut mettre une parenthèse dans ce qu'on dit parce que C. Guéant, qui est rentré cette nuit, de Tripoli, à Paris, nous appelle. Il nous a entendu tout à l'heure. C. Guéant, bonjour.

Claude Guéant : Oui, bonjour monsieur Elkabbach.


QUESTION : Merci d'être avec nous. Vous avez dit, « on peut être raisonnablement optimiste ». Est-ce que vous pouvez expliquer pourquoi ?

Claude Guéant : Il y a un élément objectif : d'abord, c'est que les famille que C. Sarkozy et moi-même avons rencontrées, hier, à Benghazi, les familles des enfants qui ont été contaminés par le Sida nous semblent, c'est ce qu'elles nous ont dit, prêtes à accorder leur pardon, ce qui est un élément très important pour la décision que prendra lundi prochain la Haute cour de justice qui peut commuer la peine de mort en une peine plus légère. Et puis, il nous a semblé que les arguments qui ont été développés auprès du Colonel Kadhafi finissaient par porter - ça c'est l'élément suggestif. D'où le fait que je crois on peut être raisonnablement optimiste, mais ce n'est pas encore acquis.


QUESTION : Et qu'est-ce que C. Sarkozy et vous vous avez dit au Président Colonel Kadhafi ?

Claude Guéant : Eh bien, écoutez, tout ce qu'on peut imaginer dans ces cas-là, c'est-à-dire le fait que d'abord ça faciliterait la coopération de la Libye avec l'ensemble des pays qui ont envie de coopérer avec elle et avec lesquels elle a envie de coopérer. La Libye a de grands projets, notamment pour réactiver l'Union africaine. La Libye a sa place dans l'Union de la Méditerranée que N. Sarkozy peut promouvoir.


QUESTION : Et alors, qu'est-ce qu'il vous a répondu ? Il était intéressé ?

Claude Guéant : Il est bien conscient de cela, il n'a pas été catégorique, définitif dans la conclusion de la réunion, mais je le répète, on peut légitimement espérer.


QUESTION : Et avec C. Sarkozy, quand vous étiez devant les infirmières et le médecin palestinien, comment les avez-vous trouvés et qu'est-ce qu'elles vous ont dit, qu'est-ce qu'ils vous ont dit à transmettre à la fois à l'opinion française et internationale ?

Claude Guéant : Eh bien, leur espoir, leur espoir a souvent été déçu parce qu'il y a eu d'autres instances judiciaires qui, leur semblait-il, pouvaient se conclure favorablement, ça n'a jamais été le cas, donc elles sont un peu découragées. Quand je dis "un peu", c'est vraiment découragées même. Mais, enfin...


QUESTION : Elles résistent, elles tiennent.

Claude Guéant : Elles tiennent, elles tiennent et puis je crois qu'elles ont compris que l'opinion voulait vraiment les sauver, que c'était possible. Elles veulent y croire. Je dois dire d'ailleurs que dans ce dossier et c'est un élément très important qui est négligé en Europe, il ne faut pas non plus oublier le fait que 450 enfants ont été contaminés, que cela a créé un traumatisme psychologique considérable en Libye. C'est la raison pour laquelle Cécilia est allée à Benghazi et c'est la raison pour laquelle nous avons avec les autorités libyennes mis sur pied un certain nombre de moyens d'améliorer encore les traitements qui sont prodigués à ces enfants.


QUESTION : C. Guéant, une remarque ou une question, je ne sais pas, de J.-L. Borloo ?

Jean-Louis Borloo : D'abord, vous voyez, dans la modernisation de la vie politique, c'est aussi le nouveau rôle du secrétaire général de l'Elysée. Le Président est beaucoup plus actif, gouverne, eh bien son secrétaire général a un rôle plus important, plus actif, plus original peut-être que ses prédécesseurs.


QUESTION : Et il mouille sa chemise sur le terrain.

Jean-Louis Borloo : Mais oui, ça va avec ses cohérences.


QUESTION : C. Guéant, comment vous définissez la mission que vous venez d'accomplir à Tripoli avec C. Sarkozy, l'épouse du Président de la République, et d'autre part est-ce qu'il y en aura d'autres comme ça pour des cas aussi dramatiques ?

Claude Guéant : Alors, écoutez, j'espère que nous n'aurons pas d'autres cas de ce type à traiter, mais il est vrai que cette mission effectuée d'abord par l'épouse du Président de la République avec pour la seconder le secrétaire général à la présidence de la République, c'est une mission personnelle de chef d'Etat à chef d'Etat et ça témoigne de l'engagement considérable de N. Sarkozy. Vous vous souvenez que pendant la campagne, il avait indiqué que c'était l'une de ses priorités parce qu'il a une conception des droits de l'Homme, il a une conception du fonctionnement de la justice, du respect des personnes. Eh bien, il veut la faire prévaloir, c'est ce qui s'est passé hier.


QUESTION : Merci de votre témoignage, et je rappelle vous êtes arrivé ou rentré à Paris en pleine nuit. Et je continue avec vous quelques minutes, le temps passe... Vous-même, J.-L. Borloo, vous allez vous installer tout à l'heure au péage de Saint Arnoult, sur l'autoroute A10 pour une opération de prévention. Il paraît que vous voulez vous adresser aux automobilistes qui ont commis des infractions mineures et que vous voulez les convaincre. Avec quels moyens ou quelles propositions ?

Jean-Louis Borloo : C'est une opération qui est montée par des bénévoles, des associations d'handicapés, des associations de lutte contre l'alcoolisme pour leur montrer d'abord le drame que ça peut provoquer, montrer des voitures qui ont fait des tonneaux, pour se rendre compte physiquement de la gravité ; c'est une proposition plutôt qu'une amende : "passez un peu de temps avec nous pour vous rendre compte de la gravité des drames de la sécurité routière".


QUESTION : Paris lance, dimanche, le vélo en libre service, Vélib'. Après la première, La Rochelle, la ville écolo de M. Bonnot, Lyon, Bordeaux, d'autres villes, est-ce que c'est une manière de rendre la circulation dans les villes moins denses et de lutter contre la pollution ?

Jean-Louis Borloo : Evidemment ! C'est un élément complémentaire comme les voitures électriques avec carte à puce que vous prendre à tel ou tel endroit, à Antibes par exemple. C'est une très très belle opération. Moi, je félicite toutes les villes qui font ça.


QUESTION : Est-ce que B. Delanoë ou J.-C. Decaux vous ont offert un vélo gris, là, qu'on va voir à Paris ?

Jean-Louis Borloo : Non, mais on va en avoir juste devant le ministère.


QUESTION : Oui, oui, mais pas devant, vous allez vous en servir, vous ?

Jean-Louis Borloo : Oui, bien entendu.


QUESTION : Comme A. Juppé. Dernière question, vous préparez le "Grenelle de l'environnement" pour septembre, ça se met bien en place, est-ce que vous allez appliquer, vous, ce que N. Sarkozy veut faire pour le Comité sur la réforme de la Constitution, il y aura des gens de droite, de gauche, du centre, des Verts ?

Jean-Louis Borloo : Mais le développement durable, c'est-à-dire sauver la planète et faire en sorte que le progrès et l'avenir aillent ensemble, ça déplace tous les clivages, mais vous savez les plus grandes tensions, elles ne sont pas politiques. Il y a M.-C. Blandin, l'ancienne présidente Verte de la région Nord-Pas-de-Calais, elle y est mais elle n'y est pas tellement en tant que Verte, elle y est parce qu'elle a été une présidente de région, opérationnelle et de qualité. Mais c'est plus les... vous savez, les tenants du tout voiture ou du pas du tout voiture, les tensions, les désaccords, il va bien falloir qu'on se mette d'accord sur un socle essentiel, c'est pas tellement en termes politique. Mais oui, cet enjeu est républicain, il dépasse tous les clivages et surtout tous les lobbies.


QUESTION : On vous pose beaucoup la question : est-ce que vous êtes personnellement favorable à la construction de la centrale nucléaire EPR de Flamanville ?

Jean-Louis Borloo : La décision a été prise, le Président a dit : on fait un Grenelle, on ne remet pas en cause les décisions opérationnelles du passé. En revanche, jusqu'au Grenelle on en prend aucune autre dans aucun domaine.


QUESTION : Merci, c'était un peu heurté, mais il y avait des événements qui arrivaient en direct, merci d'avoir compris.

Jean-Louis Borloo : Mais c'est tellement bien d'avoir eu C. Guéant en direct, franchement, pour un sujet comme ça.

Voilà, merci de l'avoir compris et on se retrouvera dans d'autres circonstances.


Source:premier-ministre, Service d'information du gouvernement, le 16 juillet 2007

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